Antoine Lutumba Ntetu, Ph. D.
Un professeur dĠorigine africaine,
directeur de dpartement dans une universit qubcoise

Carrire professionnelle au
niveau universitaire
Il me tient de prciser que cette carrire a dbut lĠUniversit Nationale du Zare, en 1977 o jĠai travaill comme professeur assistant de pratique professionnelle, en mme temps que jĠexerais les fonctions de conseiller scientifique au Centre interdisciplinaire pour le dveloppement et lĠducation permanente (CIDEP – section de lĠInstitut suprieur de techniques mdicales de Kinshasa). Cette carrire a t interrompue entre septembre 1981 et dcembre 1987 pour des raisons dĠtudes. En effet, aprs quatre ans de travail lĠUNAZA, je quittai la Rpublique dmocratique du Congo, Zare lĠpoque, pour poursuivre des tudes au Qubec o je venais dĠtre admis lĠUniversit de Montral. JĠai profit de mon sjour au Qubec pour parfaire ma formation en compltant trois programmes dĠtudes : une matrise en sciences infirmires, un diplme en mdecine sociale et prventive (sant communautaire), et un doctorat en ducation (option andragogie).
En janvier 1988, lĠUniversit du Qubec en Outaouais (UQO), alors Universit du Qubec Hull), mĠa offert lĠopportunit de retrouver lĠambiance du travail dĠenseignant au niveau suprieur, en qualit de charg de cours. Cette nouvelle implication dans lĠenseignement universitaire a t ralise conjointement avec mes fonctions de coordonnateur de soins et dĠassistance que je venais de prendre un mois auparavant, en rponse une offre du Gouvernement fdral du Canada pour les bnfices de lĠHpital Sainte-Anne situ Sainte-Anne de Bellevue, province de Qubec.
En aot 1988, je
cessai mes activits lĠHpital Sainte-Anne afin de me mettre entirement aux
services de lĠuniversit du Qubec Chicoutimi (UQAC) qui venait de mĠembaucher comme
enseignant, et mĠoffrait ainsi lĠopportunit de reprendre une carrire
dĠenseignant au niveau suprieur sur une base rgulire. Ë lĠ UQAC, jĠai dbut comme professeur
adjoint et promu professeur titulaire en
2003. Devrai-je signaler que depuis 1999 je suis aussi professeur associ
la facult des sciences de lĠducation de lĠUniversit du Qubec Montral
(UQAM). Sur le plan strictement administratif, jĠai occup lĠUQAC le
poste de directeur de module des sciences de la sant (1997-2000) et depuis
2004 celui de directeur du dpartement des sciences humaines.
Motivation pour une carrire dans les domaines de la sant et de lĠducation
Trs jeune (dbut des tudes secondaires) jĠavais un intrt trs marqu pour le droit et lĠenseignement, probablement influenc par la carrire de mon pre qui fut successivement enseignant, Chef de centre (bourgmestre, avant lĠindpendance) de la
commune de Matete (Kinshasa, RDC) de 1955 1959 et juge prsident (de 1960 jusquĠ sa retraite en 1976) de plusieurs tribunaux de la Ville de Kinshasa (Matete, Lemba, NĠDjili, Pont-Cabu/ex-Population noire). Paradoxalement cĠest mon papa qui me dissuada dĠune carrire en droit pour mĠorienter vers la sant. Pour ce qui est de lĠenseignement,
je dirai que jĠai toujours aim enseigner. Les contacts avec les tudiants sont une chose que jĠadore. Mes balbutiements dans ce domaine se situent vers les annes 1970 quand je venais de terminer mes tudes lĠInstitut dĠenseignement medical de Kinshasa, ex-cole des Assistants mdicaux indigenes (mieux connue sous le nom de lĠcole AMI). JĠai alors enseign dans plusieurs coles dĠinfirmires auxiliaires travers la Ville de
Kinshasa dont lĠcole de la
Croix-Rouge Nationale du Congo Kinshasa-Gombe. Puis, aprs mes etudes lĠISTM, je fus retenu assistant de pratique professionnelle, ce qui consacra le dbut de ma carrire dĠenseignant au niveau universitaire, comme je lĠai mentionn plus tt dans ce texte.
Proposition de solutions pour amliorer les relations interculturelles au Qubec, au Canada et les relations entre le Qubec, le Canada, lĠAfrique et les Antilles
Je ne pense pas quĠil y ait des solutions miracles.
Cependant, travers lĠenseignement sous ses diffrentes formes, cĠest--dire
lĠenseignement structur ou non structur, officiel ou non officiel, il y a
moyen de prparer les populations une certaine disposition chercher mieux
connatre lĠautre. La xnophobie est souvent alimente par lĠignorance, les
prjugs et la peur de lĠInconnu. Si la jeunesse est le garant de lĠavenir, il
faut penser promouvoir des programmes dĠchange qui permettent aux jeunes de
sortir de leur contexte physique et socioculturel familier, de voyager et
dĠaller la rencontre de lĠinconnu quĠils redoutent. Alors, nous aurons fait
un grand pas dans lĠharmonisation des relations interculturelles.