Magazine Transatlantique - septembre 2000 - 2

 

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Numéro spécial Canada-Maroc

Transatlantique - 10e année - Numéro spécial - Septembre-octobre 2000

 

Magazine Transatlantique

 

Le développement, la francophonie, le monde et nous

 

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CANADA-MAROC

 

Les relations entre le Canada et le Maghreb

 

Relations entre le Canada, l'Algérie et le Maroc

 

Le ministre du Commerce international du Canada, l'honorable Pierre Pettigrew, dirigera une mission commerciale multisectorielle canadienne au Maroc, du 10 au 13 octobre prochain, puis la mission se poursuivra en Algérie, du 13 au 16 octobre. Cette mission sera une excellente occasion de renforcer la présence des entreprises canadiennes dans les marchés en plein essor économique que sont le Maroc et l'Algérie, et d'y promouvoir l'excellence des technologies, produits et services canadiens.

Le Canada jouit d'une excellente réputation à l'étranger. Les gens d'affaires canadiens sont reconnus comme étant dynamiques, honnêtes et innovateurs. Et au cours des dernières années, le gouvernement du Canada, Grèce notamment aux missions d'équipe Canada, s'est fait connaître sur tous les continents comme un partenaire très efficace.

Le Maroc et l'Algérie, principal partenaire commercial du Canada en Afrique et au Moyen-Orient, traversent actuellement une phase inédite de mutation à plusieurs niveaux. Ainsi, ces deux pays offrent d'excellentes occasions d'affaires aux entreprises canadiennes dans des secteurs aussi variés que l'agriculture et l'agroalimentaire, le pétrole et le gaz naturel, les mines, les télécommunications, la santé et l'éducation. Les exportations canadiennes à destination de l'Algérie et du Maroc se sont élevées à plus de 656 millions $CAN en 1999, soit une progression de 93 p.100 depuis 1993 tandis que les importations en provenance de ces deux pays ont totalisé 762 millions $CAN en 1999.

 

Liens traditionnels entre l'Algérie et le Canada

 

De nature essentiellement commerciale, mais dans la foulée de la visite qu'effectuait en mai dernier au Canada le Président Bouteflika , le séjour du ministre Pettigrew contribuera au renforcement des liens traditionnels d'amitié et de coopération qui unissent l'Algérie et le Canada. Le Ministre sera accompagné d'une importante délégation de gens d'affaires, couvrant les multiples facettes de l'excellence et du savoir-faire canadiens dans les secteurs aussi variés que la construction, l'éducation et la formation , la santé, les mines, le pétrole et le gaz naturel ainsi que la technologie de l'information et les télécommunications.

 

Le President Bouteflika

 

La coopération entre l'Algérie et le Canada est excellente et elle recèle un formidable potentiel encore inexploité. L'Algérie s'impose en effet depuis plusieurs années comme le principal partenaire commercial du Canada en Afrique et au Moyen-Orient. Ainsi, les flux commerciaux entre les deux pays ont totalisé près de 1,14 milliard $CAN en 1999 après avoir culminé à plus de 1,23 milliard $CAN en 1997. Toutefois, par-delà l'éloquence des chiffres, il convient de constater que les échanges commerciaux demeurent dominés par les produits agro-alimentaires d'une part et les hydrocarbures d'autre part. À ce titre, les deux pays doivent travailler de concert afin de donner une nouvelle impulsion à leurs relations commerciales, tout en oeuvrant à leur diversification. Pour ce faire, le Canada poursuit depuis quelques années une stratégie privilégiant le dynamisme du secteur privé en tant que vecteur de développement de son commerce bilatéral avec l'Algérie.

D'ailleurs, le processus de diversification est d'ores et déjà amorcé. En plus des secteurs agro-alimentaires et des hydrocarbures, on pourrait ajouter ceux de la santé ou encore de la formation et de l'éducation, secteurs qui ont été identifiés comme prioritaires des deux cités de l'Atlantique, comme en témoignent les multiples initiatives déployées au cours des dernières années (missions commerciales, participation à la Foire internationale d'Alger ....). Ainsi, diverses entreprises canadiennes sont présentement actives dans nombre des secteurs tels l'hydraulique ou les mines. La libéralisation progressive de l'économie algérienne et les défis du nouveau millénaire sont autant de facteurs qui contribuent directement à l'émergence d'un partenariat économique toujours plus large et plus diversifié entre les deux pays. Face à l'immensité des besoins de l'économie algérienne, le Canada dispose d'un savoir-faire reconnu et recherché. Le Canada se situe à la fine pointe de la technologie dans les transports et les nouvelles technologies de l'information par exemple.

Si le Gouvernement du Canada soutient activement les efforts déployés à l'international par les entreprises canadiennes, il ne lui revient pas de se substituer à elles ou encore de leur imposer leur stratégie commerciale. Surtout, l'intérêt présent et futur des entreprises canadiennes pour le marché algérien dépendra aussi de la capacité de celui-ci à s'ouvrir sur l'extérieur et d'attirer les investissements étrangers.

Le Canada privilégie une double approche en Afrique du Nord. D'une part, il encourage l'émergence d'un pôle économique régional fort susceptible de favoriser le renforcement des flux commerciaux. D'autre part, il oeuvre à une implication accrue du secteur privé en tant que fer de lance du développement des échanges bilatéraux. Le Canada encourage les autorités algériennes à poursuivre sur la voie des réformes afin de créer un environnement toujours plus favorable à l'établissement de relations d'affaires et la réalisation d'investissements.

La dimension économique demeure indissociable des sphères politiques et culturelles au sens large; ces dernières se renforçant mutuellement. À ce titre, il ne faudrait pas négliger le rôle significatif joué par la communauté d'origine algérienne installée au Canada, dont le dynamisme et l'intégration exemplaire contribuent efficacement et quotidiennement au rapprochement entre ces deux peuples.

 

Des relations uniques entre le Maroc et le Canada

 

Le Canada et le Maroc entretiennent des relations diplomatiques depuis 1962. Les rapports entre les deux pays sont bons et ont progressé sensiblement au cours des dernières années, à la faveur notamment d'une nouvelle dynamisation des secteurs privés respectifs. La création du Conseil du Partenariat qui fait le lien entre les entrepreneurs des deux pays témoigne de cette nouvelle réalité.

Le Canada possède une ambassade à Rabat. En plus d'une ambassade à Ottawa, le Maroc compte un consulat à Montréal ainsi qu'un bureau de tourisme. Royal Air Maroc (RAM) offre plusieurs vols par semaine entre Casablanca et Montréal.

Pour soutenir nos relations avec le Maroc, plusieurs ministres canadiens se sont rendus au Maroc au cours des dernières années. Le Gouverneur général du Canada a effectué une visite d'état au Maroc en février 1999. Il représentait également le Canada aux obsèques du Roi Hassan II en juillet 1999. Le roi du Maroc, Mohamed VI, visitera le Canada en 2001, à l'invitation du Gouverneur général et du Premier ministre Chrétien.

