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Ancien conseiller spécial du Premier ministre du Québec, feu M. Bourassa, M. Clément Patenaude s'intéresse beaucoup à l'Afrique et au monde francophone en développement. Il a déjà reçu en stage des étudiants issus de ces régions.
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M.T.: |
Pouvez-vous nous présenter votre entreprise? |
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C.P.:
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Le Reso Innovac est un groupe de consultants. Nous nous spécialisons de plus en plus dans le développement des entreprises. Nous aidons des entreprises à s'installer au Canada ou dans le monde. Nous offrons surtout notre expertise pour le développement de petites et moyennes entreprises. Le Reso Innovac travaille aussi dans la consultation en administration des entreprises ou des gouvernements. Avec l'appui de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) ou de la Banque mondiale, nous avons aidé certains états à réorganiser leurs services publics. Notre groupe s'occupe aussi de la gestion des ressources humaines et de la formation au Canada et dans le monde. Nous nous intéressons de plus en plus aussi à la gestion de l'environnement. Il s'agit surtout d'aider certains gouvernements à établir des politiques environnementales. Le Canada dispose d'une importante expertise en matière d'environnement. Il faut se souvenir que le siège social de la Commission environnementale de l'Accord du Libre-échange nord-Américain (ALENA) se trouve à Montréal. |
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M.T.: |
Quels sont vos projets actuels ou avenir en matière d'environnement? |
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C.P.:
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Nous avons eu plusieurs sortes de projet en communication environnementale. Par exemple au El Salvador, nous avons eu le mandat d'aider le gouvernement à établir des politiques environnementales. Nous avons aussi conseillé le gouvernement du Costa Rica dans sa résolution des problèmes environnementaux. Nous avons eu en Égypte un projet de gestion des déchets. Nous nous sommes occupés de la partie gestion et des politiques gouvernementales pendant que les ingénieurs étaient responsables de la partie technique. Nous avons aussi des projets à l'étude dans plusieurs pays d'Afrique francophone. Au Canada, nous aidons les compagnies étrangères qui veulent s'installer au pays à se familiariser avec les exigences canadiennes en matière d'environnement. Nous les aidons par exemple à préparer le dossier pour une audience au BAPE (Bureau d'Audience Publique en Environnement). Nous facilitons donc l'obtention de certains permis. Dans notre équipe, nous avons un ancien commissaire au BAPE. Nous pouvons agir comme intermédiaires entre les entreprises et les institutions gouvernementales chargées de la réglementation en matière d'environnement. |
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M.T.: |
Comment selon vous, peut-on transmettre l'expertise canadienne à d'autres pays francophones? |
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C.P.:
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Dans la plupart des mandats que nous avons eus à l'étranger, il s'agissait de transmettre le savoir-faire déjà développé au Canada et de l'adapter au milieu. En matière d'environnement, le Canada est très avancé et la conscience collective y est de plus en plus sensible. Par exemple, en France, il est tout à fait normal de geter un mégot de cigarette sur un trottoir alors qu'au Canada c'est devenu une chose inadmissible. L'éducation en environnement fait qu'aujourd'hui les gens sont de plus en plus conscients de son importance pour notre avenir. |
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M.T.: |
Pouvez-vous nous parler du Forum des gens d'affaires francophones du Canada auquel vous venez de participer? |
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C.P.:
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Je vous remercie de me poser la question sur ce forum très important pour nous. Nous avons reçu un mandat du gouvernement fédéral d'aider des petites et moyennes entreprises à se développer hors Québec et à avoir des perspectives internationales. J'étais invité comme participant et comme conférencier au 3e forum des gens d'affaires francophones du Canada. Nous y avons rencontré des gens d'affaires et des responsables du développement économique soucieux de développer des liens avec des entreprises canadiennes. On estimait en 1993 à plus de 160 milliards de dollars l'importance du marché interprovincial. À l'heure de la mondialisation, il importe de se concerter pour affronter les marchés internationaux. |
En 1968, en France, la jeunesse soutenue par des intellectuels comme Jean-Paul Sartre s'était révoltée contre le système social. Rapidement, le mouvement gagna beaucoup de pays occidentaux.
En 1971, des intellectuels canadiens dont l'actuel sénateur Jacques Hébert décidèrent avec les jeunes de canaliser les énergies de la jeunesse pour combattre les malaises sociaux, l'inégalité au Canada, pour promouvoir la paix et la coopération dans le monde et pour contribuer à la solidarité et au développement des pays du Tiers-monde. Plus de 20 ans après, Jeunesse Canada Monde a acquis ses lettres de noblesse, au point que son expérience est maintenant imitée par des pays comme la Hollande et la Suède.
Chaque année, plus de 3 000 jeunes du Canada et de vingt pays en développement prennent part aux programmes d'échange de Jeunesse Canada Monde. À part le programme d'échange jeunesse, il y a d'autres possibilités de participer aux activités de Jeunesse Canada Monde, comme le programme de travail jeunesse et le programme sur mesure.
Selon l'intensité des activités, le programme Jeunesse peut durer de 6 à 8 mois. La moitié de cette période se passe au Canada, l'autre moitié dans le pays d'échange. Des jeunes Canadiens âgés de 17 à 20 ans et des jeunes d'un pays d'Afrique, d'Amérique latine ou des Antilles se retrouvent ensemble pour vivre, travailler et apprendre les uns des autres. Chaque participant canadien se voit jumeler à un participant du pays d'échange qui sera son homologue tout au long du programme. Sept ou huit participants canadiens représentants venant des pays d'échange forment un groupe, lequel est placé sous la supervision de deux agents de projet. Ces agents viennent l'un du Canada et l'autre du pays hôte.
En général, un échange réunit trois groupes dont la supervision globale incombe à deux coordonnateurs de programme. Les programmes débutent tous par une orientation dont le but est de préparer les participants et les pays d'échange à leur séjour dans les communautés d'accueil. Jeunesse Canada Monde et l'organisme parrain du pays d'échange sont appelés à collaborer étroitement à la réalisation de chacun des programmes d'échange. Cet aspect bilatéral des échanges est le secret du dynamisme et du haut niveau d'apprentissage interculturel. Les programmes d'échange Jeunesse sont les plus courants à JCM. Beaucoup de pays africains francophones en ont bénéficié.
Le programme Partenaires dans le travail quant à lui s'adresse à des jeunes de 18 à 29 ans à qui est offert une occasion d'acquérir de l'expérience en coopération et en développement international. Il prend la forme d'un service bénévole outre-mer donné en collaboration avec des organismes hôtes. Ce programme ne compte aucune étape au Canada, mais les bénévoles qui y participent réalisent d'importantes activités de conscientisation qui se déroulent avant et après le programme. Comme exemple du programme partenaires dans le travail, on peut citer l'expérience des étudiants qui ont travaillé au Mali à des projets de lutte contre l'érosion, de reboisement, de construction de fours et d'enclos pour bétail, de jardins de légumes, etc... Ces projets ont été réalisés avec des organisations féminines maliennes dont les étudiants ont pu admirer le courage et l'implication dans le développement de leur pays.
Le programme sur mesure pour sa part répond aux besoins de clientèles ou partenaires spécifiques ou examine des questions particulières. Les projets doivent respecter la philosophie de base des programmes de JCM, tout en adaptant le plus possible leur structure, leurs composantes et leur forme à un projet particulier.
Dans le cadre du programme sur mesure, huit équipes composées chacune des huit jeunes du Canada et de huit jeunes du Bénin ont vécu dans huit communautés rurales du Bénin, où des animateurs volontaires des Nations-Unies sont actifs. Le programme visait à appuyer des projets locaux de développement communautaire. Dans cette catégorie, il faut aussi citer le projet spécial dénommé "leadership autochtone". Il s'intéresse au développement de micro-entreprises pour les jeunes autochtones. C'était un projet soutenu, par JCM, par «Patway» un fonds décentralisé d'Emploi et Immigration Canada et un organisme éducatifde l'Équateur où s'est déroulé le projet. Ainsi, des jeunesautochtones du Canada ont eu l'occasion de coopérer avec leurs congénères de l'Amérique latine.
Toutes ces activités ont doté JCM d'une expertise dans des domaines les plus divers, recherchée au Canada et ailleurs dans le monde.
S'appuyant sur plus de 20 ans d'expérience, la JCM offre son expertise en formation interculturelle en "leadership", en transport international et en éducation au développement. En matière de formation interculturelle, JCM a organisé des ateliers portant sur la communication interculturelle pour les 40 régisseurs et plus 75 préposés aux renseignements de la Régie du Logement du Québec, elle a aussi offert des stages en formation sur la communication interculturelle, organisés pour vingt directeurs d'auberges de Jeunesse canadiennes et américaines de American Youth Hotel Association.
