Magazine Transatlantique - janvier 2002 - 2

 

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COOPÉRATION CANADA-MONDE ARABE OU MUSULMAN

 

Discours du Dr Sima Samar, vice-présidente de l'Afghanistan

Lauréate du Prix John-Humphrey pour la liberté 2001

 

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À l'heure où je vous parle, le sort de l'Afghanistan, et en particulier celui des femmes, est à la croisée des chemins. Une fois les talibans chassés du pouvoir, les femmes seront peut-être enfin en mesure de reconquérir leurs droits et l'Afghanistan pourra peut-être, finalement, envisager un avenir dans la paix. Mais rien de tout cela n'est encore garanti.

Le monde prend enfin conscience du sort des femmes afghanes. Les médias prêtent à présent attention aux souffrances qu'elles ont endurées sous les talibans, et un plus grand nombre de personnes ont entendu parler de la famine et des maladies provoquées par la sécheresse, les combats et l'absence d'aide humanitaire. Depuis 20 ans, la situation des femmes en Afghanistan n'a cessé de se détériorer. Elle ne pouvait guère être pire.

Sous le régime taliban, les femmes n'avaient pas le droit de fréquenter l'école, de travailler à l'extérieur de chez elles et de quitter leur domicile sans être accompagnées d'un homme de leur famille proche et sans porter la burqa. Toute infraction à ces décrets était sévèrement punie, notamment de la bastonnade en public, de l'emprisonnement, voire de la peine de mort.

Nous espérons qu'avec les changements actuels en Afghanistan, ces interdits deviendront vite un souvenir du passé et ne se reproduiront jamais.

Les femmes afghanes avaient pourtant sonné l'alarme et prévenu que les agissements des talibans et le terrorisme ne resteraient pas longtemps confinés à l'intérieur des frontières de l'Afghanistan. Mais personne ne les a écoutées jusqu'à ce que survienne la tragédie du 11 septembre. Et maintenant le peuple afghan paie pour un crime qu'il n'a pas commis.

L'Afghanistan est un petit pays très pauvre et très sous-développé écrasé par la guerre depuis 23 ans. Historiquement, le statut des femmes y a toujours été très inférieur à celui des hommes parce que la société afghane obéissait et obéit encore aux règles patriarcales des clans familiaux. La dictature et une interprétation erronée de la religion ont restreint encore davantage leurs droits.

Pourtant, il a 30 ou 40 ans, une forme de démocratie partielle avait été introduite en Afghanistan, assortie d'une constitution qui accordait aux femmes des droits limités. Cette constitution leur reconnaissait la liberté d'accéder à toutes les formes d'éducation. Les femmes pouvaient participer aux élections à titre d'électrices et de candidates. Malgré la pauvreté extrême, elles touchaient les mêmes salaires que les hommes. Dans les années 60, les femmes afghanes ont réalisé des progrès sur le terrain politique, en éducation et dans le domaine de l'emploi. Nous pouvions à l'époque choisir notre tenue vestimentaire et nous déplacer librement. J'ai moi-même poursuivi mes études dans des écoles mixtes depuis l'école primaire jusqu'à la faculté de médecine. Malheureusement, la majorité des femmes vivant dans les régions rurales n'ont pas vu grand changement dans leur vie quotidienne, contrairement aux femmes des villes.

Après l'invasion de l'Afghanistan par les Russes, la constitution a perdu de sa force et l'état de guerre, le chaos et la destruction se mirent à régner dans tout le pays. Les États qui avaient des intérêts politiques et économiques en Afghanistan ont commencé à se faire la guerre par factions interposées, une guerre dont certains sont sortis vainqueurs aux dépens du peuple afghan. Le zèle déployé pour vaincre les communistes était tel que personne ne s'est indigné du fait que les droits des femmes afghanes soient foulés aux pieds. Les hommes ont opprimé les femmes encore davantage sous prétexte de défendre la culture et les traditions afghanes et de respecter les principes de l'Islam. Même l'ONU et les pays soi-disant démocratiques ont indirectement appuyé le traitement horrible réservé aux Afghanes.

Les femmes ont été les principales victimes de la crise ininterrompue des droits humains qu'a connue l'Afghanistan. On sait qu'aucune des parties au conflit ne respecte les droits fondamentaux des femmes, mais ce sont les exactions des talibans qui ont été les pires. L'exclusion des femmes de la vie publique a coûté très cher non seulement aux femmes dont la vie a été détruite, mais à la société afghane dans son ensemble. Avant la prise du pouvoir par les talibans, les femmes constituaient la majorité du personnel enseignant et du personnel de la santé. À la suite des interdits décrétés par les talibans, le réseau des services de santé et le système d'éducation se sont effondrés et toute la population en a pâti.

Malgré ces décrets, l'organisation Shuhada que j'ai fondée en 1989 a continué de dispenser des services de santé et d'éducation pour les fillettes. J'administre 45 écoles dans la région centrale de l'Afghanistan qui sont actuellement fréquentées par 20 000 élèves. Trente-quatre de ces écoles reçoivent des filles. Mon école secondaire pour filles est la seule école de filles officielle qui a continué à dispenser son enseignement sous le régime taliban. À cause de notre dévouement et de nos appuis au sein de la communauté, les talibans n'ont pas pu fermer les écoles de filles dans cette région de l'Afghanistan. Malgré un harcèlement constant, nous avons gardé nos établissements ouverts et continué à enseigner aux filles les maths, les sciences et d'autres matières.

Mon organisme gère aussi 11 cliniques et quatre établissements hospitaliers en Afghanistan. L'un des hôpitaux, situé à Bamiyan, a été confisqué par les talibans et un autre, à Yawkolang, a été bombardé, des mois après le massacre de centaines d'Hazaras, dont trois membres de mon personnel hospitalier, par les talibans lorsqu'ils ont repris le contrôle de la région en janvier. Mes dispensaires et hôpitaux ont continué d'offrir des services de santé aux femmes, y compris des services en santé génésique comme les moyens contraceptifs et ce, malgré l'interdiction imposée par le régime taliban et les énormes risques encourus.

Au Pakistan, j'administre un hôpital, une clinique et quatre écoles à l'intention des réfugiés afghans. Je m'occupe également d'un institut scientifique mixte qui forme des assistantes et auxiliaires médicales et des professeurs de sciences. J'ai mis sur pied ce programme pour préparer des jeunes gens, femmes et hommes, à retourner en Afghanistan afin de dispenser les soins de santé et les programmes d'éducation dont le pays a tant besoin. J'espère à présent que mes étudiantes et mes étudiants pourront apporter leur aide à la reconstruction de notre pays.

L'abandon de l'Afghanistan par les États-Unis et la communauté internationale, après avoir entraîné et financé les éléments les plus extrémistes des mudjaheddin, est l'une des raisons qui explique pourquoi le pays a sombré dans le chaos, la destruction et l'oppression après le retrait des troupes soviétiques.