 

Le Roi Mohamed VI

 

Les relations entre le Canada et la Maroc sont facilitées par l'appartenance à l'espace francophone et par la présence au Canada d'une communauté marocaine d'environ 60 000 personnes. En outre, 300 nouveaux étudiants marocains viennent chaque année poursuivre des études supérieures dans les collèges et universités canadiennes. Cette tendance va en augmentant de sorte que, bon an mal an, plus de 1000 Marocains étudient au Canada.

Plusieurs universités canadiennes se sont associées à des institutions marocaines pour dispenser certains cours et même offrir des programmes qui mènent à l'obtention d'un diplôme canadien. Plusieurs maisons d'enseignement comme le Collège Lasalle, l'Institut Teccart, l'Université du Québec à Montréal et l'Université de Moncton offrent des cours et des programmes au Maroc.

 

Relations commerciales

 

Si elles demeurent relativement modestes et trop peu diversifiées, les relations commerciales canado-marocaines se sont progressivement renforcées au cours de la dernière décennie. Diverses initiatives ont été mises sur pied afin de donner un nouvel élan aux échanges entre nos deux pays, à l'image de la tenue, en octobre 1996, de la cinquième Commission bilatérale Canada-Maroc, au cours de laquelle fut notamment décidée la création d'un Conseil du Partenariat. Organisme paritaire regroupant des gens d'affaires marocains et canadiens, le Conseil a reçu pour mandat d'oeuvrer au développement de nos relations commerciales bilatérales en s'appuyant sur le secteur privé.

À ce titre, le Conseil a pour mission d'identifier les entraves actuelles au commerce, de faciliter la circulation de l'information entre opérateurs économiques et d'encourager la tenue de missions impliquant décideurs économiques et financiers. Le Conseil s'est réuni pour la première fois en mars 1998 au Maroc.

À la faveur d'importantes réformes structurelles, le cadre économique marocain fut progressivement et prudemment remodelé au cours des années 1990 : libéralisation en douceur de l'économie, renforcement du cadre juridique et réglementaire, ouverture d'une bourse, mise à niveau des entreprises, réforme du secteur public et programme de privatisation sur fond de participation à l'OMC et de signature d'un Accord d'Association avec l'Union Européenne (AAUE).

Si, en dépit d'avancées notables, le processus d'ouverture et de libéralisation demeure à ce jour largement inachevé, les progrès réalisés et les mesures annoncées ouvrent de nouvelles perspectives pour les deux pays. Par ailleurs et bien qu'il soit difficile d'en mesurer a priori l'importance, l'impact de l'AAUE sur le Canada ne doit pas être sous-estimé. L'approfondissement des relations commerciales, déjà particulièrement étroites entre le Maroc et l'Union européenne est susceptible, à terme, de pénaliser les exportateurs canadiens. La pleine mise en oeuvre de l'accord doit intervenir d'ici 2010.

Le Maroc s'impose comme un partenaire commercial important pour le Canada en Afrique : le Canada a exporté principalement du blé (60% du total), du soufre (24,3%), du beurre, des légumineuses, du fil d'aluminium, du maïs, de l'amiante ainsi que du papier journal, le tout pour une valeur de 177 millions $. Les principales importations en provenance du Maroc se composent pour leur part d'agrumes (58% du total), de semi-conducteurs, d'olives, de tomates, de légumes en conserve et de vêtements, pour une valeur de 108 millions $.

Au-delà des chiffres, le commerce s'impose aujourd'hui comme l'un des piliers de la relation bilatérale Canada-Maroc. Le Canada souhaite privilégier une approche régionale, potentiellement plus attractive aux yeux de la communauté d'affaires canadienne. À cet égard, les mutations économiques actuellement en cours en Afrique du Nord combinées à l'évolution positive de la conjoncture politique devraient favoriser, à terme, l'émergence d'un pôle économique régional.

Les secteurs des mines, de l'agro-alimentaire, des télécommunications ainsi que du développement des ressources humaines, incluant la formation et l'éducation, sont privilégiés au plan marocain. La santé et l'environnement suscitent également l'intérêt du Canada, sans toutefois s'avérer prioritaires. Si ces différentes sphères d'activités relèvent encore largement du secteur public, l'initiative privée se développe progressivement.

Les entreprises canadiennes disposent d'atouts considérables en vue de s'imposer sur le marché marocain, dont la qualité reconnue de leurs produits et services, les bonnes relations qu'entretiennent nos deux pays ainsi que l'usage commun du français. Parmi les initiatives mises de l'avant par le Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international au cours des dernières années, en vue de promouvoir le renforcement des échanges canado-marocains, l'on citera les missions commerciales dans les domaines de l'environnement (1997); de la santé, des télécommunications et des nouvelles technologies (mars 1998); de l'éducation et de la formation (juillet 1998) ainsi que des mines et des hydrocarbures (novembre 1998). Diverses autres activités s'inscrivant dans un cadre fédéral, provincial, municipal ou purement privé ont également vu le jour. Parallèlement, diverses délégations marocaines se sont rendues au Canada.

En dépit du programme de privatisation mis en place par le gouvernement marocain à l'aube des années 1990 et d'un environnement économico-législatif plus favorable, les investissements canadiens au Maroc demeurent modestes. Le Canada et le Maroc, qui ont signé en 1975 une Convention relative à la double-imposition et à l'évasion fiscale, négocient présentement un Accord sur la protection et l'encouragement des investissements (APEI).

À l'heure actuelle, une vingtaine de sociétés canadiennes sont présentes au Maroc, le principal investisseur étant Cabre Explorations ($ 24 millions injectés depuis 1997 dans le secteur des hydrocarbures). Divers projets d'envergure, toujours à l'étude, suscitent la convoitise d'entreprises canadiennes, à l'image de la gestion des déchets de la décharge de Casablanca (Biothermica/Biotren, 400 millions $) ou de la construction du métro de Casablanca (Bombardier, 400 millions $).

Il faut aussi souligner la mise en place par l'Agence canadienne de développement international, en 1996, du Fond de développement du secteur privé et du Programme de renforcement institutionnel canadien au Maroc, qui ont également contribué au rapprochement entre les deux pays.

Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada

 

La visite officielle du Président Bouteflika d'Algérie au Canada

 

En mai dernier, le Président Bouteflika d'Algérie a effectué la première visite officielle d'un chef d'État algérien au Canada, pays dont l'Algérie est le premier partenaire économique en Afrique et dans le monde arabe.

La visite du Président Bouteflika a bénéficié d'une visibilité médiatique qui ne peut être comparable qu'à celle de Mandela: la plupart des chefs d'État africains passent inaperçus lors de leur voyage au Canada. C'était le cas de Soglo du Bénin alors qu'il préparait le Sommet de la Francophonie de Cotonou en 1995 ou de Sassou Nguesso du Congo quelques années auparavant alors qu'il était président de l'Organisation de l'unité africaine (OUA).