En ce qui a trait au transport international, JCM a organisé le transport des 110 délégués qui ont participé au forum préparatoire "Jeunesse du Monde", organisé par les Nations-Unies au Costa Rica en 1992, des 80 délégués africains, asiatiques et latino- américains venus participer à la "Conférence Métropolis" à Montréal en 1993 ainsi que le transport de quarante des représentants mondiaux de municipalités pour la Fédération Canadienne des Municipalités lors d'une conférence à Toronto en 1993.
L'initiation au "leadership" est surtout incarnée par le fait que l'expérience JCM a été imitée par des pays européens dont la Hollande et la Suède et qu'elle est dirigée par un ancien participant, Paul Shay.
Jeunesses Hollande a vu le jour en septembre 1991 en s'inspirant du programme de JCM. Elle a quand même ses propres couleurs. Elle prend forme grâce à la collaboration des personnes et des organismes oeuvrant auprès des jeunes et soucieux des problèmes de développement. Les participants hollandais s'associent à des projets de travail et de coopération déjà existants en Hollande et qui travaillent auprès des jeunes. De plus, des entreprises peuvent adopter un groupe et tirer elles aussi avantage du projet, en faisant connaître l'expérience dans le bulletin de la compagnie. Les participants s'engagent à l'avance à consacrer à leur retour du stage au moins 3 mois pour faire du travail d'information et de conscientisation.
Après des consultations auprès de JCM, Jeunesse du monde de Suède a été créée en janvier 1993. La même année, des jeunes suédois ont participé au programme de JCM au Costa Rica et en Indonésie. Le directeur de Jeunesse du Monde de Suède a participé à la séance de pré-départ des participants, de même qu'à leur séance de compte rendu au retour. Il a aussi pris part à une séance d'orientation nationale s'adressant au personnel sur le terrain. La JCM avait prêté aussi son directeur régional de la Colombie-Britannique à Jeunesse du Monde de Suède pour 6 semaines. Maintenant, Jeunesse du Monde de Suède vole de ses propres ailes.
Jeunesse Canada Monde veut initier des jeunes du Tiers Monde à l'Internet avec l'appui financier de Industrie Canada. Jeunesse Canada Monde attend d'autres pays prêts à se servir de son exemple et faciliter la compréhension entre les peuples grâce aux énergies de la jeunesse.
Andrée Dubois
Multimédia et nouvelles technologies
À l'aube de l'an 2000, les gouvernements et les entreprises reconnaissent d'emblée que la valeur économique des savoirs et des connaissances constitue la clé de voûte de la nouvelle économie. Dans la région de Québec, nous ne faisons pas exception. En tant que PDG du CEFRIO, j'ai eu le privilège de participer aux réflexions qui ont mené à la première politique gouvernementale traitant spécifiquement de Québec, la Capitale.
Parmi les secteurs reconnus comme prioritaires dans notre région, la haute technologie occupe, et occupera de plus en plus une place de choix, avec la culture et le tourisme. Québec technorégion n'est donc plus une vue de l'esprit, c'est une réalité!
À l'heure où les décisions se prennent à un rythme accéléré dû à l'instantanéité de l'information, à l'heure où les réseaux technologiques, mais surtout humains sont une condition sine qua non de réussite, que manquait-il à notre région pour prendre sa place dans cette nouvelle économie du savoir? Nous avons déjà un Parc technologique reconnu, un Centre de développement des technologies de l'information (CDTI) bien implanté, une Société Innovatech et des sociétés de capital de risque très dynamiques, et, depuis peu, un Centre national des nouvelles technologies de Québec, annoncé lors du récent discours du budget.
Notre région regroupe, à elle seule, plus de 300 entreprises et centres d'expertise qui emploient plus de 10 000 personnes dans le domaine des technologies de l'information et du multimédia. Ces entreprises, pour la plupart des PME, doivent à la fois recruter les personnes les plus qualifiées, augmenter leurs efforts de RD, innover dans leurs façons de faire, acquérir de nouvelles technologies afin de pénétrer de nouveaux marchés et de demeurer compétitives.
Le CARTIM répond donc aux besoins exprimés par les entreprises de la région qui souhaitent prendre le devant du peloton, comme dirait Louis Garneau en facilitant la démarche des entrepreneurs à la recherche d'information et de services stratégiques. En regroupant sous une même bannière l'ensemble des expertises montréalaises et québécoises de soutien, de recherche, de développement et de promotion, le CARTIM apporte à la région de Québec, un réseau unique, un réseau de réseaux que j'ai le plaisir présenter ce matin ainsi que leurs représentants (par ordre alphabétique).
Monsieur Gilbert Ouellette, dirige les destinées de l'Association des producteurs de multimédia au Québec (APMQ), dont la mission principale est de regrouper et de représenter les producteurs de contenus multimédias du Québec et de défendre et promouvoir leurs intérêts en vue de favoriser le développement de cette industrie. Active auprès des gouvernements, des organismes de financement, des centres de recherche et des autres regroupements de l'industrie du multimédia, l'APMQ vise à doter les producteurs en multimédia de tous les moyens requis pour que la production multimédia au Québec devienne une industrie reconnue sur le marché intérieur comme sur les marchés internationaux.
Le Consortium multimédia CESAM, représenté par sa présidente-directrice générale, Louise A. Perras, regroupe 27 experts et chefs de file des domaines des technologies de l'information, des télécommunications, de l'éducation, des arts et des médias. Sa mission est de faciliter l'émergence et la croissance d'entreprises québécoises de calibre international dans le domaine des nouveaux médias.
Le Centre de développement de la géomatique (CDG), présidé par Michel Mellinger, dont le CEFRIO est l'un des membres fondateurs avec le Cégep de Limoilou et l'Université Laval, a pignon sur rue à Québec depuis 1995. Sa mission: contribuer à la promotion et à la compétitivité de l'industrie québécoise de la géomatique tant au Québec que sur la scène internationale. Actuellement, le CDG, qui regroupe la majorité des industriels et intervenants oeuvrant en géomatique au Québec, s'est vu confier lors du dernier Sommet sur l'économie et l'emploi, la Stratégie d'exportation de la géomatique.
Le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), que j'ai le plaisir de diriger depuis 6 ans, rejoint maintenant 110 membres industriels, gouvernementaux et universitaires et se veut un agent de changement auprès des entreprises québécoises dans le but d'améliorer leur performance à tous les niveaux, et ce, par l'appropriation plus intense et plus rapide des technologies de l'information et de communication. Ses principaux projets portent sur le télétravail, l'informatisation des PME, la téléformation et la télémédecine, ainsi que les services publics et les inforoutes. Dans la région de Québec, le CEFRIO a coordonné le Pôle multimédia et a mis en place un service de veille stratégique (SISTECH) qui diffuse maintenant à plus de 2000 abonnés au Québec et dans l'ensemble des pays de la Francophonie grâce à une collaboration avec l'Agence de la francophonie.

Le Centre de promotion du logiciel québécois (CPLQ), présidé par Claude Pineault, représenté par Nicole Martel, directrice des projets et développement associatif, regroupe à lui seul 400 membres oeuvrant dans le domaine du logiciel. Sa mission: offrir une expertise de calibre mondial en commercialisation, promotion et exportation dans l'univers des sociétés de technologies de l'information. Le CPLQ contribue activement au développement des marchés et anime un réseau de maillage tant local qu'international pour les entreprises de logiciels, de services électroniques et de multimédia.
Le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), présidé par Yves Sanssouci, idéateur de la Maison des hautes technologies de Montréal, et représenté par son vice-président scientifique, Denis Poussart, de l'Université Laval, participe au développement socio-économique et industriel de la société dans les secteurs de pointe des technologies de l'information et des applications de l'informatique. Fondé à Montréal en 1985, le CRIM agit auprès de ses membres et de la communauté québécoise en offrant des services de RD, de formation, de tests, de transferts et d'accompagnements technologiques.
Enfin, le Conseil national de recherches Canada (CNRC), représenté par le directeur régional adjoint, Claude Attendu ainsi qu'Alain Michard, spécialiste en technologies de l'information, basé au CEFRIO, dispose au Québec d'un réseau de conseillers qui desservent une clientèle d'environ 2000 entreprises manufacturières dont de nombreuses oeuvrent dans les domaines de la haute technologie. Par son Programme d'aide à la recherche industrielle, le CNRC a pour mission d'aider les entreprises à mettre cette expertise technologique à l'oeuvre, afin de stimuler la productivité, la rentabilité et la compétitivité internationale des PME canadiennes. Au cours des trois dernières années, le Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI) a contribué à financer 40 projets dans la région de Québec touchant à divers degrés les technologies de l'information et totalisant des contributions de l'ordre de 3 500 000 $.