Nous espérons que les États-Unis et le monde occidental ne vont pas encore une fois oublier l'Afghanistan. Nous espérons que les USA et les autres pays vont tenir leurs promesses et fournir des secours et une aide au développement substantiels pour que nous puissions reconstruire notre système de santé, notre système d'éducation et notre économie.

On a souvent invoqué la religion et la culture pour justifier le fait que les femmes afghanes soient privées de leurs droits. Mais en réalité, les restrictions imposées aux femmes n'ont rien à voir avec la religion ou la culture de l'Afghanistan. Ce sont essentiellement des questions de contrôle et de pouvoir. En fait, la première révélation de l'Islam est "Iqra" qui signifie "Lis", et la première personne convertie à l'Islam fut Khadija, l'épouse de Mohammed. Aicha, une autre des épouses de Mohammed, a déclaré, aux dires de Mohammed lui-même, que tous les musulmans, hommes et femmes, doivent avoir accès à l'instruction. Aicha elle-même avait le droit de monter un chameau et de mener les troupes à la bataille.

Pour ce qui est des vêtements, l'Islam ne prescrit aucun code vestimentaire aux femmes. Les femmes afghanes n'ont généralement pas le visage caché. Les femmes musulmanes visitent les lieux saints de La Mecque le visage découvert, ce qui démontre que rien dans l'Islam ne justifie le port de la burqa. Celle-ci n'est pas non plus une tradition afghane. C'est une pratique venue de l'Inde.

De l'avis de certains de ces bailleurs d'aide, le fait que les petites filles soient privées d'instruction ne devrait pas autant nous préoccuper et nous ne devrions pas blâmer les talibans parce qu'avant leur arrivée au pouvoir, rares étaient les femmes afghanes qui savaient lire et écrire.

Des agences d'aide utilisent le respect de la culture et de la religion comme excuse pour ne pas appuyer des programmes d'éducation des filles.

Mais la réalité c'est qu'il y a toujours eu, de la part des Afghans, une demande en ce sens mais elle n'a jamais été satisfaite à cause du manque de ressources ou de l'absence de volonté politique des dirigeants du pays.

Les écoles de filles que j'administre au Pakistan et en Afghanistan sont surpeuplées parce qu'il y a chez les femmes un immense désir de s'instruire, mais les ressources sont extrêmement limitées. On a alloué très peu d'argent à l'éducation des filles, et on a surtout financé l'instruction primaire. Mais il faut développer l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur si l'on veut pouvoir reconstruire la société civile en Afghanistan. Et il faut aussi scolariser les garçons, sans quoi les madrassas vont continuer à former des générations d'adolescents qui ne connaissent que la mentalité guerrière et l'habitude d'opprimer les femmes. L'éducation des garçons tout autant que celle des filles sont essentielles au respect des droits humains et des droits des femmes, et à l'édification de la paix en Afghanistan.

Je terminerai en disant que rien ne peut justifier la marginalisation des femmes afghanes et le fait qu'on bafoue leurs droits. Aujourd'hui, je suis très contente de voir qu'on a donné un rôle aux femmes dans le nouveau gouvernement intérimaire et que la voix des femmes sera enfin entendue dans le processus de prise décision du pays. La nomination de deux femmes est un début, mais ce n'est pas assez. J'espère que je serai capable de guérir quelques-unes unes des blessures des femmes afghanes.

Nous avons beaucoup de travail à faire. Nous ne pouvons pas le faire seuls. Nous avons besoin du support de la communauté internationale, incluant le Canada. Nous avons besoin de troupes internationales pour désarmer les différentes factions, pour maintenir la stabilité et la sécurité et pour permettre au gouvernement de fonctionner. Quelle que soit la structure gouvernementale mise en place, les droits des femmes doivent être rétablis. Nous avons besoin de l'engagement du Canada et de la communauté internationale pour que les droits des femmes soient une priorité dans la reconstruction de l'Afghanistan.

Je suis très honorée d'accepter ce prestigieux prix au nom des millions de femmes et d'enfants afghans qui ont faim, qui sont sans abris et qui sont encore sous le choc de la guerre. Je continuerai mon travail afin que les droits des femmes en Afghanistan soient reconnus comme des droits humains et que les filles ne soient plus jamais punies pour avoir un cahier et un crayon dans leurs mains.

 

Montréal, le 10 décembre 2001

 

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Relations entre le Canada, l'Algérie et le Maroc

 

Le ministre du Commerce international du Canada, l'honorable Pierre Pettigrew, dirigera une mission commerciale multisectorielle canadienne au Maroc, du 10 au 13 octobre prochain, puis la mission se poursuivra en Algérie, du 13 au 16 octobre. Cette mission sera une excellente occasion de renforcer la présence des entreprises canadiennes dans les marchés en plein essor économique que sont le Maroc et l'Algérie, et d'y promouvoir l'excellence des technologies, produits et services canadiens.

Le Canada jouit d'une excellente réputation à l'étranger. Les gens d'affaires canadiens sont reconnus comme étant dynamiques, honnêtes et innovateurs. Et au cours des dernières années, le gouvernement du Canada, Grèce notamment aux missions d'équipe Canada, s'est fait connaître sur tous les continents comme un partenaire très efficace.

Le Maroc et l'Algérie, principal partenaire commercial du Canada en Afrique et au Moyen-Orient, traversent actuellement une phase inédite de mutation à plusieurs niveaux. Ainsi, ces deux pays offrent d'excellentes occasions d'affaires aux entreprises canadiennes dans des secteurs aussi variés que l'agriculture et l'agroalimentaire, le pétrole et le gaz naturel, les mines, les télécommunications, la santé et l'éducation. Les exportations canadiennes à destination de l'Algérie et du Maroc se sont élevées à plus de 656 millions $CAN en 1999, soit une progression de 93 p.100 depuis 1993 tandis que les importations en provenance de ces deux pays ont totalisé 762 millions $CAN en 1999.

 

Liens traditionnels entre l'Algérie et le Canada

 

De nature essentiellement commerciale, mais dans la foulée de la visite qu'effectuait en mai dernier au Canada le Président Bouteflika , le séjour du ministre Pettigrew contribuera au renforcement des liens traditionnels d'amitié et de coopération qui unissent l'Algérie et le Canada. Le Ministre sera accompagné d'une importante délégation de gens d'affaires, couvrant les multiples facettes de l'excellence et du savoir-faire canadiens dans les secteurs aussi variés que la construction, l'éducation et la formation , la santé, les mines, le pétrole et le gaz naturel ainsi que la technologie de l'information et les télécommunications.