 

Le Président algérien Abdelaziz Bouteflika inspectant la garde à la suite de son arrivée à Rideau Hall à Ottawa

 

La bonne couverture médiatique de la visite du président Bouteflika était due en grande partie au travail de l'Ambassade de l'Algérie au Canada qui a su intéresser les principaux médias du Canada.

Notre magazine y a apporté sa modeste contribution en présentant le président algérien dans l'article le plus important publié sur la Conférence de Montréal qui portait sur l'Afrique et à laquelle a participé le Président Bouteflika dont la maîtrise du français qu'il qualifie de butin de guerre, le sens de l'humour, l'intelligence et l'engagement sans faille au service de son pays et de l'Afrique ont séduit le public qui l'avait écouté religieusement.

Nous reproduisons notre article, qui a été publié par La Presse, le plus grand quotidien de Montréal, le 17 mai 1997 et comptons bientôt sortir un numéro spécial sur l'Algérie pour la faire connaître davantage au Canada.

 

Montréal accueille deux présidents africains exceptionnels:

M. Bouteflika de l'Algérie, l'homme qui a fait expulser l'Afrique du Sud de l'ONU en 1974 et

M. Obasango du Nigeria, premier président africain à avoir volontairement quitté le pouvoir en 1979

 

Il y a quelques jours, le ministre canadien du Commerce extérieur a annoncé devant une délégation commerciale de plusieurs pays africains en visite au Canada que le Canada allait renforcer ses relations économiques avec l'Afrique subsaharienne.

Cet intérêt pour l'Afrique se manifeste aussi par l'organisme à Montréal du 14 au 17 mai 2000 d'une session spéciale de la Conférence de Montréal consacrée à l'Afrique et au Moyen-Orient dont les invités d'honneurs sont le Président de l'Algérie, M. Abdelaziz Bouteflika et président de l'organisation de l'unité africaine, ainsi que le Président Olusegun Obasanjo du Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique.

En 1974, l'Afrique du Sud fut expulsée de l'Assemblée générale des Nations-Unies pour sa politique d'Apartheid. L'Assemblée générale était présidée par M. Bouteflika, ministre des Affaires étrangères de l'Algérie dont la renommée avait dépassé les frontières de l'Afrique et qui était aussi le promoteur du Nouvel ordre économique mondial. Âgé d'une trentaine d'années, à l'époque, M. Bouteflika avait derrière lui une grande expérience de défense de son pays et de l'Afrique.

Après avoir participé à la guerre d'indépendance de l'Algérie au sein du Front de Libération nationale (FLN) sous le nom de guerre de Mali (par allusion à ses activités à la frontière entre l'Algérie et le Mali), M. Bouteflika devint à l'indépendance, en 1962, ministre de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et du tourisme. En 1965, après le coup d'État du colonel Boumedienne avec lequel il avait travaillé pendant la guerre de libération, M. Bouteflika fut nommé à 26 ans, ministre des Affaires étrangères et véritable numéro 2 du régime, jusqu'à la mort de Boumedienne en 1979.

Durant son mandat aux Affaires étrangères, M. Bouteflika a développé une politique qui a fait de l'Algérie l'un des leaders du Tiers-monde le plus respecté et de la libération de l'Afrique: tous les mouvements de libération ont pu compté sur l'appui moral et matériel de l'Algérie pour se débarrasser de la domination coloniale.

À la mort de Boumedienne, l'armée préféra à Bouteflika, le colonel Chadli Benjedid comme président, M. Bouteflika se mit alors en réserve de la République en vivant en Suisse et aux Émirats Arabes-Unis où il s'intégra dans le monde international des affaires.

Quant le Président Benjedid fut contraint de démissionner pour avoir voulu permettre aux Islamistes de gagner des élections législatives, on pensa à Bouteflika pour le remplacer. Ce dernier résista à la tentation du pouvoir tant que durerait la guerre civile et que les conditions n'étaient pas encore réunies pour des élections libres et démocratiques.

Il y a un an, M. Bouteflika s'est fait élire président de l'Algérie et a offert l'amnestie à certains islamistes armés dans un plan de paix intitulé "La concorde civile".

Président de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), M. Bouteflika essaie de mettre fin à la guerre qui ruine un autre géant africain, le Congo-Zaïre avec les Nations-Unies, l'Afrique du Sud et le Nigeria, dont le président sera aussi à la Conférence de Montréal.

M. Obasanjo, actuel président du Nigeria, est entré dans l'histoire de son pays en 1970 alors qu'il commandait l'unité de l'armée nigérianne qui reçut la reddition des chefs militaires de la rébellion du Biafra.

En 1976, le colonel Murtala Mohamed fit un coup d'État et nomma le colonel Obasanjo chef de l'armée. Quant le colonel Mohamed fut assassiné six mois plus tard, M. Obasanjo fut choisi par l'armée pour le remplacer comme chef de l'État. Obasanjo fit comprendre à l'armée qu'il voulait remettre le pouvoir aux civils après des élections qui furent organisées en 1979. M. Obasanjo, devint ainsi, en 1979, le premier président africain à quitter librement le pouvoir avant Senghor du Sénégal en 1981.

M. Obasanjo était resté très populaire dans son pays et à l'étranger où il s'impliquait dans plusieurs causes concernant le développement de l'Afrique.

En 1991, alors que j'étais membre de la délégation américaine au Premier Sommet africain/africain-américain tenu à Abidjan en Côte d'Ivoire, j'ai eu l'occasion de mesurer la popularité de M. Obasanjo qui fut le seul invité à mériter une ovation debout. Ce qui n'avait pas beaucoup plu à plusieurs chefs d'État en exercices présents.

Le dictateur Abacha fit emprisonner M. Obasanjo en 1994, sous prétexte qu'il avait participé à une tentative de coup d'État. Il n'eut la vie sauve que grâce à ses relations internationales, à sa popularité dans l'armée et à l'importance de son ethnie, les Yoruba, la deuxième du Nigeria après les Haoussa. Après la mort d'Abacha en 1998, M. Obasanjo a été libéré par le général Aboubakar qui instaura la démocratie. En 1999, M. Obasanjo a été élu président du Nigeria.

 

Il y a plus d'enfants des chefs d'États et de hauts responsables africains à poursuivre leurs études à Montréal qu'à Paris

 

La conférence de Montréal pourra permettre au Québec et au Canada de renforcer leurs relations avec l'Afrique, ajoutant ainsi un nouvel atout à la métropole déjà bien appréciée de l'Afrique francophone. On sait déjà que les universités québécoises, et surtout celles de la région de Montréal, attirent déjà un nombre important d'étudiants étrangers, et surtout d'Afrique francophone que leur envie le reste du Canada. Il est ainsi à noter que désormais, il y a plus d'enfants et de chefs d'État et de hauts responsables d'Afrique francophone à poursuivre leurs études à Montréal qu'à Paris. Ils choisissent Montréal parce que ils peuvent y apprendre la technologie mord-américaine en français.