Le CARTIM s'inscrit dans la foulée de la Maison des hautes technologies inaugurée, en novembre dernier, par le vice-premier ministre Bernard Landry. Les partenaires du CARTIM reconnaissent en effet la nécessité de regrouper leurs forces complémentaires pour offrir une offre intégrée de services aux entreprises.
À eux seuls, les sept organismes que je viens de vous présenter regroupent 700 entreprises et organismes producteurs et utilisateurs de technologies de l'information et de communication, dont près du tiers ont des bureaux dans notre région. Avec la Maison des hautes technologies de Montréal, à laquelle s'ajouteront bientôt d'autres régions, me dit-on, c'est le plus vaste réseau de réseaux au Québec, et je dirais même au Canada.
Le CARTIM, c'est donc une nouvelle fenêtre qui s'ouvre pour les entreprises de la région de Québec, et du Québec dans son ensemble. C'est le résultat d'une vision partagée par le gouvernement, par des organismes qu'il supporte et par le secteur privé. C'est un modèle original de partenariat privé - public fort prometteur.
Toutes les organisations réunies aujourd'hui ont en commun d'être innovatrices, d'être préoccupées par le développement et l'appropriation des nouvelles technologies, de participer, chez nous, à la croissance de la nouvelle économie et de travailler en réseau.
Mais comme nous le savons tous, malgré la puissance et le déploiement accéléré des réseaux technologiques, il n'en demeure pas moins que l'HUMAIN est au coeur de tous ces réseaux, et certainement la clé du succès du CARTIM.
Je me fais le porte-parole des partenaires du CARTIM et des entreprises de notre région pour vous remercier, Monsieur le vice-Premier Ministre, pour cette contribution financière qui vient à point et qui nous permettra, nous le souhaitons vivement, de contribuer au progrès économique et social du Québec.
(1) Allocution prononcée à Québec, le 6 mai 1999, à l'occasion de l'inauguration du Carrefour des technologies de l'information et du multimédia, par le vice-premier ministre du Québec et ministre d'État à l'Économie et aux Finances, monsieur Bernard Landry.
Le Canada est une fédération, et comme la plupart des fédérations, sa capitale fédérale Ottawa, n'est pas la ville la plus peuplée du pays. Ottawa ne peut donc pas se comparer aux métropoles que sont Toronto, Montréal et Vancouver. Cependant, la capitale a un rôle à jouer. Ottawa et les 27 municipalités qui l'entourent forment la région de la capitale nationale (RCN), qui compte plus d'un million d'habitants répartis des deux côtés de la rivière des Outaouais séparant l'Ontario et le Québec. On y découvre l'histoire du Canada de nombreuses sources de la fierté canadienne. La Commission de la capitale nationale est une société d'État qui a d'ailleurs pour mission de veiller à ce que la RCN soit source de fierté pour la population du Canada et qu'elle représente les Canadiens d'un bout à l'autre de ce grand pays.
Pendant plusieurs milliers d'années, la région de la capitale nationale fut un lieu de rencontre pour les peuples autochtones. Elle était au coeur d'un réseau de voies navigables, comme la rivière des Outaouais, et servait de poste d'arrêt pour effectuer des activités commerciales.
En 1613, Samuel de Champlain, explorateur français qui fonda aussi la ville de Québec remonta la rivière des Outaouais en canot. Les «voyageurs» ou «coureurs des bois» empruntèrent la rivière pendant plus de deux siècles pour faire le commerce des fourrures. En 1800, l'Américain Philemon Wright fut le premier à décider d'établir une colonie dans ce qui est aujourd'hui la région de la capitale du Canada. Puis, en 1826, à la suite de la guerre de 1812 avec les États-Unis, l'armée britannique entama la construction du canal Rideau qui devait servir de route intérieure pour l'approvisionnement en matériel militaire au cas où le fleuve Saint-Laurent serait mobilisé par un conflit. Le canal devait permettre de se rendre jusqu'au lac Ontario.
C'est en 1857, dix ans avant la signature de l'Acte d'Amérique du Nord britannique - loi établissant la confédération canadienne - que la reine Victoria désigna Ottawa comme capitale du Canada. En 1899, on confia à la Commission d'amélioration d'Ottawa le mandat d'édifier une grande capitale. Cette commission a évolué pour donner naissance à la Commission de la capitale nationale (CCN) en 1958. Cette année, l'institution fête donc son centième anniversaire.
Relevant du gouvernement fédéral, la CCN a un mandat d'envergure nationale divisé en trois missions principales:
* La CCN doit faire en sorte que la région de la capitale nationale soit un lieu de rencontre et un point de ralliement où les Canadiens de tout le pays peuvent faire part de leurs rêves, découvrir la diversité canadienne et célébrer les qualités qui rendent le pays unique.
* La CCN doit faire connaître le Canada aux Canadiens et aux visiteurs du monde entier en soulignant l'enthousiasme et les valeurs communes d'un océan à l'autre et en mettant en valeur les réalisations passées et présentes ainsi que les visions d'avenir.
* La CCN contribue à édifier une capitale qui préserve les trésors nationaux et les sites prestigieux qui stimulent l'intérêt des Canadiens d'aujourd'hui et de demain.
Contrairement à plusieurs pays, le Canada est devenu indépendant grâce à un dialogue avec la Grande-Bretagne, qui a abouti au vote de l'Acte d'Amérique du Nord britannique. C'est pourquoi le Canada reste très attaché à l'Angleterre, avec laquelle il a en commun la reine, et dont il a hérité les institutions parlementaires.
Le parlement est le centre de la vie démocratique canadienne. Il est constitué de la Chambre des communes et du Sénat. Les édifices du Parlement se trouvent sur une colline, au bord de la rivière des Outaouais, et sont visités par plus d'un million de personnes chaque année. La colline du Parlement est aussi un lieu de manifestation pour plusieurs groupes d'intérêt et des citoyens qui veulent se faire entendre sur des questions d'envergure nationale.
Le premier ministre ainsi que plusieurs ministres ont leur bureau sur la colline du Parlement. Certains ministères, cependant, ont leur siège dans d'autres quartiers d'Ottawa, et depuis 1970, à Hull, où ils ont contribué au développement de la partie québécoise de la RCN.
À Ottawa, on trouve aussi la Cour suprême du Canada. Depuis 1982, date à laquelle la Charte canadienne des droits et libertés a été intégrée dans la Constitution, la Cour suprême joue un rôle capital surtout dans la vérification de la constitutionnalité des lois et des conventions internationales.
Du début juin à la mi-octobre, au parc des chutes Rideau sur la promenade Sussex (en face de l'Hôtel de ville d'Ottawa), le centre d'interprétation "Le Canada sans frontières" met en lumière le rôle des Canadiens sur la scène mondiale et la participation canadienne aux questions et aux enjeux internationaux. L'exposition annuelle montre aussi le côté international de la RCN qui compte une centaine d'ambassades et des bureaux d'organisations internationales.
L'exposition met un accent particulier sur les Canadiens qui se sont imposés sur la scène internationale, comme Lester B. Pearson. Prix Nobel de la Paix en 1957 et premier ministre de 1963 à 1968, M. Pearson a lancé le concept des forces de maintien de la paix des Nations unies auxquelles le Canada reste très attaché.
En décembre 1997, le traité d'interdiction totale des mines antipersonnel a été signé à l'édifice Lester B. Pearson, siège du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) traite avec le monde en développement à partir de Hull, où elle compte sur des personnes de différentes origines qui sont souvent bilingues.
La Loi sur les langues officielles fait que plusieurs fonctionnaires fédéraux de la capitale nationale s'expriment en français et en anglais. C'est une caractéristique du Canada, et surtout de sa capitale, que lui envie le monde entier. On trouve plusieurs institutions culturelles dans la RCN, comme le Conseil des arts du Canada, qui finance une grande partie des activités culturelles et artistiques dans toutes les régions du Canada, la Bibliothèque nationale, les Archives nationales, le Musée des beaux-arts du Canada et le Musée canadien des civilisations.