 

Le President Bouteflika

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La coopération entre l'Algérie et le Canada est excellente et elle recèle un formidable potentiel encore inexploité. L'Algérie s'impose en effet depuis plusieurs années comme le principal partenaire commercial du Canada en Afrique et au Moyen-Orient. Ainsi, les flux commerciaux entre les deux pays ont totalisé près de 1,14 milliard $CAN en 1999 après avoir culminé à plus de 1,23 milliard $CAN en 1997. Toutefois, par-delà l'éloquence des chiffres, il convient de constater que les échanges commerciaux demeurent dominés par les produits agro-alimentaires d'une part et les hydrocarbures d'autre part. À ce titre, les deux pays doivent travailler de concert afin de donner une nouvelle impulsion à leurs relations commerciales, tout en oeuvrant à leur diversification. Pour ce faire, le Canada poursuit depuis quelques années une stratégie privilégiant le dynamisme du secteur privé en tant que vecteur de développement de son commerce bilatéral avec l'Algérie.

D'ailleurs, le processus de diversification est d'ores et déjà amorcé. En plus des secteurs agro-alimentaires et des hydrocarbures, on pourrait ajouter ceux de la santé ou encore de la formation et de l'éducation, secteurs qui ont été identifiés comme prioritaires des deux cités de l'Atlantique, comme en témoignent les multiples initiatives déployées au cours des dernières années (missions commerciales, participation à la Foire internationale d'Alger ....). Ainsi, diverses entreprises canadiennes sont présentement actives dans nombre des secteurs tels l'hydraulique ou les mines. La libéralisation progressive de l'économie algérienne et les défis du nouveau millénaire sont autant de facteurs qui contribuent directement à l'émergence d'un partenariat économique toujours plus large et plus diversifié entre les deux pays. Face à l'immensité des besoins de l'économie algérienne, le Canada dispose d'un savoir-faire reconnu et recherché. Le Canada se situe à la fine pointe de la technologie dans les transports et les nouvelles technologies de l'information par exemple.

Si le Gouvernement du Canada soutient activement les efforts déployés à l'international par les entreprises canadiennes, il ne lui revient pas de se substituer à elles ou encore de leur imposer leur stratégie commerciale. Surtout, l'intérêt présent et futur des entreprises canadiennes pour le marché algérien dépendra aussi de la capacité de celui-ci à s'ouvrir sur l'extérieur et d'attirer les investissements étrangers.

Le Canada privilégie une double approche en Afrique du Nord. D'une part, il encourage l'émergence d'un pôle économique régional fort susceptible de favoriser le renforcement des flux commerciaux. D'autre part, il oeuvre à une implication accrue du secteur privé en tant que fer de lance du développement des échanges bilatéraux. Le Canada encourage les autorités algériennes à poursuivre sur la voie des réformes afin de créer un environnement toujours plus favorable à l'établissement de relations d'affaires et la réalisation d'investissements.

La dimension économique demeure indissociable des sphères politiques et culturelles au sens large; ces dernières se renforçant mutuellement. À ce titre, il ne faudrait pas négliger le rôle significatif joué par la communauté d'origine algérienne installée au Canada, dont le dynamisme et l'intégration exemplaire contribuent efficacement et quotidiennement au rapprochement entre ces deux peuples.

 

Des relations uniques entre le Maroc et le Canada

 

Le Canada et le Maroc entretiennent des relations diplomatiques depuis 1962. Les rapports entre les deux pays sont bons et ont progressé sensiblement au cours des dernières années, à la faveur notamment d'une nouvelle dynamisation des secteurs privés respectifs. La création du Conseil du Partenariat qui fait le lien entre les entrepreneurs des deux pays témoigne de cette nouvelle réalité.

Le Canada possède une ambassade à Rabat. En plus d'une ambassade à Ottawa, le Maroc compte un consulat à Montréal ainsi qu'un bureau de tourisme. Royal Air Maroc (RAM) offre plusieurs vols par semaine entre Casablanca et Montréal.

Pour soutenir nos relations avec le Maroc, plusieurs ministres canadiens se sont rendus au Maroc au cours des dernières années. Le Gouverneur général du Canada a effectué une visite d'état au Maroc en février 1999. Il représentait également le Canada aux obsèques du Roi Hassan II en juillet 1999. Le roi du Maroc, Mohamed VI, visitera le Canada en 2001, à l'invitation du Gouverneur général et du Premier ministre Chrétien.

Les relations entre le Canada et la Maroc sont facilitées par l'appartenance à l'espace francophone et par la présence au Canada d'une communauté marocaine d'environ 60 000 personnes. En outre, 300 nouveaux étudiants marocains viennent chaque année poursuivre des études supérieures dans les collèges et universités canadiennes. Cette tendance va en augmentant de sorte que, bon an mal an, plus de 1000 Marocains étudient au Canada.

 

Le Roi Mohamed VI

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Plusieurs universités canadiennes se sont associées à des institutions marocaines pour dispenser certains cours et même offrir des programmes qui mènent à l'obtention d'un diplôme canadien. Plusieurs maisons d'enseignement comme le Collège Lasalle, l'Institut Teccart, l'Université du Québec à Montréal et l'Université de Moncton offrent des cours et des programmes au Maroc.

 

Relations commerciales

 

Si elles demeurent relativement modestes et trop peu diversifiées, les relations commerciales canado-marocaines se sont progressivement renforcées au cours de la dernière décennie. Diverses initiatives ont été mises sur pied afin de donner un nouvel élan aux échanges entre nos deux pays, à l'image de la tenue, en octobre 1996, de la cinquième Commission bilatérale Canada-Maroc, au cours de laquelle fut notamment décidée la création d'un Conseil du Partenariat. Organisme paritaire regroupant des gens d'affaires marocains et canadiens, le Conseil a reçu pour mandat d'oeuvrer au développement de nos relations commerciales bilatérales en s'appuyant sur le secteur privé.

À ce titre, le Conseil a pour mission d'identifier les entraves actuelles au commerce, de faciliter la circulation de l'information entre opérateurs économiques et d'encourager la tenue de missions impliquant décideurs économiques et financiers. Le Conseil s'est réuni pour la première fois en mars 1998 au Maroc.

À la faveur d'importantes réformes structurelles, le cadre économique marocain fut progressivement et prudemment remodelé au cours des années 1990 : libéralisation en douceur de l'économie, renforcement du cadre juridique et réglementaire, ouverture d'une bourse, mise à niveau des entreprises, réforme du secteur public et programme de privatisation sur fond de participation à l'OMC et de signature d'un Accord d'Association avec l'Union Européenne (AAUE).

Si, en dépit d'avancées notables, le processus d'ouverture et de libéralisation demeure à ce jour largement inachevé, les progrès réalisés et les mesures annoncées ouvrent de nouvelles perspectives pour les deux pays. Par ailleurs et bien qu'il soit difficile d'en mesurer a priori l'importance, l'impact de l'AAUE sur le Canada ne doit pas être sous-estimé. L'approfondissement des relations commerciales, déjà particulièrement étroites entre le Maroc et l'Union européenne est susceptible, à terme, de pénaliser les exportateurs canadiens. La pleine mise en oeuvre de l'accord doit intervenir d'ici 2010.