La conférence de Montréal ouvre au Canada et au Québec aussi la possibilité de fournir leur expertise en matière de technologie des télécommunications et des nouvelles technologies de l'information à l'Algérie et au Nigeria, surtout qu'on a affaire à deux pays exportateurs de pétrole qui ont les moyen de payer et qui détestent l'impérialisme américain et le colonialisme français. Il faut pas perdre de vue que des entreprises canadiennes font de très bonnes affaires en Afrique, et spécialement en Algérie, où SNC-Lavalin a déjà eu des contrats d'un milliard de dollars. Notre magazine prépare des numéros spéciaux sur les relations entre le Canada et plusieurs pays africains, dont l'Algérie. L'Algérie et le Nigeria ont aussi besoin du Canada pour développer leurs secteurs privés et renforcer leur système démocratique.

Actuellement président du Conseil de sécurité de l'ONU, le Canada devrait s'associer rapidement à l'initiative de l'ONU menée par l'Algérie, le Nigeria et l'Afrique du Sud pour rétablir rapidement la paix au Congo-Zaïre, de deuxième pays francophone du monde, dont l'Est est occupé par les armées mono-ethniques tutsis, de l'Ouganda et du Ruanda soutenues par des groupes racistes américains et sud-africains, ainsi que par quelques entreprises minières nostalgiques de l'ère de l'esclavage et de la colonisation. Invité principal de l'émission spéciale de la Voix de l'Amérique sur la chute du régime de Mobutu le 17 mai 1997, j'avais déjà prédit la guerre actuelle au Congo-Zaïre où les envahisseurs, dont certains chefs avaient déjà travaillé comme mercenaires pour le dictateur Mobutu, poussent le cynisme jusqu'à enterrer des femmes vivantes et à se livrer des batailles pour se disputer certaines villes comme butin de guerre. Il est grand temps que les militants des Droits de la personne et des droits linguistiques du Québec s'intéressent au calvaire de plus de vingt millions de francophones à l'est du Congo-Zaïre où leur situation est pire que celle que l'on a connue au Kosovo ou au Timor oriental et d'autant plus que pacifié et démocratisé le Congo-Zaïre devrait constituer un grand marché et redonner force à la Francophonie internationale.

 

Par Kanyurhi T. Tchika

 

NB.: Cet article a été publié dans le quotidien La presse de Montréal le 17 mai 2000.

 

L'apport des institutions québécoises d'enseignement au Maroc

 

Centre spécialisé des pêches du Québec

 

Projet ForQuaPêche / Agadir, Maroc

 

L'Institut spécialisé de technologie des pêches maritimes (ISTPM) d'Agadir de concert avec le Centre spécialisé des pêches de Grande-Rivière (Cégep de la Gaspésie et des Îles) ont entamé, il y a plus de deux ans, un projet de renforcement de la formation maritime et d'instauration de la démarche qualité dans le cadre du PRICAM.

 

Partenaires marocains

Partenaire canadien

Fédération industrielle des produits de la mer (FIPROMER)

Pêcheries Marinard

Chambre des pêches maritimes de l'Atlantique-Centre (CPMAC)

Intitulé ForQuaPêche, ce projet triennal vise avant tout le renforcement des capacités humaines et matérielles de l'ISTPM, le développement de nouveaux programmes de formation et la mise en place de plates-formes d'échange entre l'institution et la profession.

En plus des missions techniques au Québec et des ateliers pour enseignants et professionnels au Maroc touchant les trois secteurs d'intervention que sont la pêche responsable, la gestion de la qualité et les technologies de transformation des produits marins, un volet important concerne la production de supports didactiques imprimés. Ceux-ci, au nombre de quatre, ont trait aux sujets cités précédemment et l'un d'entre eux concerne la protection de l'environnement marin.

 

Activités réalisées depuis mai 1998

 

Atelier de formation à la pêche responsable

Atelier de formation aux nouvelles technologies en transformation des produits de la mer

Atelier de formation en gestion de projets de formation à l'international

Atelier de formation en gestion de qualité

Atelier de réflexion sur la pêche responsable

Ateliers de formation en hygiène et salubrité

Mission de suivi et d'évaluation (An 1) au Maroc

Mission de suivi et d'évaluation (An 2) au Canada

Mission de suivi et d'évaluation (An 2) au Maroc

Mission technique en gestion de la qualité (1er groupe)

Mission technique en gestion de la qualité (2e groupe)

Mission technique en pêche responsable au Canada

Mission technique sur les nouvelles technologies en transformation des produits de la mer (1er groupe)

Mission technique sur les nouvelles technologies en transformation des produits de la mer (2e groupe)

Production de trois bulletins de liaison

Production d'un support de sensibilisation imprimé sur la protection de l'environnement dans le secteur des pêches (en voie de réalisation)

Production d'un support didactique imprimé pour la formation en gestion de la qualité (en voie de réalisation)

Production d'un support didactique imprimé pour la formation en pêche responsable (en voie de réalisation)

Production d'un support didactique imprimé pour la transformation des produits de la mer (en voie de réalisation)

Suivi du projet par Internet

 

Impacts sur la formation

 

Les missions au Canada ainsi que les ateliers au Maroc ont permis de compléter et d'actualiser les connaissances du corps professoral de l'Institut. Les répercussions de ces activités ont été ressenties au niveau du cursus de la formation régulière (concept de la pêche responsable, protection de l'environnement marin, etc.) et également au niveau des prestations offertes dans le cadre de la formation continue :

 

Impacts sur le milieu professionnel

 

Bien que les activités du projet aient principalement touché la transformation des produits et la gestion de la qualité, l'intérêt qu'il a suscité dans les milieux professionnels s'est avéré évident.

En effet, la Chambre des pêches maritimes de l'Atlantique Centre, qui regroupe professionnels de la pêche et de l'industrie de transformation des produits marins, a manifesté son désir de se voir associer au projet ForQuaPêche. Elle a été intégrée comme partenaire en février dernier, à la plus grande satisfaction des parties canadienne et marocaine.

Il convient de souligner la collaboration exceptionnelle de la FIPROMER et son implication directe dans les différentes activités du projet touchant à la transformation des produits et à la gestion de la qualité.