En matière de recherche et de développement, la région de la capitale nationale occupe la première place au pays et fait d'importantes percées en haute technologie dans les domaines de la génétique, des télécommunications, de l'informatique et de la biotechnologie au point que l'on parle de la Silicon Valley du Nord, mais à la différence que l'on sait s'amuser été comme hiver dans la RCN.
En 1936, le gouvernement de William Lyon Mackenzie King invita l'urbaniste français Jacques Gréber à travailler dans la capitale du Canada. Ce dernier fit le tracé d'une ville moderne entourée de verdure: au sud, en Ontario, la Ceinture de verdure d'une superficie de 200 km2 et au nord, au Québec, le parc de la Gatineau qui s'étend sur 356 km2 et où l'on trouve tout un réseau de pistes de ski de fond en hiver. La patinoire du canal Rideau, au coeur d'Ottawa, est la plus longue patinoire du monde avec ses 7,8 km (ce qui équivaut à 200 patinoires olympiques) et est l'un des principaux sites d'activités du Bal de Neige, le plus important festival d'hiver en Amérique du Nord.
Isabelle Duchenay et son frère, champions olympiques, et étoiles de patinage artistique qui ont participé à des compétitions un peu partout dans le monde, habitent maintenant la région où ils ont ouvert une école de patinage. Aussi, on ne peut pas passer sous silence la présence d'une équipe de hockey professionnel, les Sénateurs d'Ottawa.
Au printemps, plus d'un million de tulipes fleurissent chaque année, c'est le Festival canadien des tulipes. Cette tradition a commencé en 1945, lorsque les Pays-Bas envoyèrent 100 000 bulbes de tulipe au Canada en remerciement du rôle joué par les soldats canadiens dans la libération des Pays-Bas ainsi que pour l'asile offert à certains membres de la famille royale pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui encore, les Pays-Bas envoient 10 000 bulbes annuellement. Le festival des tulipes annonce la fête nationale, la fête du Canada, le ler juillet. À cette occasion, une mosaïque humaine agite de petits drapeaux blanc et rouge avec la feuille d'érable et clame sa joie et sa fierté de vivre dans le pays que les Nations unies ont classé au premier rang mondial pour sa qualité de vie. Ce pays qui a tenu les Jeux olympiques d'été à Montréal en 1976, les Jeux d'hiver à Calgary en 1986 et a produit des sportifs de renom comme Donald Bailey, l'homme le plus rapide du monde et Jacques Villeneuve, ancien champion de la formule 1, ainsi que des chanteurs de calibre international comme Céline Dion et Rock Voisine, et qui organisera les Jeux de la Francophonie de 2001 dans la région de sa capitale nationale.
Mercédès Durosel
Statistique Canada, l'organisme statistique national du pays, ne fait pas que produire des chiffres; après avoir recueilli et compilé des données sur l'ensemble des activités de la population, il les analyse afin de faire la lumière sur les principales tendances qui se dessinent au sein de la société. Il peut ensuite diffuser de façon claire l'information la plus juste possible sur le Canada, sa population, son économie et ses institutions.
Dans les données que Statistique Canada offre et explique à la population, il y a de tout pour tous; chaque personne, organisme, entreprise ou gouvernement y puise selon ses besoins. Les gouvernements æ fédéral, provinciaux et territoriaux æ et les municipalités, par exemple, peuvent s'en servir pour élaborer des politiques et planifier des services dont chaque Canadienne et chaque Canadien bénéficie tous les jours. Les entreprises, le secteur industriel, le secteur universitaire, les banques, les associations et les industries ont la possibilité d'en user pour faire des études de marché, mettre sur pied des programmes financiers, établir des stratégies de marketing de même que pour lancer de nouveaux produits et services. Et si un citoyen veut être bien informé sur la population canadienne, les enquêtes sociales de Statistique Canada le lui permettent. Il lui est en effet possible d'obtenir des renseignements détaillés sur la santé, la scolarité, le revenu des particuliers et des ménages, les caractéristiques des personnes à faible revenu et l'alphabétisme, pour ne nommer que quelques sujets d'enquête.
Ainsi, les Canadiennes et les Canadiens ou les personnes de l'étranger qui veulent avoir de l'information sur les caractéristiques de la population du Canada, sur son taux d'inflation, sur son produit intérieur brut ou sur ses ventes au détail n'ont qu'à se tourner vers Statistique Canada. Ils trouveront sans peine ce qu'ils cherchent, l'information générée par l'organisme brossant un tableau complet de la situation du pays. Les données du recensement sont à elles seules, pour quiconque veut prendre le pouls du Canada, une mine inestimable de renseignements. En effet, pour ne donner qu'un exemple, les données tirées du recensement portant sur le lieu de naissance, la citoyenneté, l'origine ethnique, la population autochtone et les minorités visibles permettent d'étudier les caractéristiques sociales et culturelles de la population au fil des ans.
On entend parfois les gens exprimer leurs craintes en ce qui a trait à la confidentialité des renseignements recueillis auprès de la population. Vaines peurs Selon la Loi sur la statistique, Statistique Canada est tenu de garder confidentiels tous les renseignements qu'il tire de ses enquêtes auprès de la population, peu importe le moyen utilisé. Il est du devoir de Statistique Canada de ne divulguer aucune information permettant d'identifier qui que ce soit.
Statistique Canada place au-dessus de tout l'objectivité et l'impartialité; aucun compromis n'est fait en ce qui regarde ces deux fondements de l'organisme. Bien que Statistique Canada doive faire rapport au Parlement par l'entremise du ministre de l'Industrie dont il relève, ses programmes demeurent tout à fait indépendants, détachés de toute forme d'engagement politique.
En se gardant de prendre position, en préservant sa neutralité pour qu'aucun débat ne vienne entacher sa crédibilité, Statistique Canada reste toujours en mesure de répondre aux besoins de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens sans distinction. En fournissant de l'information pertinente et fiable à laquelle tout citoyen a accès, l'organisme peut permettre à la démocratie canadienne de s'exercer toujours plus efficacement, des statistiques utilisées à bon escient favorisant un environnement socioéconomique plus équitable, plus productif et plus responsable.
Ainsi, fort de sa réputation d'intégrité et d'excellence æ Statistique Canada a été classé à deux reprises par la revue The Economist au premier rang mondial des organismes statistiques æ, Statistique Canada est fier de mettre à la portée de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens, quels que soient leurs champs d'intérêts, ses produits et ses services répondant tous à des normes élevées de qualité. Vous pouvez tout d'abord découvrir en primeur les faits saillants des nouveaux résultats d'enquête en lisant, dans le site Web de Statistique Canada, Le Quotidien, le bulletin officiel de l'organisme publié chaque jour ouvrable. Dans ce site Web (www.statcan.ca), facile à consulter et qui abonde en données sur les différents aspects du Canada, vous trouverez l'information nécessaire à une juste compréhension du pays.
Les publications de Statistique Canada sont distribuées à de nombreuses bibliothèques d'un bout à l'autre du pays. Vous pouvez obtenir plus de renseignements sur nos produits et services ou avoir de l'aide pour faire vos recherches en communiquant avec le centre de consultation le plus près de votre localité ou, si vous êtes à l'extérieur de la zone de communication locale, en composant le 1 800 263-1136 (appareils de télécommunications pour malentendants: 1 800 363-7629).
1. Directeur, Direction des sciences, Service canadien des forêts, Ressources naturelles Canada, 580 rue Booth, Ottawa (Ontario), Canada K1A 0E4
2. Chef-Adjoint du département Forêt et milieux naturels, Institut national de la recherche agronomique (INRA), Centre de recherche d'Orléans, 45160 Ardon, France
Dans le domaine forestier, il existe entre scientifiques français et canadiens un intérêt mutuel qui se manifeste par de nombreux échanges et contacts. Cet intérêt est fondé sur l'importance du secteur forestier pour les deux pays et sur la présence de fortes organisations de recherche forestière qui oeuvrent dans des domaines de pointe. Au Canada, le principal organisme de recherche forestière est le Service canadien des forêts et en France, le plus important est l'Institut national de la recherche agronomique. Conséquemment, c'est dans ces deux organismes que se retrouvent la plupart des collaborations scientifiques entre la France et le Canada. Ces collaborations ont pour but d'accélérer la recherche dans le domaine forestier et de favoriser son application à l'aménagement durable des forêts.
La forêt couvre 25 % du territoire français, soit 16 millions d'hectares constituant 0.5 % des superficies forestières mondiales. Le secteur forestier français représente un chiffre d'affaire direct de 230 millions de francs. Le secteur des pâtes et papiers a d'ailleurs connu une progression importante durant les dernières années. En terme de travail, ce secteur donne environ 550 000 emplois, majoritairement en milieu rural. Les forêts françaises sont également importantes sur le plan de la diversité biologique, de la protection des sols et des eaux, de la chasse, de la récolte des champignons et de la récréation.