Le Maroc s'impose comme un partenaire commercial important pour le Canada en Afrique : le Canada a exporté principalement du blé (60% du total), du soufre (24,3%), du beurre, des légumineuses, du fil d'aluminium, du maïs, de l'amiante ainsi que du papier journal, le tout pour une valeur de 177 millions $. Les principales importations en provenance du Maroc se composent pour leur part d'agrumes (58% du total), de semi-conducteurs, d'olives, de tomates, de légumes en conserve et de vêtements, pour une valeur de 108 millions $.

Au-delà des chiffres, le commerce s'impose aujourd'hui comme l'un des piliers de la relation bilatérale Canada-Maroc. Le Canada souhaite privilégier une approche régionale, potentiellement plus attractive aux yeux de la communauté d'affaires canadienne. À cet égard, les mutations économiques actuellement en cours en Afrique du Nord combinées à l'évolution positive de la conjoncture politique devraient favoriser, à terme, l'émergence d'un pôle économique régional.

Les secteurs des mines, de l'agro-alimentaire, des télécommunications ainsi que du développement des ressources humaines, incluant la formation et l'éducation, sont privilégiés au plan marocain. La santé et l'environnement suscitent également l'intérêt du Canada, sans toutefois s'avérer prioritaires. Si ces différentes sphères d'activités relèvent encore largement du secteur public, l'initiative privée se développe progressivement.

Les entreprises canadiennes disposent d'atouts considérables en vue de s'imposer sur le marché marocain, dont la qualité reconnue de leurs produits et services, les bonnes relations qu'entretiennent nos deux pays ainsi que l'usage commun du français. Parmi les initiatives mises de l'avant par le Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international au cours des dernières années, en vue de promouvoir le renforcement des échanges canado-marocains, l'on citera les missions commerciales dans les domaines de l'environnement (1997); de la santé, des télécommunications et des nouvelles technologies (mars 1998); de l'éducation et de la formation (juillet 1998) ainsi que des mines et des hydrocarbures (novembre 1998). Diverses autres activités s'inscrivant dans un cadre fédéral, provincial, municipal ou purement privé ont également vu le jour. Parallèlement, diverses délégations marocaines se sont rendues au Canada.

En dépit du programme de privatisation mis en place par le gouvernement marocain à l'aube des années 1990 et d'un environnement économico-législatif plus favorable, les investissements canadiens au Maroc demeurent modestes. Le Canada et le Maroc, qui ont signé en 1975 une Convention relative à la double-imposition et à l'évasion fiscale, négocient présentement un Accord sur la protection et l'encouragement des investissements (APEI).

À l'heure actuelle, une vingtaine de sociétés canadiennes sont présentes au Maroc, le principal investisseur étant Cabre Explorations ($ 24 millions injectés depuis 1997 dans le secteur des hydrocarbures). Divers projets d'envergure, toujours à l'étude, suscitent la convoitise d'entreprises canadiennes, à l'image de la gestion des déchets de la décharge de Casablanca (Biothermica/Biotren, 400 millions $) ou de la construction du métro de Casablanca (Bombardier, 400 millions $).

Il faut aussi souligner la mise en place par l'Agence canadienne de développement international, en 1996, du Fond de développement du secteur privé et du Programme de renforcement institutionnel canadien au Maroc, qui ont également contribué au rapprochement entre les deux pays.

 

Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada

Dans Transatlantique: Octobre 2000

 

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Agence canadienne de développement international (ACDI)

 

Le Canada, un pays pour nous tous

 

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Maria Minna

Ministre de la Coopération internationale

 

Diversité

Droits de la personne

Respect

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Omnichem Inc.

 

Tél. : (514) 645-6199

Fax : (514) 645-6299

Sans frais : 1-877 645-6199

Courriel : info@omnichem.ca

 

Siège social :

12 205, rue April,

Montréal (Québec)

Canada H1B 5M3

Hygienis

 

12 Impasse Ibrahim Nakhai

Immeuble Al Khawarizmi, RDC

Casablanca 20100

 

Tél : 212.22.25.23.56/ 21.59

Fax : 212.22.25.18.60

 

Mail : info@hygienis.com

 

 

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Omnichem au Maroc et en Algérie

 

Usine OmniChem

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La société Omni-Chem Inc a été créée en 1996, elle est spécialisée dans la fabrication de produits chimiques sanitaires destinés principalement à l'industrie agroalimentaire et environnementale. Ses produits sont un symbole de qualité supérieure. La compagnie commercialise des produits conventionnels de lavage tels que : les acides, les caustiques, les alcalins chlorés jusqu'aux produits environnementaux sans phosphate ainsi que les produits biochimiques tels que les enzymes.

Aussi depuis peu, la compagnie commercialise un logiciel de formation, spécialisé en gestion des procédures de sécurité alimentaire G.I.N.A ® qu'elle désire notamment le rendre multilingue incluant des fonctions vidéo pour les besoins des marchés internationaux,

Tous les produits Omni-Chem ont reçu l'approbation de l'Agence Canadienne d'Inspection des Aliments.

Sa mission consiste à offrir des produits et services de qualité supérieure en s'adaptant à l'évolution continuelle des besoins spécifiques de chacun de ses clients. Son but est de faire profiter est de faire profiter ses clients et partenaires d'affaires de son experience, de ses connaissances, ainsi que de toutes les nouvelles technologies récentes en matière de salubrité et d'hygiène.

Tous les aspects cités plus-haut font d'Omni-Chem une compagnie d'envergure internationale car elle possède l'ensemble des moyens pour être présente à l'exportation. Sa première opération à l'international fût entamée à peine un an après le début de ses activités.

Sur le marché du Québec, la compagnie détient approximativement 15% du marché. Au niveau mondial, deux compagnies multinationales détiennent quasiment le monopole dans le secteur des produits détergents et de nettoyage dans le domaine agroalimentaire : Diversy Label au Royaume-Uni et Henkel Ecolab en Allemagne.

Le potentiel de marché reste omniprésent. En effet, le concept de la compagnie ne s'articule plus autour de la commercialisation des produits chimiques d'hygiène et d'assainissement mais s'élargit aussi aux logiciels de formation qui deviennent indispensables avant toute manipulation des produits chimiques. La compagnie s'est rendue compte que beaucoup d'efforts en formation doivent impérativement accompagner la manipulation des produits chimiques, constat fait dans l'ensemble des pays en voie de développement.

Afin de consolider sa présence dans les marchés à l'exportation, Omni-Chem a décidé de mettre en ¦uvre deux mesures essentielles qui désormais font partie intégrante de sa stratégie à l'exportation.

La première a consisté à mettre en place un centre de formation efficace et pédagogique ; la seconde quant à elle a été orientée vers la favorisation de plus en plus de la co-entreprise (joint-venture) dans les régions d'Amérique latine et d'Afrique du Nord. L'objectif à terme et d'optimiser le transfert technologique vers les pays émergents qui s y trouvent.