 

Centre spécialisé des pêches

Cégep de la Gaspésie et des Îles

 

167, La Grande-Allée Est,

Case postale 220

Grande-Rivière, Québec G0C 1V0

Téléphone :

418-385-2241

Télécopieur :

418-385-2888

Courriel :

csprech@globetrotter.net

 

Agrandissement du Collège LaSalle de Casablanca

Programmes d'assistance technique aux entreprises des pays du Maghreb

 

Le Collège LaSalle International, de Montréal, célèbre le tournant vers le nouveau millénaire par l'agrandissement de son école de Casablanca et par une percée importante dans le marché de la formation et de l'assistance technique aux entreprises manufacturières de l'habillement et du textile dans les pays du Maghreb (Maroc et Tunisie surtout).

Auteur de la plupart des programmes de mode de niveau collégial au Québec, le Collège LaSalle est le seul collège privé promulgué centre collégial de transfert technologique dans le domaine de la mode par les autorités gouvernementales québécoises.

Rappelons que c'est au Maroc, en 1989, qu'est né le réseau international du Collège LaSalle et qu'il compte aujourd'hui des écoles à Montréal, Québec et Vancouver, au Canada; Bogota, en Colombie; Casablanca et Rabat, au Maroc; Istanbul, en Turquie; Singapour; Kuala Lumpur, en Malaysie; Shanghai, Beijing, Huizhou, Changchun et Dalian, en Chine; Jakarta, en Indonésie; Manille, aux Philippines.

Selon Jacques Marchand, vice-président du Groupe Collège LaSalle et directeur général du Collège LaSalle, cette arrivée en Afrique du Nord aura permis de faciliter les premiers contacts avec l'industrie manufacturière des pays du Maghreb, en plus de créer des liens avec les autorités gouvernementales de toute la région. «C'est d'ailleurs à partir de ces premiers contacts de présentations de notre établissement collégial que se sont tissés les liens qui ouvrent aujourd'hui la porte à des relations beaucoup plus étroites avec les entrepreneurs d'Afrique du Nord, a expliqué M. Marchand. Mais surtout, ces contacts initiaux ont pu établir la rigueur et la richesse du contenu des nos contenus de formation, la flexibilité et l'adaptabilité de nos méthodes de formation et de nos projets éducatifs.

En fait, l'industrie du vêtement de cette région vit sensiblement les mêmes transformations que celles qu'a connues l'industrie canadienne, si bien que notre expertise pour soutenir le virage vers une production de milieu à haut de gamme de même que notre approche dans la formation de la relève nous a aidés dans notre démarche au Maroc d'abord et, plus récemment, en Tunisie.»

La clé de cette pénétration du marché semble sans contredit le partenariat, autant avec les instances locales qu'avec d'autres intervenants au Canada. C'est donc avec l'actuel directeur général du Collège LaSalle de Casablanca et de Rabat, M. Mohamed Tazi que s'est associé Collège LaSalle International pour développer ce projet d'établissement collégial au Maroc.

Des partenaires canadiens se sont également joints à l'aventure tel le Centre de technologies textiles de Saint-Hyacinthe, avec son laboratoire, un des mieux équipés en Amérique du Nord, pour le volet textile; entente également avec l'ACDI qui offre toute une gamme de programmes d'appui aux entreprises manufacturières des secteurs du textile et du vêtement. « Nous exerçons différents rôles dépendant du pays. Ultimement, nous intervenons comme spécialistes en diagnostic d'usines et en implantation de nouvelles méthodes de travail et de nouvelles technologies en touchant tout autant à la formation qu'aux cellules de production autonomes, une méthode de production en juste temps pour faciliter la production de petits volumes et de commandes de réapprovisionnement », soutient M. Marchand.

Pour ce qui est des établissements collégiaux proprement dits, indique M. Marchand, le succès du campus de Casablanca que l'entreprise se doit d'agrandir cette année, repose principalement sur les contacts continus avec l'industrie et une lecture de leurs besoins dans la formation technique de la relève. « Leur mandat est clair, indique M. Marchand : former, comme chez nous, la relève dans une économie en pleine mutation.

« Notre approche est des plus simples », explique le directeur général de l'école de Casablanca, M. Mohamed Tazi. Elle vise à permettre aux étudiants de poursuivre une formation centrée sur l'acquisition de compétences tant dans le domaine de la mode qu'en multimédia, gestion hôtelière, en tourisme ou gestion internationale, si bien qu'un salarié, d'une entreprise, d'une usine, d'une agence ou d'un distributeur pourrait ne venir acquérir chez nous qu'une seule compétence, en mise en marché par exemple, ce qui ouvre la porte à la formation continue requise par le marché.

Comme le veut la tradition établie par l'entreprise, les deux établissements marocains du Collège LaSalle sont situés en plein c¦ur de leur centre-ville respectif et sont dotés d'équipements des plus modernes, d'une équipe d'enseignants et de coordonnateurs de programmes canadiens qui voient à la formation des Marocains pour assurer la relève des formateurs. Les écoles du Maroc desservent une population étudiante principalement originaire du pays mais aussi d'autres régions d'Afrique et du Moyen-Orient et, comme pour tous les étudiants du Collège LaSalle, elle bénéficie de la possibilité de poursuivre en tout ou en partie ses études dans n'importe quelle autre école du réseau.

 

Collège Lasalle

http://www.clasalle.com

Maroc: 212.2.27.53.20; Montréal: 1 514 939-2006; Tunisie: 216.1.787.878

 

Mérici, chef de file international en éducation

 

Vue aérienne du Collège Mérici

 

Au fil des ans, le Collège Mérici a su s'adapter constamment aux nouvelles exigences de son environnement et a su exploiter son potentiel de différence.

Dans sa politique d'Ouverture sur le monde adoptée en 1999, l'internationalisation se définit comme « le processus par lequel on confère une dimension internationale aux activités d'enseignement/apprentissage et de recherche, de même qu'aux fonctions de service des Šcollèges »1 Ce processus est déjà bien engagé au Collège Mérici.

Les besoins des élèves aussi bien que ceux de la société dans son ensemble changent, et le Collège doit assumer sa part de responsabilité en offrant une formation qui facilitera l'adaptation et l'intégration à un marché du travail mondialisé, qui permettra de comprendre les rouages du « village global » et de développer des valeurs de solidarité et de tolérance à l'égard d'autres sociétés ou cultures. Le Collège Mérici croit que les diplômés du XXIe siècle doivent posséder une formation ouverte à l'internalisation composée de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être et surtout de savoir-vivre-ensemble qui favorisent une ouverture sur le monde et un accès au marché du travail international grâce à des compétences acquises au cours des études.

Les attentes de la société pour des expertises et des produits qui pourraient être exportés et valorisés se font de plus en plus pressantes et le Collège Mérici se doit de répondre à ces attentes qui entrent dans sa mission.

Au plan organisationnel, la direction du Collège Mérici appuie l'internationalisation depuis plusieurs années. Le Collège développe actuellement un programme court (AEC) en intervention internationale qu'il offrira à partir de l'automne 2000.