Du côté canadien, la forêt constitue 45 % du territoire, soit 418 millions d'hectares qui représentent 10 % des forêts mondiales. Le chiffre d'affaire de l'industrie forestière canadienne se situe à 71 milliards de dollars canadiens. Ce secteur économique emploie, directement ou indirectement, 830 000 personnes, surtout en milieu rural. Les forêts canadiennes sont importantes pour la diversité biologique, la protection des sols et des eaux, la chasse et la pêche, et les activités récréatives.
La coopération en matière de recherche forestière se fait dans le cadre de la Commission mixte scientifique franco-canadienne dont l'action porte sur quatre thèmes: les ressources génétiques, la santé des forêts, la caractérisation et le fonctionnement des écosystèmes, et la production et les produits forestiers. Les collaborations sont facilitées par des coordinateurs sectoriels présents dans chacun des deux pays. Plusieurs organismes sont déjà présents dans la collaboration franco-canadienne, et cette participation pourrait être étendue.
Les collaborations dans le domaine des ressources génétiques portent sur l'analyse de la diversité des espèces d'arbres, l'amélioration génétique et les biotechnologies forestières. Leur principal objectif est d'obtenir des variétés d'arbres améliorées sur le plan de la croissance, de la résistance aux pathogènes ou de la qualité du bois. Accessoirement, les écosystèmes et la conservation de la ressource sont également étudiés. Participent entre autres à ces collaborations le Service canadien des forêts, l'INRA, le CEMAGREF, une université canadienne (Victoria), le ministère des forêts de la Colombie-Britannique, le ministère des ressources naturelles du Québec et l'ONF.
Il s'agit ici d'études concernant la surveillance et le contrôle de l'état sanitaire des forêts qui portent surtout sur les insectes, les pathogènes fongiques et les feux de forêts. Ces collaborations concernent l'INRA, le CEMAGREF et le Service canadien des forêts.
Ce domaine de collaboration est très important car les écosystèmes forestiers ne sont pas aussi inépuisables, stables et durables qu'on a pu le croire par le passé. Des intérêts communs se manifestent pour l'écologie des essences et la dynamique des populations, pour l'impact des changements climatiques, pour le fonctionnement biogéochimique des sols, pour les symbioses champignons et arbres forestiers, et pour l'écologie des paysages. Les collaborations ont comme partenaires le CEMAGREF, l'INRA, plusieurs universités canadiennes (Laval, du Québec à Chicoutimi, Victoria, Colombie-Britannique, Guelph, du Québec à Montréal, Carleton), une université française (Nancy) et le Ministère des Ressources naturelles du Québec.
Ce thème comprend quatre volets : la modélisation de la croissance des arbres et des peuplements forestiers, la simulation et l'analyse de la qualité du bois, la formation du bois et sa différenciation, et le rendement en sève de l'érable à sucre. La modélisation de la croissance des arbres et des peuplements forestiers porte sur la sylviculture, les conditions écologiques, le matériel génétique et la nature des peuplements. Les équipes participantes se retrouvent à l'INRA, au CEMAGREF, au Service canadien des forêts et au ministère des Forêts de la Colombie-Britannique. Dans le cas de la simulation et de l'analyse de la qualité du bois en fonction de la sylviculture, de l'écologie et de la génétique, les activités se retrouvent à l'INRA, l'ENGREF, les universités canadiennes (Laval, Colombie-Britannique) et FORINTEK. La partie formation du bois et sa différenciation couvre le métabolisme des lignines (composante influençant l'extractabilité de la fibre) et la physiologie. Il existe dans ce domaine des possibilités de collaboration entre l'INRA, le Service canadien des forêts et l'Université de la Colombie-Britannique. Pour ce qui est de la collaboration sur l'étude du rendement en sève de l'érable, l'Université de Nancy, l'Université du Québec à Montréal et le ministère de l'Agriculture et des Pêcheries du Québec sont déjà à pied d'oeuvre.
Comme ces quelques lignes le démontrent, les collaborations entre le Canada et la France en matière de recherche et technologie forestière sont nombreuses. De plus, elles ont été fructueuses pour le progrès du développement durable des forêts dans chacun des pays. Le financement de ces collaborations se fait dans le cadre des activités normales de fonctionnement des organismes participants, mais aussi avec l'aide du Conseil de recherches en science naturelles et en génie du canada, du ministère des Affaires étrangères de France, du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada et de l'Accord de coopération France-Québec.
Avec une augmentation des ressources, plusieurs des collaborations pourraient être accentuées et certaines autres pouraient être amorcées. De plus, le volet francophone de la collaboration en matière de recherche et de technologie forestières pourrait être exploité afin d'accroître la synergie des collaborations bilatérales et d'obtenir des collaborations multilatérales avec d'autres pays de la francophonie.
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France |
Canada |
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Institut national de la recherche scientifique (INRA) |
Service canadien des forêts |
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Office national des forêts (ONF) |
FORINTEK |
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Association forêt-cellulose (AFOCEL) |
Institut canadien de recherches sur les pâtes et papiers (Paprican) |
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École nationale de génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) |
Institut de recherches en génie forestier du Canada (FERIC) |
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Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts (CEMAGREF) |
Centre d'excellence sur le développement durable des forêts |
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Département Santé des forêts (DERF) |
Ministères provinciaux responsables des forêts |
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Universités |
Universités |
Mme Sheila Finestone, Sénatrice et ex-Secrétaire
d'État du Canada chargée de la Condition féminine
Mme Finestone conduisait la délégation canadienne à la 4e conférence mondiale sur les femmes qui avait eu lieu en Chine en septembre 1995. Le texte qui suit a été publié dans le numéro du Magazine Transatlantique consacré à cette importante conférence et publié le 8 mars 1996.

Diriger la délégation canadienne à la Conférence mondiale fut une expérience inoubliable. Quelque 17 000 délégué(e)s de 189 pays ont participé à cette conférence, la plus importante jamais tenue par les Nations Unies.
On a qualifié le Forum des ONG qui s'est déroulé à Huairou à environ une heure de Beijing de plus grand rassemblement de femmes de l'histoire. Plus de 30 000 femmes du monde entier y ont participé, dont 500 Canadiennes.
J'ai visité Huairou plusieurs fois et j'ai rencontré un grand nombre d'ONG canadiennes et internationales. Bien sûr, elles ont dû surmonter beaucoup d'obstacles - la pluie, la boue, un site isolé, des moyens de transport inadéquats et l'accès insuffisant pour les personnes handicapées.
Mais contrairement à ce que laissaient entendre les reportages des médias, les femmes étaient déterminées à délibérer des questions de la condition féminine et elles l'ont fait assurément.
En somme, jamais auparavant n'avait-on vu tant de Canadiennes et de Canadiens visiter la Chine au même moment. Ce qui m'a convaincue de l'importance que les femmes du Canada ont attaché à cette conférence.
L'objectif du Canada était de quitter Beijing avec un plan d'action ferme et concret pour faire avancer l'égalité des femmes d'ici l'an 2000 et je suis fière du résultat.
Le Canada a travaillé d'arrache-pied, avant et pendant la Conférence de Beijing, pour s'assurer que les droits humains des femmes soient solidement établis comme fondement de l'égalité des femmes. Il y a eu des négociations de dernière minute difficiles sur certaines incompatibilités entre les droits humains des femmes et les traditions nationales, culturelles et religieuses. Certaines délégations voulaient restreindre la portée des droits humains des femmes à cause de ces coutumes.
Finalement, le Programme d'action adopté à Beijing reconnaît l'importance du patrimoine culturel, mais affirme clairement que les États, quels que soient leurs systèmes politiques, économiques et culturels, ont le devoir de promouvoir et de protéger tous les droits humains et toutes les libertés fondamentales.
Le Programme établit un solide plan d'action afin de faire disparaître la violence faite aux femmes. Il s'agissait de l'une des priorités du Canada. On y réitère que le viol en situation de conflit constitue un crime de guerre et un crime contre l'humanité. On y indique que le viol est un acte de génocide dans certaines circonstances, ce qui est un élément nouveau dans les documents des Nations Unies. On y affirme aussi que les gouvernements doivent intervenir pour prévenir et éliminer la violence faite aux femmes.
Pour la première fois, une conférence des Nations Unies a énoncé clairement que les droits humains des femmes comprennent le droit de contrôler leur sexualité, sans coercition, discrimination et violence.