La première mesure a abouti à la création d'un centre de formation de haute qualité en y affectant un formateur familier du logiciel GINA ® élaboré par la compagnie, dédié aux pratiques d'assainissement et de nettoyage d'usines agroalimentaires. Ce centre servira notamment à recevoir des clients en formation pour l'apprentissage des méthodes techniques canadiennes. Cette procédure permet d'offrir un meilleur service aux clients tout en les rendant conscients de la volonté d'Omni-Chem d'accompagner la commercialisation de ses produits chimiques par un transfert technologique de qualité.

La seconde mesure, orientée vers la création de co-entreprises (joint-ventures), encouragée par l'Agence Canadienne du Développement International (ACDI), a permis à Omni-Chem de renforcer sa présence non seulement dans les pays d'accueil, mais aussi de pouvoir s'élargir aux pays limitrophes. Cette approche n'est pas strictement commerciale, car l'entreprise tend à optimiser le transfert technologique vers les pays « hôtes »et de faire bénéficier ces derniers de la meilleure des expertises en la matière.

Omnichem a donc participé durant l'été 2000 à une délégation commerciale canadienne présidée par Monsieur Pierre Pettigrew, ministre du commerce international, dans la région du Maghreb. Cette rencontre fût positive puisqu'elle a débouché ultérieurement à la création d'une co-entreprise basé à Casablanca qui a pour raison sociale : Hygienis.

 

Expérience marocaine :

 

Grâce à la contribution très appréciée de l'ACDI, la création et la mise en service de la filiale 'Hygienis', s'est réalisée en un temps record. Cette agence a été d'un grand support à nos démarches d'implantation dans ce pays.

La création de la filiale marocaine à offert à Omnichem la possibilité de commercialiser ses produits et services au Maroc mais lui a ouvre également l'opportunité d'élargir son champs d'activité en Afrique. Nous envisageons de devenir une école de formation pour les industries agroalimentaires dans les pays émergents afin de pouvoir les assister dans le respect des normes universelles en matière de sécurité alimentaire (H.A.C.C.P) rendant ainsi leurs produits très compétitifs sur les marchés internationaux.

La filiale marocaine est un projet qui est susceptible de créer 1700 emplois locaux, destinés aux diplômés en chimie et biologie qui souffrent d'une phase de chômage aigue au Maroc.

Toutefois, et malgrè toutes les précautions que peut envisager et prendre l'investisseur étranger, il demeure que certaines difficultés peuvent surgir lors de la réalisation du projet d'implantation.

Ces difficultés peuvent être de plusieurs natures : barrières tarifaires et légales et précarité des infrastructures portuaires. Cependant le problème majeur demeure souvent l'aspect linguistique qui caractérise certains pays d'accueil tel que le Maroc, constituant ainsi un handicap à écarter pour une meilleure transmission de la formation et une optimisation de l'utilisation des produits d'hygiène et d'assainissement.

Pour pallier à cette difficulté essentielle, Omni-Chem a décidé d'améliorer son logiciel G.I.N.A ® en incluant de nouvelles méthodes de formation basée sur la démonstration vidéo et l'intégration d'une version multilingue destinée aux utilisateurs de base au sein des usines marocaines.

 

Perspectives en Algérie :

 

Suite à diverses tentatives d'approche entreprises avec des représentants de compagnies algériennes au courant de cette année, nous avons décidé d'entreprendre, en collaboration d'un consultant originaire de la région, une visite en Algérie au courant du mois d'Octobre qui nous a agréablement surpris tant par l'accueil que par la qualité de nos interlocuteurs algériens.

L'Algérie regorge définitivement de ressources humaines et industrielles fort intéressantes, le marché porteur est constitué de plus de quatre cents 'embouteilleurs' privés et publics et autant d'entreprises dans le domaine agroalimentaire ; secteur dans lequel Omnichem intervient.

Notre optimisme a été conforté par les représentants de la délégation commerciale canadienne et du représentant de l'ACDI de l'Ambassade Canada basés à Alger.

Nos discussions avec nos interlocuteurs sont à un stade bien avancé et nous envisageons au courant du mois de février 2002 d'effectuer une seconde visite à Alger qui nous mènera probablement dans d'autres villes du Nord (Annaba, Oran, Constantine, ..etc.),qui sont susceptibles d'offrir les mêmes opportunités d'affaires que la capitale algérienne.

Nous sommes convaincus que nos efforts conjoints avec les responsables de l'ACDI nous mèneront au terme de nos attentes quant à une future implantation en Algérie.

 

Tarik Bellil

 

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Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international

 

Laissez-nous faire les présentations

 

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http://www.infoexport.gc.ca

 

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Fondation Gérin Lajoie

 

L'ALPHABÉTISATION DES TALIBÉS, UNE EXPÉRIENCE NOVATRICE

 

Intervenant au Sénégal depuis 13 ans, la Fondation Paul Gérin-Lajoie a développé plusieurs projets à l'endroit des communautés scolaires locales. Toutes ces actions ont été longtemps centrées sur les élèves des écoles publiques. En revisitant sa mission, la Fondation a jugé nécessaire d'étendre ses activités aux enfants exclus du système formel. C'est ainsi qu'en 1999, elle a démarré une expérience novatrice avec 35 jeunes mendiants issus d'une école coranique de Saint-Louis. Ces enfants, qui sont communément appelés talibés (étudiants) sont confiés par leurs parents à des maîtres pour apprendre le Coran, le livre saint des musulmans. Leur âge oscille entre 5 et 14 ans. Ils proviennent souvent du monde rural et sont issus de familles et de catégories socioprofessionnelles différentes. Sous l'autorité de leur maître coranique, tous vivent cependant dans les mêmes conditions.

 

Condition de vie et d'apprentissage des enfants

 

La vie du talibé est rythmée par l'apprentissage du Coran et la mendicité. Les heures consacrées à l'apprentissage du Coran sont les suivantes : 10 heures à 12 heures, 15 heures à 18 heures et 21 heures à minuit, mais peuvent ne pas être respectées à cause des problèmes alimentaires. Quant à celles consacrées à la mendicité, elles coïncident avec les heures des principaux repas de la journée c'est-à-dire la matinée, la mi-journée et la fin de la journée. Deux jours par semaine sont théoriquement consacrés au repos. C'est cette période que la Fondation met à profit pour organiser ses cours d'alphabétisation.

La première classe expérimentale a donné de bons résultats. En dépit des nombreux problèmes auxquels sont confrontés les enfants, le taux de fréquentation a varié entre 70 et 90 %. Cette bonne fréquentation s'explique par l'adhésion des enfants et de leur maître au programme et l'organisation des cours dans l'enceinte de la daara (école coranique). Il a bien fallu adapter le rythme et les heures d'enseignement à l'horaire des enfants mais les résultats obtenus au bout de 8 mois ont été très satisfaisants.

