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CV de Serge Fortin

Histoires pour enfants

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Oscar

 

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Il était une fois une automobile fébrile sans foi ni loi qui rêvait d'être un être vivant. Son nom d'adoption était Oscar parce qu'il avait gagné des tas et des tas de compétitions de beauté. Il est vrai que malgré son fort regard noir, il était très flamboyant et mignon avec son style reculé d'antan et sa peinture obscure noire qui reluisait lors des journées ensoleillées. Lorsque les rayons du soleil le frappaient, dès lors il les absorbait, et alors il brillait pareil à des millions de soleils. C'était ce trait marquant qui lui avait permis de gagner si souvent dans le passé. Le moqueur Oscar avec ses phares clignotants lanceurs d'éclairs était aussi prétentieux et sans compassion que son minutieux propriétaire qui le lavait et le polissait jour après jour. Il ne parlait qu'avec les voitures d'allure luxueuse qui étaient très dispendieuses. Durant toute sa vie de paria endurci insolent, il n'avait jamais pensé aux jours suivants et il s'était fait des ennemis terrifiants au cours de ses tournées épuisantes.

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Par une triste journée pluvieuse, Oscar préoccupé et étourdi s'imagina que la vie devait être la chose la plus merveilleuse que l'on puisse posséder. Jour après jour, il rêva tellement d'être un être vivant que son rêve l'obséda. Lorsqu'il réalisa, en sot, qu'il était seulement une auto, il déprima énormément. Il s'attrista à un tel point que sa belle carrosserie s'altéra le long de ses joints, et ainsi donc, il perdit tous ses amis mous. Son gardien prompt à l'aise, fatigué de garder et de voir une automobile inutile en si mauvais état, décida de l'abandonner loin de la ville dans un dépotoir de la municipalité. Désarmé et aveuglé par les pleurs, Oscar amer vit son ancien compagnon intransigeant et les meilleurs moments de sa vie s'éloigner vers de lointains horizons. Les phares noyés d'Oscar en transe ne voyaient que morbidité et souffrance. Trop fier pour accepter la réalité avec sagesse, il se désintéressa de sa misère et il se retrouva tôt dans sa jeunesse. Un constant torrent de regrets inexprimables et de succès concis s'écoulait dans ses circuits inoxydables. Après un moment, l'attrait de la vie le hanta de nouveau et Oscar ébloui se laissa envahir par ses désirs capitaux si ardents.

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Après une interminable réflexion, Oscar hésitant et inquiet fut ramené à la réalité par une sorte de forte lamentation inconnue semblable à un klaxon fou criant son profond dégoût. Il vit une automobile immobile à l'agonie. L'auto, ou plutôt l'objet de métal, était si abîmée que lorsqu'elle essayait de parler, ses morceaux de métal broyé frottaient conjointement, et un son assourdissant à l'unisson y était projeté. L'auto tantôt endormie, tantôt dispose dit avec une pause: "Oh! oh! Mon nom est... Mon nom est Speedo. J'étais si rapide, tellement rapide avec mes portes aérodynamiques qu'en un instant magique, il m'était possible de dépasser n'importe qu'elle cible visée non statique. Aujourd'hui, je ne suis qu'un corps usé, aveuglé et lassé à mort. J'attends seulement que le père céleste de la mort me libère de ce funeste sort. Si je pouvais voir ce soir le firmament étoilé, je pourrais quitter en paix ce champ désolé." Speedo pleura si intensément qu'en aval son métal resplendissant rouilla aussitôt. Attristé par ce lascar, Oscar s'exclama d'une voix éplorée: "Cher frère! Ne t'apitoie pas sur ta dure misère! Toi et moi, nous avons eu notre temps de succès et d'excès et nous avons bien vécu, mais aujourd'hui c'est le dénouement de notre vie. Je vais te donner mes yeux fatigués pour que tu puisses expiré avec dignité, et pour la première fois de ma vie de raté, j'aurai donné un petit peu d'énergie salutaire à un confrère éploré." Pendant que ses circuits vitaux se déchargèrent, Speedo, avec une joie illimitée, regarda doucement vers Oscar à l'envers qui était bouleversé par cette sincérité, et il fixa l'immensité tout en haut. Soudainement, sa dernière bouffée d'air se dissipa dans l'air en une légère brise d'été, et la lumière en crise émanant de ses yeux s'éleva vers les cieux. Tandis qu'Oscar à l'écart pleurait profondément en amont, son épais désir alimenté de vitalité remplaça le profond souvenir de son triste compagnon.