La Conférence a également réaffirmé les droits génésiques des femmes, comme le droit de contrôler le moment choisi pour avoir des enfants, l'espacement des naissances et le nombre d'enfants.
Le Programme reconnaît que la violence sexuelle et la persécution en raison du sexe sont des motifs qui peuvent jouer dans la demande de statut de réfugié présentée par des femmes. Ce texte a été soumis par le Canada.
Le Canada a joué un rôle dans la négociation d'un texte équilibré où l'on reconnaît que la famille, dans toutes ses formes, est l'unité de base de la société et doit être renforcée. Le Programme précise que l'éducation des enfants doit être partagée par les parents - femmes et hommes - et la société en général. Le document fait aussi état du rôle important de la maternité tout en soulignant que ce rôle ne devrait pas limiter la pleine participation des femmes dans toutes les sphères de la société.
Le Canada a pris l'initiative afin de faire adopter un texte fort sur le travail non rémunéré. Le Programme exhorte les gouvernements à mesurer et, ce qui importe encore plus, à évaluer le travail non rémunéré, dont la majeure partie est exécutée par les femmes. On reconnaît ainsi que le travail non rémunéré, comme les soins aux enfants et aux personnes âgées ainsi que le bénévolat au sein des communautés, est essentiel à la société.
Le document comprend des paragraphes fermes sur la nécessité de faire participer les femmes autochtones au développement, de reconnaître leur droit à l'éducation, d'assurer l'égalité d'accès aux soins de santé et de reconnaître les soins de santé traditionnels. Il y est aussi question de la nécessité de promouvoir la participation des femmes autochtones à la prise de décisions à tous les niveaux et de reconnaître leurs connaissances en matière de gestion de l'environnement.
Le Programme affirme la liberté d'association des femmes et leur droit de s'organiser. Ce libellé a été présenté par le Canada et, bien qu'il puisse sembler fondamental, les femmes dans de nombreux pays ne peuvent exercer ces droits.
À la Conférence, le Canada s'est vu décerner le Prix mondial pour les plus grands progrès réalisés dans la condition féminine par la Fédération internationale des femmes de carrières libérales et commerciales. Ce prix a été attribué au Canada pour son évolution constante et remarquable en matière de changements législatifs au cours de la dernière décennie. Le Canada a été l'un des 106 pays que la Fédération a évalués à l'égard des progrès réalisés dans la mise en oeuvre des Stratégies prospectives d'action de Nairobi pour la promotion de la femme, élaborées à la troisième Conférence mondiale sur les femmes en 1985.
En se préparant pour la Conférence, le Canada a élaboré son propre plan d'action national pour l'égalité entre les sexes. À l'aube du XXIe siècle: Plan fédéral pour l'égalité entre les sexes est un cadre d'intervention fédérale destiné à faire progresser l'égalité des femmes au Canada jusqu'en l'an 2000. Vingt-quatre ministères et organismes fédéraux ont participé à l'élaboration du Plan.
Le Plan fédéral énonce des engagements précis au sujet de la promotion de la santé des femmes, de leur égalité économique et culturelle, de la réduction de la violence, ainsi que de l'accès à tous les paliers de décision au Canada. Il décrit des mesures concrètes pour instaurer l'égalité, y compris une stratégie sur la santé des femmes et un effort de recherche important à cet égard, un nouveau fonds de recherche et de développement sur les services de garderie, un programme de garderie pour Autochtones dans les réserves et les communautés inuites et un mécanisme assurant l'égalité d'accès aux prêts commerciaux.
La mesure la plus stratégique du Plan est le fait qu'il préconise l'analyse comparative entre les sexes à l'échelle du gouvernement fédéral. Le Plan demande que les ministères et les organismes fédéraux fassent en sorte que les mesures législatives et les politiques comportent à l'avenir une analyse qui permet d'évaluer les répercussions différentes que ces mesures législatives et politiques peuvent avoir sur les femmes et les hommes. Le Plan fédéral pour l'égalité entre les sexes complète le Programme d'action et constitue la pierre angulaire de la mise en oeuvre du Programme d'action au Canada. Au seuil du XXIe, le Canada est fermement déterminé à améliorer la situation des femmes.
Depuis la dernière Conférence mondiale sur les femmes tenue à Nairobi il y a dix ans, le Canada a fait des progrès considérables pour améliorer la situation de la femme. Nous avons l'intention de poursuivre nos efforts en ce sens en nous basant sur le Programme d'action adopté à Beijing et le nouveau Plan fédéral pour l'égalité entre les sexes. Je crois sincèrement que nos efforts contribueront à améliorer la vie des femmes, des hommes et de leurs familles au Canada.
Nous commémorons cette année le vingt-sixième anniversaire du Rapport de la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme. Le Rapport était une étude qui fait époque sur la situation de la femme au Canada. Il renfermait 167 recommandations visant à assurer l'égalité des chances pour les femmes en milieu de travail et à reconnaître les contributions égales des deux partenaires pour le partage des biens familiaux lors de la dissolution du mariage.
Aujourd'hui, la plupart des recommandations ont été mises en oeuvre. Par exemple, la discrimination fondée sur le sexe est maintenant interdite dans toutes les lois canadiennes du travail, les salaires minimums sont les mêmes pour les femmes et les hommes, et on peut demander des congés de maternité et des prestations parentales.
La Commission royale d'enquête n'a pas mentionné la violence au nombre des problèmes graves de l'heure, mais ses membres entrevoyaient déjà les mesures à prendre pour réaliser l'égalité entre les sexes. Ils avaient prédit qu'au fur et à mesure que les racines, les causes et les conséquences de l'inégalité des femmes seraient identifiées, il surgirait de nouveaux problèmes auxquels il faudrait trouver des solutions.
Aujourd'hui, les Canadiennes ont accès à une autonomie et une indépendance financières plus grandes grâce à leur niveau d'instruction, à leur participation à la population active et aux améliorations apportées aux régimes de pension. En raison des changements d'attitudes à l'égard du rôle et des capacités des femmes, qui sont en grande partie attribuables à l'influence du rapport de la Commission, les «enjeux féminins» sont devenus les enjeux de la société.
Il y a maintenant 54 femmes à la Chambre des communes. Peu importe notre allégeance politique, nous partageons la même dette de gratitude envers la Commission royale d'enquête. Sans la vision éclairée de ses membres, la route aurait été encore plus longue et difficile.
1. Origine
Le Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF) regroupe les organisations syndicales et professionnelles de l'enseignement de quelque 25 pays de la Francophonie. Sa création remonte à 1987. Elle est le fruit d'une décision collective prise par les personnes déléguées de 32 organisations de 22 pays de la francophonie à l'initiative de la centrale de l'Enseignement du Québec (CEQ), et ce, dans le cadre d'une première rencontre de ces organisations à Québec, à la veille du deuxième Sommet des chefs d'État et de gouvernement de la francophonie.
2. Liens avec l'Internationale de l'Éducation (IE)
Créée en janvier 1991, l'Internationale de l'Éducation (IE) rassemble 284 organisations nationales représentant 23 millions d'enseignantes et enseignants en plus d'autres employées et employés de l'Éducation dans 149 pays ou territoires. Le CSFEF a conclu, cette année, avec l'IE un protocole d'accord concernant l'Inclusion du CSFEF dans l'IE, par lequel les deux organisations s'engagent à coordonner les travaux qu'ils entreprennent et poursuivent dans les pays francophones sur les questions relevant de la Francophonie institutionnelle.
Par ce protocole, le CSFEF agit comme porte-parole des organisations francophones membres de l'IE représentant 1 032 000 enseignantes et enseignants et autre personnel de l'éducation auprès des organismes de la Francophonie.
3. Objectifs poursuivis
Le Comité est régi par une charte qui a été adoptée par quelque 40 organisations syndicales et professionnelles à la réunion du réseau, à Ottawa, en septembre 1993. Les principaux éléments de cette charte peuvent se résumer comme suit:
* assurer une prise en compte de l'éducation comme élément prioritaire et viser à infléchir les politiques dans ce sens;
* s'affirmer comme une force syndicale et professionnelle représentative, reconnue et active, partout où l'éducation, la formation ont besoin de se développer;
* fonder l'engagement syndical et professionnel pour la francophonie sur le respect de la diversité, le souci de la solidarité et la poursuite de la justice sociale et de la démocratie;
* concevoir la Francophonie comme un réseau privilégié de solidarité;
* affirmer, dans les faits, l'engagement de lutter pour les droits de l'homme contre toutes les inégalités et pour une meilleure qualité de la formation et de l'éducation pour tous;
* agir auprès des instances de la Francophonie.