L'expérience étant concluante, la Fondation a décidé d'ouvrir en 2000-2001 neuf classes supplémentaires, ce qui porte le nombre de classes à 10. Elles accueillent 320 enfants qui se répartissent en 265 garçons et 55 filles. La prédominance des garçons s'explique par le fait que la plupart des classes sont composées d'élèves des écoles coraniques. Par ailleurs, avec le consentement des maîtres coraniques et des alphabétisateurs, un nouvel horaire d'enseignement a été instauré de façon à ce que les jeunes puissent bénéficier de 9 heures de formation par semaine.

 

Objectifs et contenu du programme

 

En plus des disciplines fondamentales que sont la lecture/écriture, le calcul et le langage, le programme comprend cette année des activités manuelles d'éveil à dominante artistique et esthétique qui visent à développer le génie créateur des enfants. Par l'articulation de cette activité avec les disciplines ci-dessus énumérées, La Fondation vise trois objectifs : le développement et l'épanouissement des enfants aux plans cognitif (savoir), psychomoteur (savoir-faire), socio-affectif (savoir être).

Pour atteindre ces objectifs, la Fondation a établi un programme sur deux campagnes de 8 mois, correspondant à deux niveaux, au cours desquels les enfants peuvent acquérir un certain nombre de compétences.

A la fin du premier niveau, les enfants doivent être capables :

Quant à la deuxième année qui est la suite logique du premier niveau, elle est mise à profit pour :

Pour que la livraison de ce programme ambitieux se fasse dans les meilleures conditions, la Fondation a pris un certain nombre de dispositions pour choisir les formateurs, les former et les suivre.

 

Choix des alphabétiseurs et leur formation

 

Avant d'intervenir dans un milieu, la Fondation prend le soin d'examiner si toutes les conditions sont réunies pour l'ouverture d'une classe. C'est au cours de cette étude du milieu qu'elle essaie d'identifier des personnes ressources capables de dispenser les cours. Ce travail d'identification conduit au choix des formateurs, par un test de niveau pour départager les candidats. Avant de démarrer les cours, la Fondation leur donne une formation de 15 jours à un mois pour leur permettre de concevoir et exécuter un programme d'apprentissage. Étant donné la complexité de la tâche, le responsable du programme, au cours de son travail de suivi et de supervision des classes, essaie d'identifier les problèmes récurrents et les aborde pendant les animations pédagogiques mensuelles qu'il organise.

 

Les contraintes

 

Les résultats obtenus l'année dernière et ceux en cours montrent que ces enfants ont de très bonnes dispositions pour étudier mais l'intervention dans ce milieu ne s'est pas faite sans contraintes parmi lesquelles :

 

Conclusion

 

La problématique de la prise en charge de l'éducation des talibés pose celle plus générale des enfants en situation difficile. Si on veut créer une égalité de chance entre tous les enfants et endiguer le phénomène de l'analphabétisme, il nous faut investir dans tous les enfants sans exception. La réussite de toute intervention en milieu talibé passe cependant par la mise en confiance des maîtres coraniques, leur implication dans les actions à entreprendre et la prise en compte de la dimension sociale et affective de la question. Pour mieux comprendre le phénomène des talibés, qui est une vieille tradition ouest-africaine, un travail de terrain s'impose. Il viendra compléter les premières études existantes.

 

Aliou Kissima Tandia

Avec la collaboration de Mamadou Ly

 

Depuis 1977, la Fondation Paul Gérin-Lajoie contribue à l'éducation de base des enfants dans les pays les plus démunis, de même qu'à l'éveil aux réalités internationales chez les enfants des écoles primaires au Canada.

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ÉQUIPE DE SECOURS HUMANITAIRE ET DE DÉVELOPPEMENT

 

ESHD

 

Mission :

Oeuvrer en faveur du bien-être des personnes socialement défavorisées et particulièrement vulnérables, tels que réfugiés, femmes, enfants et handicapés.

 

Projet en cours :

« Cuisine communautaire en faveur des victimes de guerres à Bukavu, en R.D. Congo, Afrique centrale »

 

Siège social

 

5A St-Antoine

Ste-Anne-de-Bellevue

Québec, Canada

H9X 1H8

eshd-Bukavu

 

bp 292 cyangugu

Rwanda

Afrique centrale

Tél.: 011 (250) 083-11927
Courriel: eshdquebec@hotmail.com

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Possibilité de stages pour des étudiantes et étudiants du monde francophone

 

RESO INNOVAC

 

CHAMPS D'EXPERTISES

 

RÉFORMES ADMINISTRATIVES

GESTION DU CHANGEMENT

GESTION DE L'ENVIRONNEMENT

FORMATION

2000, Mansfield, Bureau 1020,

Montréal (Québec), Canada H3A 2Z7

Tél.: (514) 285-4433

Fax: (514) 285-5550

Courriel: reso_innovac@ibm.net

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Le Collège Montmorency, synonyme d'ouverture sur le monde

 

Le Collège Montmorency, établissement public québécois d'enseignement supérieur, est plus que jamais ouvert sur le monde. Dynamique et engagé, le Collège est présent dans plusieurs pays de la Francophonie et du reste du monde afin de partager son savoir et son expertise ainsi que pour apprendre des échanges interculturels. Le Collège Montmorency favorise l'établissement de partenariats constructifs et privilégie l'ouverture sur le monde, à l'image du thème du Sommet de la Francophonie qui se déroule à Beyrouth, Dialogue des cultures.

 

Le Collège Montmorency

 

Fondé à Laval à l'automne 1969, le Collège Montmorency, qui offre de la formation collégiale de haute qualité, accueille une population étudiante de 5000 élèves à l'enseignement régulier sans compter les 3500 élèves qui fréquentent à chaque session l'un des programmes souples offerts par son Service de formation continue.

Le Collège dispense des programmes innovateurs dans les secteurs des sciences de la nature, des sciences humaines de même que des arts et lettres. Il propose également dix-sept programmes de formation technique dans les secteurs des techniques administratives, biologiques, humaines, physiques de même que dans le secteur des arts. De ces programmes, le Collège Montmorency est le seul établissement d'ordre collégial au Québec à offrir un diplôme en Techniques de muséologie, en Techniques d'orthèses et de prothèses ainsi qu'en Techniques de sécurité incendie.

Plus de 500 personnes ¦uvrent au Collège Montmorency avec le défi constant d'assurer des services de haute qualité. La compétence et l'engagement de son personnel favorisent la poursuite de l'excellence dans un contexte de changement et d'évolution.