Au niveau international, l'intervention du Collège se situe à quatre niveaux : l'enrichissement des programmes par une expérience internationale pour les étudiants, une formation continue pour les enseignants et le personnel, l'accueil d'étudiants étrangers ainsi que l'exportation de notre savoir faire et de notre savoir être.

 

Premièrement, en matière d'expérience internationales pour nos élèves :

 

Avec la mondialisation des marchés, l'expérience à l'international vaut son pesant d'or pour tout diplômé à la recherche d'un bon emploi. Bien que pour le Collège Mérici, l'ouverture à cette réalité date d'une quinzaine d'années déjà, son orientation internationale est une nouveauté fort convoitée par la population étudiante. Le Collège croit intimement à la nécessité d'éduquer à la mondialité.

Voyager dans le cadre de ses études, vivre une aventure unique, connaître une nouvelle culture, perfectionner l'apprentissage d'une autre langue et acquérir une expérience sur les marchés internationaux, c'est ce que plus de 10% de notre population étudiante a choisi de vivre. Ces stages leur permettent de poursuivre des activités créditées de leur scolarité à l'extérieur du Québec ou de réaliser un stage crédité dans une organisation internationale.

 

Plus particulièrement, voici un résumé :

 

Nos programmes préuniversitaires :

Sciences humaines internationale :

ce groupe termine son projet de fin d'étude en Hollande

Histoire et civilisation :

la première cohorte termine ses études par un voyage au c¦ur de la civilisation, la Grèce

Nos programmes techniques :

Techniques d'éducation spécialisée :

stage crédité de plus de deux mois en France et au Pérou;

École de tourisme, hôtellerie et restauration :

stages au Pérou, au Mexique, en Guadeloupe, au Etats-Unis (Maine),

en France, au Costa Rica, en Suisse, en Belgique, en Chine, Maroc, etc.

 

Il est bien évident que ce genre d'expérience permet à un étudiant de se distinguer considérablement auprès des employeurs. Nous encourageons les étudiants à développer leurs compétences à l'international. Ils ont beaucoup à apprendre d'une telle expérience.

En retour, le Collège Mérici accueille dans ses cours et dans ses milieux de stages québécois des étudiants de nos partenaires internationaux. Le Collège a déjà conclu des ententes de partenariat avec une vingtaine d'établissements et grandes écoles parmi les plus prestigieuses aux quatre coins de la planète.

Nous désirons souligner particulièrement l'entente avec Auvergne-Québec ainsi que celle qui se finalise prochainement avec l'Association France-Québec.

Le Collège Mérici est également signataire d'entente avec des établissements encadrés par les ententes inter- villes : Québec-Namur et Québec- Xi'an.

 

Les missions commerciales

 

Le Collège était présent à la mission technique en Chine du 3 mars dernier, à la mission du Premier ministre Bouchard axée sur l'éducation en Argentine et au Chili en mai dernier ainsi qu'à la mission de la région de Québec à Namur qui se déroulait en mai également. Il est heureux de constater que plusieurs de ces missions avaient pour thème le développement de l'Éducation.

 

Formation continue internationale du personnel du Québec

 

Que ce soit en démarchant, en participant à ces missions, en accompagnant les étudiants en stage, en opérateur de formation à l'étranger, etc. les enseignants ont des occasions particulières de se sensibiliser à d'autres cultures ou à consolider leur propres connaissances pratiques des pays visités.

Mentionnons que plus de 10 % de notre personnel participera à une activité internationales ce printemps.

Au cours des dernières années, les initiatives personnelles des professeurs ont débouché sur des activités reconnues par des accords-cadres et des ententes spécifiques. De telles initiatives doivent être encouragées puisqu'elles font reconnaître les compétences de notre personnel à l'étranger, alimentent le bassin de projets de recherche et peuvent contribuer au recrutement.

 

RECRUTEMENT

 

Aujourd'hui, un Collège comme le nôtre a intérêt à avoir un regard sur les marchés internationaux pour assurer sa croissance. De plus, la présence d'étudiants étrangers dans un collège est souvent un indice de sa renommée au niveau international. Les étudiants étrangers contribuent à sensibiliser les étudiants qu'ils côtoient aux caractéristiques de leur pays d'origine et à développer chez ces derniers une plus grande ouverture sur le monde.

Le Collège veut recruter sa clientèle à l'étranger pour une formation québécoise à Québec ou au MultiCollège de l'Ouest du Québec à Hull. Notre objectif est d'atteindre 10 % de notre population estudiantine. En cette décennie des Amériques, nous concentrerons particulièrement nos efforts sur l'Amérique Latine.

Les ententes entre le gouvernement québécois et le gouvernement marocains accompagnés de nos partenariats privilégiés nous amène à développer la région du Magreb. Nous accueillons présentement un groupe de 10 marocains. L'automne permettra la venue de Vietnamiens.

Dans ce contexte de recrutement, nous avons signé une entente « inter ordre » entre l'Université Laval, le Collège Mérici et le Collège Saint-Charles-Garnier.

 

COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL

 

La coopération au développement international comprend l'ensemble des activités d'appui aux pays en voie de développement. Dans ce domaine, on vise surtout à accroître le nombre de projets financés par les programmes récurrents de certains organismes internationaux de même que le nombre d'offres de service aux organismes nationaux et internationaux soumises par le Collège. Jusqu'à maintenant, le bailleur de fonds canadien le plus important en développement international a été l'Agence canadienne pour le développement international (ACDI).

 

EXPORTATION DE NOTRE SAVOIR-FAIRE

 

Le Collège Mérici est maître d'¦uvre au Maroc afin d'implanter cinq programmes de formation en tourisme, hôtellerie et restaurant. Décembre 1999 a couronné nos premiers diplômés.

Des intervieweurs sont présentement former afin de développer un Observatoire en tourisme pour la grande région de Marrakech au Maroc.

Le Collège implantera également un DEC en techniques administratives à Oujda au Maroc à partir de l'automne prochain.

Nous intervenons également en éducation spécialisée à Tanger au Maroc dans le cadre de la mise à jour et de l'implantation d'un nouveau programme de formation.

Plusieurs activités de formation continue auront lieu cette année à Beijing en Chine, à Hochimin au Vietnam, à La Havane, Cuba, à Mexico au Mexique, à Agadir, à Marrakech au Maroc.

Fidèle à son projet éducatif, le Collège Mérici veut développer autant chez son personnel que chez les étudiants l'acquisition de compétence, de compétences interculturelles.

Le Collège Mérici participant activement à l'internationalisation de la région de Québec devient un Collège de classe mondiale, devient chef de file international en éducation.