4. Fonctionnement
Le CSFEF est constitué d'un réseau qui regroupe les syndicats de l'enseignement de la Francophonie et d'un Bureau fondé sur une représentation régionale qui coordonne son fonctionnement.
Le réseau se réunit tous les deux ans (Québec 1987, Dakar 1989, Paris 1991, Ottawa 1993, Tunis 1996, Montréal 1997). C'est le forum d'échange et de solidarité du CSFEF. Il fonctionne par consensus.

Le Bureau est composé de huit personnes qui assurent une représentation régionale.
- Monsieur Birahim Thiam, Syndicat national de l'enseignement élémentaire (SNEEL), Sénégal
- Madame Christiane Bitougat, Syndicat des enseignants de l'éducation nationale (SEENA), Gabon
- Monsieur Dhaker Taher, Syndicat général de l'enseignement de base (SGEB), Tunisie Amérique du Nord
- Monsieur Guy Matte, Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (FCE), Canada
- Madame Lorraine Pagé, Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), Québec & Canada
- Monsieur Hubert Duchscher, Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs d'école et pegc (SNUIPP-FSU), France
- Madame Agnès Breda, Fédération de l'éducation nationale (FEN), France
- Madame Josianne Thévoz, Société pédagogique romande (SPR), Suisse
- Le président du CSFEF est Roger Ferrari (SNES-FSU / France, le secrétaire général, Jean St-Denis (CEQ / Québec-Canada) et Birahim Thiam (SNEEL / Sénégal) agit à titre de délégué général.
- Le Bureau est responsable du fonctionnement de ce réseau de syndicats d'enseignantes et enseignants des pays ayant en commun l'usage de la langue française. Il repose sur les organisations participantes tant sur le plan financier que sur le plan de la réalisation de ses activités.
5. Activités du CSFEF
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Projet 1 |
- VIe Rencontre et Planèt'ERE |
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objectifs: |
- renforcer la cohésion du Réseau CSFEF - clarifier notre position dans les rapports avec l'IE - promouvoir l'éducation relative à l'environnement dans une perspective de développement durable |
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activités: |
- VIe Rencontre tenue à Montréal, du 4 au 6 novembre 1997 - Forum Planèt'ERE, du 7 au 11 novembre 1997 - établissement d'un réseau télématique pour Planèt'ERE et le CSFEF |
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coordination: |
- secrétariat général |
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Projet 2 |
- Rapport avec la francophonie |
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objectifs: |
- représenter les enseignantes et enseignants auprès des instances de la francophonie - participer aux renforcements des OING de la francophonie |
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activités: |
- rencontre avec le secrétaire général de la francophonie - rencontre avec l'administration générale de l'ACCT - rencontre avec le directeur général de l'AUPELF-UREF - participation à la Conférence des OING |
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coordination: |
- collaboration avec le Regroupement francophone de la CISL - secrétariat général en collaboration avec le président |
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Projet 3 |
- Éducation aux droits de la personne |
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objectifs: |
- renforcement des organisations syndicales enseignantes dans leur rôle d'agents de défense et de promotion des droits de la personne - formation d'enseignantes et d'enseignants à l'éducation et à la promotion des droits de la personne |
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activités: |
- organiser des séminaires nationaux (dans la suite) avec les syndicats d'enseignantes et d'enseignants (5 jours, 50 personnes) dans 5 ou 6 pays différents selon les budgets disponibles |
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coordination |
- secrétariat général |
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Projet 4 |
- Du c¦ur à l'ouvrage (bibliothèque scolaire et de quartier) |
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objectifs: |
- équiper des bibliothèques scolaires ou de quartiers dans des pays en voie de développement |
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activités: |
- cueillette de livres dans les pays du Nord - établissement des partenariats avec des villes du Sud - transport et installation des livres dans une infrastructure viable |
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coordination: |
- délégué général Birahim Thiam en collaboration avec le président |
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Projet 5 |
- Francophonie syndicale |
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objectifs: |
- diffuser l'information pertinente de la francophonie - développer la solidarité par la diffusion de l'information concernant les organisations participantes au réseau |
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activités: |
- publication trimestrielle |
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coordination: |
- le président, Roger Ferrari |
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Projet 6 |
- Formation des personnes assumant la fonction de direction d'école |
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objectifs: |
- améliorer la formation des personnes assumant la fonction de direction d'école en développant le volet animation du milieu scolaire |
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activités: |
- organiser des séminaires nationaux avec la participation de formateurs du Nord (selon les budgets) |
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coordination: |
- secrétariat général en collaboration avec le président |


L'Est du Congo-Zaïre: pire que le Kosovo Est
Nous, habitants du Kivu, organisés dans un mouvement pour la défense du Kivu, nous voulons la paix et nous protestons contre la guerre que le Rwanda, le Burundi et leurs alliés nous imposent.
Le Kivu devient un déversoir des problèmes créés par le Rwanda et le Burundi dans la sous-région des Grands Lacs. Ils nous ont d'abord envoyé, de 1959 à 1962, des réfugiés tutsis que nous avons accueillis. Ils nous ont ensuite envoyé, en 1994, premièrement des réfugiés tutsis, et deuxièmement une grande masse de réfugiés hutus que nous avons aussi accueillis et dont leurs gouvernements refusent le retour dans leur patrie. Et comme si cela ne suffisait pas, les gouvernements de Kigali et de Bujumbura envoient aujourd'hui une armée au Zaïre non seulement pour exterminer leurs concitoyens hutus dans les camps, mais aussi nous massacrer, nous qui les avons accueillis.
Nous constatons que le Rwanda et le Burundi agressent le Zaïre juste après la levée par le Conseil de sécurité des Nations unies de l'embargo sur les armes destinées au Rwanda.
Nous, les nombreuses et diverses tribus, qui avons toujours cohabité dans la paix et l'harmonie au Kivu, nous nous trouvons maintenant menacés par une guerre qui nous a été imposée par les étrangers qui ont armé des mercenaires de toutes sortes pour s'assurer une hégémonie dans notre région. Et cela est baptisé « guerre tribale interne au Zaïre » du groupe qui se dit « Banya-Mulenge ».
* Nous demandons aux gouvernements de Kigali et de Bujumbura de régler leurs problèmes internes chez eux et de ne pas les exporter chez nous au Zaïre.
* Nous demandons spécialement aux Tutsis du Rwanda, que nous avons maintes fois accueillis comme réfugiés, de ne pas cracher dans les puits où ils ont bu. Aujourd'hui, ils nous récompensent par des bombes... Qu'ils se rappellent que l'histoire tourne.
* Nous demandons aux lobbies internationaux des Tutsis qui dirigent le Rwanda et le Burundi de cesser d'organiser la désinformation dans le but de tromper l'opinion internationale sur ces problèmes.
* Nous demandons au Conseil de sécurité des Nations Unies de revoir sa décision concernant la levée de l'embargo sur les armes pour le Rwanda. Nous demandons au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés d'organiser le rapatriement rapide des réfugiés en créant des couloirs humanitaires au Rwanda et au Burundi avec protection internationale.
* Nous rappelons enfin au gouvernement zaïrois son devoir impérieux de garantir l'intégrité du territoire.

L'invasion de la RD Congo par l'Uganda, le Rwanda et le Burundi dès octobre 1996 a replongé l'Afrique dans l'abîme du XIXe siècle qui culmina avec le régime de l'apartheid incarné par les minorités blanches en Afrique du Sud. Qui aurait pu croire qu'une fois ce régime honni de Vorster, Botha... déraciné le continent africain allait revivre la même catastrophe, mais cette fois-ci incarnée par des noirs? Tout était planifié. Plus l'apartheid blanc s'écroulait, plus l'apartheid noir se renforçait.