 

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Soudain, un vilain son de peur retentit, et cette voix avec foi dit d'un ton moqueur: "Pourquoi frérot es-tu aussi affreux et pourquoi petit idiot lui as-tu fait cadeau de tes précieux yeux? Si tu penses qu'il sera facile de te libérer de tes maladresses malhabiles et des embarras horribles que tu as donnés aux automobiles t'approchant durant ta pénible existence de largesse, tu es très imbécile. Autrefois, je t'ai observé si souvent maltraiter mes respectables semblables que maintenant, je me réjouit de t'examiner dans ce malencontreux lieu accablant comme un misérable homme attendant son jugement du talion. Il est facile sinon habile de donner ta piteuse vue pour éviter de te retrouver dans la réalité toute nue et d'oublier tes hideuses bévues. Si tu veux réellement expier tes vilains péchés, donne-moi tes pneus mordants "Michelin" d'été. Avec tes solides essieux de fer et tes rapides pneus avec trames, je pourrai quitter tout feu tout flamme cet enfer morbide et torride. Prouve-moi mon roi que tu m'approuves, et que tu as un coeur souverain sous ta laideur de larbin." À la stupéfaction de ce rancunier tentateur, Oscar non avare, lui donna ses précieux pneus sans pousser de sons de douleur. Sans regret et sans délai, l'opportuniste excité utilisa les pièces de locomotion empruntée, et alla s'écraser sans délicatesse auprès d'un malheureux résineux épineux tout au fond de la triste piste motorisée.

 

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Maintenant malgré lui, Oscar était l'unique représentant de sa tragique race, car la totalité des derniers survivants était partie sans trace. Un feuillu souffrant, embarrassé par sa grave blessure, demanda gentiment à Oscar de l'aider avant que ne s'aggrave sa meurtrissure, et qu'elle ne le tue. Le feuillu branchu affaibli dit: "Ma principale branche blanche sale sans force est amochée près de mon tronc écorché sans écorce. Si tu pouvais pousser ma partie pendante mutilée, je pourrais rapidement la souder avec de la sève avant que la maladie latente m'enlève." Sans hésitation et sans prétention, le valeureux Oscar peu bavard s'appuya sur la protubérance affectée malgré son absence de vue, puis il utilisa toute son essence avec prudence dans le but de sauver le blessé. Appuyé sur le feuillu enchanté se situant sur une hauteur, Oscar achevant son heure rêvait encore d'être un être vivant quelque part. Les moments importants de sa vie défilaient dans son esprit, lorsqu'un étrange ange surgit, et lui dit: "Bienheureux généreux Oscar, car Dieu t'attend dans les cieux. L'univers visible terrestre est invisible dans les mers célestes. L'esprit du paradis est l'hymne divine dans ton coeur en douleur. Un sacrifice pour autrui aussi petit soit-il est une infinie parodie dans les édifices du paradis. Un coeur d'étain ou un coeur sanguin est un coeur certain pour le divin. Une demande dans la piété est une offrande pour l'éternité. Ton rêve d'avant est maintenant un rêve vivant, vivant, vivant, vivant, vivant, ..."

 

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La lumière angélique d'amour autour du corps d'Oscar s'assombrit et s'évanouit derrière la mer de terre diabolique. Ensuite, un tourbillon de lumière en fuite l'attrapa et l'attira vers le fond de la sablière. Plusieurs serviteurs en choeur défilaient divinement devant lui et lui souriaient avec douceur. Le malade mortel fusionna près du vénérable coeur de la tornade surnaturel et il surmonta une insupportable douleur. Alors qu'il oubliait son passé et ses épopées, les parties de son corps mort se regroupèrent en des millions de bonnes lumières et il se perdit dans le centre du cyclone vers le père. La matière inanimée se changea en une matière animée, et les entières minuscules particules de lumières qui formaient Oscar se regroupèrent par hasard pour former un nouveau-né. Un cri de bébé retentit et Oscar veinard sentit sa vie changée. L'auto noire en éveil fut réincarnée aussitôt en un merveilleux petit garçon joufflu avec les cheveux noirs aussi brillants que des millions de soleils. As-tu déjà vu quelque part un tel Oscar par hasard? Si tu peux répondre oui, il s'agit peut-être de notre ami.

 

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Serge Fortin

17-07-1995

Remerciements: Siân Prytherch & Ann Brix - Camosun College, British Columbia

 

P.S.: Cette histoire est la propriété exclusive de Serge Fortin et son utilisation, malgré qu'elle soit sur internet, nécessite une autorisation de l'auteur qui est Serge Fortin. Les utilisateurs qui feraient une utilisation abusive de cette histoire pourraient être poursuivis en justice. Merci de votre compréhension.

 

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