 

Le Collège dans la Francophonie et ailleurs

 

Depuis 20 ans, le Collège Montmorency a su tisser des liens qui ont permis de mettre sur pied différents projets de coopération, des échanges internationaux et des formations à l'étranger. En effet, 35 projets de coopération ont eu lieu dans neuf pays : Haïti, Burkina Faso, Chili, Bolivie, Équateur, Pérou, Honduras, République Dominicaine et Mexique. De plus, de nombreux projets de stages internationaux et de formation à l'étranger ont touché les secteur suivants: Soins infirmiers, Techniques de réadaptation physique, Techniques administratives, Techniques de muséologie, Techniques de tourisme, Sciences humaines et Langues modernes. L'Allemagne, l'Égypte, l'Équateur, les États-Unis, l'Espagne, la France, l'Indonésie, l'Italie, le Mexique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Thaïlande , le Tibet, l'Uruguay et le Venezuela ont accueilli de tels projets.

 

Haïti

 

Plus concrètement, une délégation haïtienne est actuellement au Collège afin de recevoir une formation d'une durée de dix mois en muséologie et en tourisme. Taillée sur mesure, celle-ci mènera ces étudiants, membres du personnel de la Banque de la République d'Haïti, à l'obtention d'un diplôme officiel sanctionnant leurs acquis. Les objectifs principaux de cette formation sont d'acquérir les compétences nécessaires afin de conserver et de mettre en valeur les collections numismatiques des musées de la Banque ainsi que d'interpréter, d'animer et de guider les visites de ces musées. Des discussions sont aussi en cours avec les ministères haïtiens du Tourisme et de la Culture dans le but de former du personnel et d'élaborer des programmes de formation en muséologie et en tourisme.

 

Liban

 

Le Collège Montmorency a également conclu une entente avec la fondation Al Kafaât au Liban. Cette fondation qui ¦uvre pour la réhabilitation de la jeunesse libanaise, offre des soins pour les personnes handicapées et s'occupe de formation universitaire, technique et professionnelle. Cette entente concerne principalement le perfectionnement du personnel de la santé en matière de réadaptation physique et d'orthèse-prothèse ainsi que l'embauche de techniciens québécois qualifiés dans ces domaines. Il est également question de développer conjointement des programmes de formation.

 

Sénégal

 

Une entente unit également le Centre Talibou Dabo de Dakar, un centre pour personnes handicapées, et le Collège. Tout comme le Liban, ce partenariat repose sur le perfectionnement et la formation du personnel actuel en Techniques de réadaptation physique et d'orthèses et prothèses.

 

Belgique et France

 

Le Collège Montmorency est également lié avec la France et la Belgique par différents programmes de mobilité étudiante en administration des affaires. D'autres programmes de stages internationaux sont aussi offerts en association avec la Belgique dans les secteurs du tourisme et de la muséologie. De plus, des pourparlers sont en cours afin d'établir des ententes dans le domaine de la santé.

 

Bulgarie

 

Le Centre national des musées, des galeries et des arts visuels de la Bulgarie et le Collège sont actuellement en pourparlers. Ces discussions pourraient se traduire par la création sur mesure d'un programme de formation en muséologie pour le personnel du Centre ainsi que par des échanges et des stages d'étudiants.

 

Mexique et Honduras

 

Des programmes de formation en tourisme se sont tenus au Mexique. Certaines discussions pourraient en plus mener à des échanges étudiants dans les domaines des langues modernes et de l'administration des affaires. Le Honduras, quant à lui, accueille à tous les deux ans des groupes d'étudiants du Collège Montmorency qui effectuent des stages humanitaires de formation en sciences humaines.

 

Montmorency International

 

Le bureau Montmorency International, qui s'occupe essentiellement de coopération et d'affaires internationales et qui coordonne l'ensemble des activités de ce type pour le Collège Montmorency, a pour objectif de promouvoir une ouverture sur le monde surtout dans le contexte actuel où tout rime avec mondialisation. Pour atteindre un tel objectif, le bureau concentre entre autres ses activités sur l'établissement de partenariats et la mise sur pied de projets de coopération. Il s'implique dans des projets d'appui et de renforcement institutionnel ainsi que dans des projets d'aide publique au développement. Le bureau ¦uvre également à la conception et l'évaluation de programmes de formation adaptés et à l'élaboration de programmes de formation pour formateurs. Dans le but de permettre à un grand nombre de personnes de vivre des expériences interculturelles enrichissantes, le bureau Montmorency International travaille au développement de stages, d'échanges de toutes sortes et de programmes de mobilité étudiante. "Il est important que les efforts que nous mettons au développement de tels projets permettent à la fois à nos élèves et à notre personnel de travailler dans un contexte international", estime le coordonnateur de ce service, monsieur Sylvain Benoit, pour qui il s'agit d'une priorité. Pour obtenir plus d'informations sur le Collège Montmorency, consultez notre site Internet au http://www.cmontmorency.qc.ca .

 

Tél.: (450) 975-6100

475 Bd de l'Avenir

Laval, Québec, Canada

 

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Toptech: la production à valeur ajoutée du Canada vers la Tunisie

 

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TOPTECH est une firme de génie conseil spécialisée dans l'optimisation des procédés de fabrication. L'entreprise fut fondée en 1989 par M. Pierre GRENIER, ingénieur industriel. Quelques années plus tard, ce dernier s'est associé à Messieurs Michel AUBÉ et Réal BOUCHARD, tout deux également ingénieurs industriels.

Grâce à de nombreuses missions d'affaires en Europe, au Japon, et aux États-Unis, TOPTECH a pu approfondir ses connaissances sur l'implantation des Technologies Optimisées de Production et des Technologies de Production à Valeur Ajoutée à l'aide de la méthodologie Kaizen-Impact.

En raison d'une croissance soutenue du marché nord-américain au cours des trois dernières années, TOPTECH s'est progressivement entourée d'une équipe dynamique de plus de 40 ingénieurs et techniciens ayant en commun de grandes qualités d'adaptation et de solides connaissances techniques en Production à Valeur Ajoutée (PVA), dans le but de répondre efficacement aux besoins de leur clientèle.

Depuis le début de l'année 2001, la compagnie TOPTECH est présente en France et en Tunisie, et ses activités connaissent une forte progression. Les particularités des services offerts par celle-ci la distingue avantageusement de toutes concurrences, ce qui lui confère un atout majeur dans un segment de marché où le potentiel est considérable.

 

LE PREMIER VOYAGE

 

Le projet de développement des activités de TOPTECH en Tunisie a vu le jour en janvier 2001. Michel AUBE, ingénieur et responsable du développement des affaires de la Tunisie, a pu constaté, lors de son premier voyage, que les technologies développées par TOPTECH pouvaient facilement être transposées en Tunisie notamment en raison des similitudes qu'il y a entre les entreprises tunisiennes et canadiennes :

 

Y'A T-IL DU MARCHÉ?

 

La Tunisie compte plus de 9 300 entreprises dont environ 4 500 ont 10 employés et plus. Ce sont celles-là qui intéressent TOPTECH plus particulièrement. De plus, TOPTECH intervient dans tous les secteurs d'activités des entreprises manufacturières.