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Février 1990: |
Libération de Nelson Mandela |
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Octobre 1990: |
Invasion du Rwanda par l'armée ugandaise de Museveni, au pouvoir dès 1986. Museveni est de l'ethnie nkore apparentée aux tutsi. Depuis 86 jusqu'à ce jour, l'Uganda est à feu et à sang. Ce pays bat aussi le record des rébellions. Il y en a plus de six! La calamité vient donc de Kampala. |
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Octobre 1993: |
Assassinat de Melchior Ndadaye, Premier Président élu démocratiquement au Burundi. Il était Hutu. |
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Avril 1994: |
Élection de Nelson Mandela à la tête de l'Afrique du Sud. Cette élection va précipiter les événements. Les Présidents Habyarimana et son homologue du Burundi, Ntaryamira, sont abattus dans l'avion du premier. Les deux Présidents (tous Hutu) rentraient d'Arusha / Tanzanie où ils participaient à des négociations pour ramener la paix dans la région. De leur assassinat, il s'ensuivit le génocide qui, dans la couverture médiatique, légua au second plan l'investiture de Nelson Mandela (mai 94) laquelle aurait dû être grandiose partout en Afrique et même dans le monde. |
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Octobre 1996: |
Invasion de l'ex Zaire, actuelle RD Congo, par les troupes ugandaises, rwandaises et burundaises. |
La minorité tutsi, enveloppée dans le FPR, au pouvoir à Kigali baigne dans le sang. À l'instar de la minorité tutsi au Burundi et de leur cousin nkore en Uganda. Rappelons que dès les années 60, au Burundi, les Hutu (85% de la population burundaise) sont soumis à la férule de la minorité tutsi (10% de la population; les Twa formant les 5% restants). Cette minorité noire tutsi qui met la Région des Grands Lacs Africains à feu et à sang aujourd'hui a pris la relève de la minorité blanche qui pendant des siècles sema la désolation dans toute la partie australe du continent. De Prétoria à Kigali via Kampala, nous avons donc affaire à un apartheid noir remplaçant de l'apartheid blanc! Il n'est donc pas étonnant qu'une grande quantité d'armes leur viennent de l'Afrique du Sud où les minorités blanches contrôlent encore l'économie et l'industrie d'armement.
Museveni, source des malheurs présents et à venir en Afrique, ne cache pas son rôle de conquistador que l'Occident lui a dévolu. "My mission is to see that Eritrea, Ethiopia, Sudan, Uganda, Kenya, Tanzania, Rwanda, Burundi and Zaire become federal states under one nation." voir Elizabeth Tusuubira, "Museveni praises Germany's Adolf Hitler", The Shariat (Kampala), vol.11 no 15 du 15 au 21 avril 1997. On remarque que ceux-là qui soutenaient l'apartheid blanc en Afrique du Sud (les USA et la Grande Bretagne en tête), sont ceux qui soutiennent l'apartheid noir dans la Région des Grands Lacs Africains. Museveni s'en vante: "I know these Americans very well. When I go to them, I talk about regional integration, women emancipation and environment protection and they give me money!" cf Elizabeth Tusuubira, art. cité.
À la place de money, argent, le missionnaire Museveni aurait pu dire "they give me weapons", ils me donnent des armes. L'Hitler ugandais veut coûte que coûte utiliser la stratégie de son idôle allemand. Elizabeth Tusuubira, dans son article cité ci-haut, rapporte les propos de Museveni: "As Hitler did to bring together Germany, we should also do it here. Hitler was a smart guy but I think he went a bit too far by wanting to conquer the whole world." Et la journaliste d'ajouter que la plus grande expertise de Museveni est le maniement des armes à feu: "for him, his speciality is the gun." C'est donc bien clair. Ceux qui mandatent Museveni, Kagame, Buyoya visent un seul objectif: voir l'Afrique sombrer dans l'insécurité permanente, dans l'anarchie et le chaos totaux.

La paix, la sécurité des personnes et des biens, la démocratie, le respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté des États, conditions et bases incontournables pour tout développement durable des peuples, sont loin d'être à l'agenda de la communauté internationale quand il s'agit de l'Afrique. Il est très triste de voir que l'invasion de l'ex Zaire est survenue deux ans et deux mois après que Mr. Boutros Boutros Ghali, parlant du cas du Rwanda, ait fait ce diagnostic à l'émission Le Point de Radio Canada du 22 août 1994: "Échec de la diplomatie préventive... échec de la solidarité internationale." Mr. Boutros Ghali, actuel Secrétaire Général de la Francophonie, était à ce moment-là, Secrétaire Général des Nations-Unies.
Il n'y a donc pas de doute. La tragédie rwandaise aurait pu être évité. Mr. N'Gbanda Honoré précise: "la communauté internationale, l'ONU et d'autres forces internationales présentes à Kigali... étaient au courant du plan du génocide et... le conseil de sécurité a refusé certaines actions proposées pour éviter la tuerie." Mr. N'Gbanda enchaîne en parlant du blocage par les États-Unis de l'envoi d'une force multinationale pour protéger les réfugiés Hutu pourchassés et massacrés "par l'armée tutsi." cf "RDC. Le confident de Mobutu passe à table", Jeune Afrique Économique, du 12 juillet au 1er août 1999
Pour le cas de l'ex Zaire, l'action de la diplomatie préventive a été un fiasco. Un échec total. Il en est de même de la solidarité internationale. Je me demande combien de centaines des milliers des vies humaines auraient pu être épargnées si les officiels belges avaient eu le courage de dire au monde que la tribu "banyamulenge" n'a jamais existé! À cause de ce mutisme complice, donc du manque de solidarité de la Belgique avec le Congo, toute la Région des Grands Lacs Africains a été plongée dans la catastrophe qui n'a d'équivalent que celle de la période des conquêtes coloniales, basées sur le slogan "right to conquest", le droit de violer la souveraineté des États Africains, le droit de réduire à sa plus simple expression la population des territoires conquis. Tout cela dans l'impunité totale. C'était à Berlin en 1885 que les Européens s'arrogèrent ce droit de conquête de notre continent.
Je me demande aussi ce que seraient devenus les régimes tutsi du Rwanda et du Burundi si les six grands chefs religieux (6 Évêques: 3 au Rwanda, 2 au Kivu/Congo et 1 au Burundi) assassinés depuis 1994 étaient d'une autre race ou d'une autre confession religieuse, musulmane par exemple. La solidarité internationale des chrétiens existe-t-elle? Depuis octobre 1993, quatre chefs d'État, dont deux Burundais issus des institutions démocratiques, ont subi le sort des Évêques sans que cela n'ébranle le monde. L'invasion de l'ex Zaire par les tutsi en 1996 a causé "le massacre de plus de 250 000 réfugiés." voir Judith Lachapelle, "Le Canada est invité à bouder les délégations burundaise et rwandaise", Le Devoir (Montréal) du 20 août 1999. L'impression qui se dégage ce que le droit de conquête confère ipso facto au conquérant le droit à l'impunité.
Couverts par cette impunité-immunité, les agresseurs tutsi se livrent en toute quiétude à un nettoyage ethnique total dans les provinces occupées. Entre temps, la propagande met le focus sur les richesses naturelles de notre pays conquis. Cette propagande passe sciemment sous silence la richesse première de la RD Congo: le peuple Congolais, jour et nuit, génocidé par les envahisseurs tutsi ugando-rwando-burundais, incarnation de l'apartheid noir. Les dirigeants de cet apartheid (Museveni, Kagame et Buyoya) appliquent le système de dépleuplement-repeuplement. Comme en Afrique du Sud, l'Est de la RD Congo occupé est littéralement soumis à ce système. Tous les moyens sont utilisés par les génocidaires ugando-rwando-burundais. La Presse (Montréal) du 10 août 1999 parle des "villageois brûlés vifs par des soldats rwandais à l'est de la République Démocratique du Congo." L'agresseur-conquérant dépeuple le territoire conquis pour le repeupler par les siens. L'histoire dite moderne regorge des exemples de ce système pour m'y attarder.
Terminons par ces vers de Léopold S. Senghor, extraits dans Prière de Paix, écrite en 1945, insérée dans le recueil Hosties Noires.
"Seigneur, au pied de cette croix et ce n'est plus Toi
"L'arbre de douleur, mais au-dessus de l'Ancien et du Nouveau Monde l'Afrique crucifiée
(...)
"Au pied de mon Afrique crucifiée depuis quatre cents ans
et pourtant respirante
(...) Et ils... ont donné
"la chasse à mes Enfants comme à des éléphants sauvages
"Car, il faut bien que Tu oublies
"Ceux qui ont exporté 10 millions de mes Fils dans les maladreries de leurs navires
"Qui en ont supprimé 200 millions
"Et... de mon Congo, ils ont fait un grand
"cimetière sous le soleil blanc."
Voir Léopold S. Senghor (1973), Poèmes, Seuil, Paris.
C'est des Présidents Léopold S. Senghor (Sénégal), Diori Amani (Niger) et Habib Bourguiba (Tunisie) qu'est née l'idée de créer une communauté de culture française en 1970 à Niamey. L'évolution de cette idée donna naissance à la Francophonie.
Lépold S. Senghor est actuellement membre de l'Académie Française.