 

Nathalie Samson

 

1. Association des universités et collèges du Canada, Bureau canadien de l'éducation, 1994.

 

 

Le Collège Mérici

755, chemin St-Louis

Ville de Québec (Québec) CANADA G1S 1C1

Téléphone: (418) 683-1591

http://www.college-merici.qc.ca

afrique@college-merici.qc.ca

 

L'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec

Maître d'oeuvre canadien d'un projet PRICAM-MAROC

 

Mieux connu sous le nom de l'ITHQ, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, organisme public entièrement voué à la formation, a pour mission de fournir des activités de formation professionnelle dans les domaines de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme, incluant des activités de perfectionnement et de recyclage, ainsi que de faire de la recherche, d'apporter de l'aide technique, de produire de l'information et de fournir des services dans ces domaines.

Créé en 1968, l'Institut forme annuellement plus de1200 élèves, dont quelque 450 diplômées et diplômés qui contribuent, année après année, à l'essor et au rayonnement de leur industrie. On les trouve aujourd'hui aussi bien à la barre des grands hôtels et des restaurants que dans les concours gastronomiques nationaux et internationaux ou dans les secteurs clés du tourisme. C'est la seule école au Québec et au Canada qui offre les trois ordres d'enseignement : secondaire, collégial et universitaire.

En collaboration avec l'industrie, l'Institut s'est taillé une place de choix, au coeur même du secteur du tourisme et de l'hôtellerie et il collabore aussi à son essor. À titre d'exemple, l'Institut est à l'origine de la tenue des Grands Prix du tourisme du Québec et de la création de la Corporation de la cuisine régionale du Québec, dont il héberge le secrétariat permanent.

Par sa contribution, depuis 32 ans, au développement de l'industrie touristique et par son expertise en matière de formation, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, a acquis une notoriété qui va bien au-delà des frontières du Québec. D'ailleurs, au fil des ans, l'ITHQ a apporté sa collaboration à plusieurs organismes de développement et de coopération internationale en matière de technologie et d'enseignement dans les domaines du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration.

En effet, depuis 1973, l'ITHQ a apporté un soutien technique à différents pays francophones, anglophones et hispanophones. Cette collaboration s'inscrit dans le cadre de la coopération internationale qui fait appel aux ressources d'organismes provinciaux et fédéraux reconnus. Plusieurs projets de coopération internationale ont donné lieu à des échanges fructueux et nous vous en offrons un échantillonnage :

*

accueil de candidats et de groupes à l'Institut;

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organisation de stages à l'étranger;

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conception de programmes de formation sur mesure et de cours de perfectionnement;

*

analyse des besoins et élaboration de plans de formation;

*

mise en place de structures d'enseignement;

*

soutien à la gestion pédagogique.

Mentionnons, parmi les diverses ententes internationales et les programmes de coopération internationale menés par l'Institut, ceux avec la France, l'Italie, l'Espagne, le Chili, l'Argentine, le Venezuela, Cuba, Haïti, la Côte d'Ivoire, la Tunisie et le Maroc. Ces organismes consultent les experts de l'Institut pour des questions de technologie et d'enseignement dans les omaines du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration.

Dans les années à venir, l'ITHQ entend poursuivre son volet de coopération internationale, en mettant sur pied différentes missions à l'étranger afin de conclure ou de consolider des ententes de partenariat avec les principaux acteurs de l'industrie hôtelière et touristique.

Ces ententes sont importantes pour la formation dans ces secteurs, tant par leur retombées que par le rayonnement du savoir-faire québécois qu'elles engendrent, dans nos domaines de compétence.

Ainsi, l'Institut se veut un lieu rassembleur de premier choix pour apprendre les rouages des métiers et un lieu unique d'apprentissage tant sur le plan national qu'à l'étranger.

L'un des objectifs de l'Institut est d'enrichir le bagage de connaissances des élèves et de partager son savoir-faire à l'international. Les secteurs du tourisme et de l'hôtellerie sont des domaines universels, dépassant toutes les frontières. Ses programmes de stage et ses échanges notamment avec la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et le Maroc s'intègrent dans la mondialisation des affaires.

Grâce à la participation financière de l'Agence canadienne de développement international, dans le cadre du Programme de renforcement institutionnel canadien au Maroc (PRICAM), l'ITHQ a été choisi pour agir à titre de maître d'oeuvre canadien, en collaboration avec l'Institut de technologie hôtelière et touristique de Marrakech (ITHTM), maître d'oeuvre marocain. Ce projet, igné en mai 1999, pour une période de 3 ans, vise à mettre en place à l'ITHTM, une structure de formation continue et de perfectionnement au profit de l'appareil de formation d'une part, et de l'appareil de production, d'autre part. Deux autres partenaires canadiens sont associés à ce projet.

La finalité du projet consiste à doter les établissements de formation hôtelière et touristique du Royaume, de ressources humaines plus qualifiées au niveau de la formation, de rehausser la qualité de la main-d'oeuvre active de ce secteur et de mettre en place un Observatoire scientifique du tourisme afin de constituer une banque de données essentielles aux orientations des interventions de formation.

Bien que la mission actuelle de l'ITHT de Marrakech soit de former une main-d'oeuvre qualifiée, il est également nécessaire d'actualiser les connaissances des formateurs en poste et de rehausser le niveau de qualification des employés. Une telle action n'est possible que par la mise en place d'une structure capable de diagnostiquer les besoins et les attentes émanant des entreprises et d'y apporter les correctifs nécessaires.

Depuis le début du projet, une équipe de trois Marocains ont été formés à la réalisation d'enquêtes et à leur analyse, dans le domaine du tourisme et de l'hôtellerie, trois chercheurs ainsi que trois andragogues ont également participé à des stages de formation dans les trois institutions canadiennes impliquées dans le projet. L'ITHQ recevra en septembre prochain, 6 formateurs en tourisme et en hôtellerie pour une formation de 4 semaines intensives. L'ITHQ procédera également à l'automne, à la mise en place d'un Centre informatisé de documentation et d'information (CDI) à l'ITHTM. Ce CDI sera un instrument capital pour les travaux de recherches d'enquêtes et de sondages (Observatoire scientifique de tourisme) et, pour l'appareil de formation, un espace de développement des technologies éducatives (support didactique, didacticiels, progiciels) et de l'enseignement à distance.

En mai dernier, l'ITHQ recevait le directeur de l'ITHTM au Maroc ainsi que le directeur de la Formation et de la Coopération au Ministère du Tourisme du Royaume du Maroc. Ensemble, nous avons fait le bilan de la première année de collaboration. Les actions de renforcement, qui ont débuté par la formation de 9 spécialistes, dans divers domaines du tourisme, positionnent déjà l'ITHT de Marrakech comme un chef de file dans le développement harmonieux des ressources humaines au Maroc.

L'ITHQ est heureux de contribuer à ce projet et nous croyons que la rencontre conjointe de tous les maîtres d'oeuvre des projets du PRICAM, prévue les 12 et 13 octobre prochain à Casablanca, permettra d'établir de nouvelles collaborations et de les rendre encore plus fructueuses. Cette rencontre se déroulera sous le signe des " Perspectives et défis des relations entreprises privées/institutions de formation.

En juin 2001, l'ITHQ offrira, au Québec, un "Programme de formation en tourisme et hôtellerie, pour cadres étrangers" de 5 semaines, avec stage pratique, si désiré, de 3 à 6 semaines, pour les cadres du milieu hôtelier, intéressés à développer leurs habiletés de gestionnaires.

Ce programme de formation en gestion avancée traitera de la gestion des ressources humaines, de la gestion des ressources financières, de la gestion des activités d'hébergement et des activités de restauration ainsi que des stratégies d'entreprises en hôtellerie et restauration avec un accent sur le développement des plans de marketing.

Pour en savoir plus sur l'ITHQ, vous pouvez consulter notre site WEB à l'adresse suivante : http://www.ithq.qc.ca

 

 

Polymonde :

un partenaire de choix qui vient à point nommé

 

La Corporation de formation internationale Polymonde a été créée par des commissions scolaires du Québec pour partager leur expérience et leur savoir-faire avec d'autres pays, d'autres institutions d'éducation, y compris les institutions de coopération et d'aide au développement.

 

Partager la passion d'éduquer et de développer sa communauté

 

Réparties dans des circonscriptions scolaires, les commissions scolaires ont été et demeurent encore les artisans du système éducatif actuel du Québec et du Canada depuis plus de 150 ans. Chaque commission scolaire a la mission, sur le territoire qu'elle couvre, d'organiser l'enseignement préscolaire, primaire et secondaire général, la formation professionnelle, le service à l'entreprise et divers services à la communauté, dont l'éducation aux adultes.

Dès le départ, les commissions scolaires ont été enracinées dans la communauté en confiant leur gestion à des autorités locales élues. Elles ont développé des compétences nécessaires en matière de planification et de gestion des besoins de formation, de conception et de mise en ¦uvre des programmes, de recrutement, de formation, d'évaluation des formateurs, ainsi qu'en matière de contrôle de qualité des services offerts à la collectivité. Ce contexte particulier de la création et de l'enracinement des commissions scolaires dans la collectivité explique l'ouverture et l'accessibilité de l'école québécoise et canadienne, sa grande capacité d'adaptation et d'innovation, ainsi que l'intérêt de nombreux partenaires à s'en inspirer dans la réforme de leurs propres systèmes éducatifs.

Au Québec, la récente Loi (180) sur l'Instruction publique, en vigueur depuis le 1er juillet 1998, autorise les commissions scolaires à exporter leur savoir-faire en éducation, ce qui était, jusque-là, le domaine réservé des universités et des CEGEP.

En créant Polymonde, les commissions scolaires initiatrices se sont données un cadre pour partager avec d'autres pays et d'autres institutions d'éducation leur expérience, leur savoir-faire en éducation de base et en formation professionnelle. Pour ces commissions scolaires, Polymonde est l'opérateur dédié mettant leurs ressources et leur expertise à la disposition des autres pays et des bailleurs de fonds.

Cela fait de Polymonde un partenaire unique qui offre ce qui se fait de mieux au Québec et au Canada en matière d'éducation de base et de formation professionnelle. La force de Polymonde est d'accéder à tout moment à des ressources humaines qui vivent au quotidien les défis de l'éducation et qui ont la passion de partager cette expérience.

 

Offrir ce qu'on fait de mieux

 

Les créneaux de coopération de Polymonde sont tout indiqués là où les commissions scolaires excellent, en l'occurrence l'expertise dans les champs d'action suivants :

  1. la conception et la gestion des réformes de l'éducation de base, incluant l'analyse sectorielle, le design organisationnel intégrant l'école dans son milieu, l'élaboration des curricula et des programmes, la mise en place des moyens pédagogiques et des stratégies visant l'augmentation de la persévérance scolaire;
  2. l'identification des besoins de formation des formateurs, la formation initiale et continue des formateurs et des agents d'encadrement pédagogique;
  3. la conception et la mise en ¦uvre des mécanismes d'équité en éducation, dont des programmes visant à encourager la scolarisation des filles et des groupes sociaux défavorisés;
  4. le renforcement de la capacité institutionnelle en matière de planification et de gestion des services éducatifs, soit par des stages au Canada ou des formations sur mesure pour les administrateurs scolaires;
  5. l'élaboration et la gestion des programmes définis selon les approches par compétence en formation professionnelle et technique;
  6. la mise en place et la gestion des services à l'entreprise;
  7. les stages en formation professionnelle pour les étudiants ou les employés d'entreprises qui désirent parfaire leur formation pratique sur des équipements à la fine pointe des nouvelles technologies.

 

Une expertise et une expérience internationales solides

 

Le système éducatif canadien et québécois a su attirer, au fil des années, les meilleures compétences en éducation. Outre les administrateurs du système, on y retrouve des formateurs, des conseillers pédagogiques, des psychologues, des pédagogues et de nombreux autres spécialistes ayant des titres académiques les plus élevés. Bien avant la création de Polymonde et l'engagement des commissions scolaires dans la coopération internationale, nombre de ces spécialistes ont été prêtés aux universités, aux CEGEP et aux firmes d'expertise conseil pour réaliser des mandats internationaux.

Cette expérience internationale a été capitalisée dans l'action de Polymonde qui, depuis sa création, a contribué au succès d'importants projets de

coopération, dont les plus récents sont :

  1. la restructuration des filières du génie électrique au Maroc;
  2. l'étude d'implantation des centres de formation des jeunes et de promotion des métiers au Rwanda;
  3. la formation initiale des maîtres en Guinée (Conakry);
  4. la formation d'appoint pour les enseignants de mécanique automobile et d'électromécanique au Mali;
  5. l'organisation des stages au Canada pour les ressources du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire et du Maroc.

Polymonde est ainsi un partenaire qui arrive à point nommé, au moment où plusieurs gouvernements et des bailleurs de fonds se préoccupent de l'amélioration de la qualité de l'éducation de base et de la formation professionnelle. Le modèle qu'elle propose est fondé sur le partage de responsabilité entre partenaires et sur la prise en compte des besoins du marché du travail, de la collectivité et des apprenants eux-mêmes.

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3737, rue Sherbrooke Est

Bureau A-143

Montréal (Québec)

Canada H1X 3B3

 

Téléphone: (514) 596 6598

Télécopieur: (514) 596 6116

Polymonde@csdm.qc.ca

 

Votre partenaire de choix en éducation de base et en Formation professionnelle

 

Champs d'expertise:

 

Analyse des besoins - planification et gestion des projets

Élaboration des programmes - Formation des formateurs

Renforcement de la capacité institutionnelle

Stages pour le personnel d'éducation et les étudiant

Approches par compétence - Alternance étude-travail

Formation sur mesure en entreprise

 

POLYMONDE met à votre disposition le savoir-faire et les ressources francophones en éducation de base et en formation professionnelle.

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Magazine Transatlantique - septembre 2000 - 2