41% de ces entreprises sont totalement exportatrices, spécialement avec les pays de l'Union Européenne. Ceci représentait en 1999, 6.5 milliards de dollars pour un taux de croissance moyen de 11%. Actuellement, TOPTECH a un grand succès en France et s'y développe assez rapidement. Elle compte déjà trois bureaux, soit Belfort, Angoulême et Lyon et, planifie l'ouverture de Paris à l'automne 2002. Déjà, certains clients de la France nous demandent des interventions auprès de sous-traitants situés au Maghreb.

TOPTECH, intervient actuellement auprès de l'une des plus importantes cimenteries tunisienne. Plusieurs projets Kaizen ont été réalisés et planifiés. Ces interventions ont permis aux principaux dirigeants de confirmer leur conviction que la compétition se gagne en optimisant son outil de production et en misant sur les ressources humaines.

Les entreprises électriques, électroniques et de l'électroménager représentent un secteur également intéressant. On y retrouve 213 entreprises dont la majorité sont du domaine électrique. Ce secteur a réalisé un taux de croissance de 12% entre 1992 et 1999.

Cette constatation a pu être faite après la visite de diverses entreprises de différents secteurs : industrie du tissage, industrie du meuble, détergents ménagers, etc..

Plusieurs études de positionnement stratégique réalisées par le CEPI (Centre d'Étude et de Prospective industrielle), font apparaître les avantages comparatifs de la Tunisie. Elles présentent des stratégies et des scénarios de développement et des plans d'action en utilisant des comparaisons internationales (Benchmarking). Ces études démontrent clairement la problématique concernant la compétitivité de ces entreprises face à la compétition des entreprises européennes. Elles nous font voir l'impact que pourrait avoir TOPTECH auprès d'elles par nos interventions PVA et Kaizen. Si la Tunisie veut augmenter sa compétitivité dans les prochaines années et demeurer au sein du giron économique de l'union européenne, elle devra augmenter de beaucoup son efficacité par une organisation axée sur la « Production à Valeur Ajoutée » (PVA). En effet, les visites de TOPTECH effectuées auprès de ces entreprises et les rencontres avec les principaux responsables démontrent clairement que, pour conserver son marché, la Tunisie devra travailler très fort afin de rendre ses entreprises compétitives sur le plan international.

Présentement, la Tunisie protège son marché intérieur par de nombreuses législations concernant le dédouanage des biens et services importés, mais à la suite des accords de libre-échange, de nombreuses barrières tarifaires sont entrain d'être démantelées et il nous apparaît donc évident que les entreprises tunisiennes soient demandeuses de produits et services, puisque la situation est propice à cela. Cette déréglementation a déjà commencé et se terminera en 2007. Un programme gouvernemental de « mise à niveau » , géré par le Bureau de Mise à Niveau du Ministère de l'Industrie, a été mis en place. Il a pour objectif d'aider les entreprises tunisiennes à mieux affronter les défis lors de l'ouverture des marchés et de la création de la zone de libre échange avec l'Union Européenne. Ce programme subventionne des interventions telles que celles proposées par TOPTECH. Il n'existe pas aujourd'hui, d'approches similaires à celle de TOPTECH , orientée PVA, aussi pragmatique, efficace et rapide.

 

LES CONSTATS!

 

TOPTECH a eu l'occasion, lors de son passage en octobre dernier en Tunisie, de présenter à plus de 50 entreprises manufacturières tunisiennes l'approche PVA. Ces activités ont permis aux participants de prendre connaissance de toute la technologie sur la Production à Valeur Ajoutée en définissant les principaux éléments tel que : la gestion du GOULOT, l'approche PULL et PUSH CONTRÔLÉ, la CHASSE-AU-LAPIN, le KANBAN, les 5S, le SMED, etc. De plus, les participants ont eu l'occasion d'expérimenter ces différents concepts dans l'usine de simulation de petits bateaux. Ceci a permis à TOPTECH de constater que leurs technologies cadraient bien avec la réalité tunisienne à peu de terme près. Plusieurs demandes d'intervention sont à l'étude présentement suite à ces présentations.

 

EN CONCLUSION

 

TOPTECH a pu se rendre compte qu'il existe tout de même une certaine différence entre la réalité canadienne et tunisienne. L'approche nord-américaine de TOPTECH est très pratico-pratique et axée sur l'atteinte des résultats. Cette approche permet à TOPTECH de passer rapidement à l'action, un aspect non négligeable de l'approche que la Tunisie considère comme étant une force.

Michel AUBÉ mentionne : « Il apparaît évident, suite à cette première expérience, que la réalité tunisienne favorise des interventions comme la nôtre. Nous tenons à mentionner que la collaboration de notre partenaire, monsieur Walid GADDAS, de STECIA Consulting à Tunis, est exceptionnelle et laisse présager un avenir prometteur. Sans sa participation, nous n'aurions pas pu initier aussi rapidement ces différents projets ».

TOPTECH est le leader au Canada dans le développement des méthodologies d'implantation de la Production à Valeur Ajoutée adaptées à la PME et compte bien faire de même dans les pays du Maghreb.

 

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M. Michel AUBE

TOPTECH Groupe Conseil inc.

2750, rue Einstein, bureau 250

Sainte-Foy (Québec)

Canada

G1P 4R1

Tel : (418) 650-6143

(888) 658-6143

Fax: (418) 650-6019

E-Mail: maube@TOPTECH.qc.ca

Adresse Internet: http://www.TOPTECH.qc.ca

M. Walid GADDAS

STECIA Consulting

71 Rue Alain Savary, Bloc B, Appt B22

BP 334, El Menzah 1, 1004 Tunis, Tunisie

Tel: 71 809 473

Fax: 71 766 304

E-mail: info@stecia.com

Adresse Internet: http://www.stecia.com

 

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Université Laval

Aujourd'hui Québec, demain le monde

 

À Québec, nous brillons par nos recherches

 

(Appuie sur l'image pour mieux la voir)

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EN BREF

 

L'Algérie est le plus important partenaire commercial du Canada en Afrique et au Moyen-Orient

 

L'Algérie est le plus grand partenaire commercial du Canada en Afrique et au Moyen-Orient. Le volume d'affaires entre les deux pays dépasse chaque année un milliard de dollars. L'Algérie vend au Canada des produits pétroliers alors que le Canada lui procure des produits agricoles spécialement le blé. On se souviendra qu'à la fin des années 1970, SNC-Lavalin a reçu un contrat de travaux publics du gouvernement algérien d'un milliard de dollars. D'aucun pensent que c'est ce contrat qui a permis à SNC-Lavalin de devenir une grande entreprise internationale.

Lors d'une mission d'affaires conduite en octobre 2000 par le ministre canadien du commerce extérieur. M. Pierre Pettigrew, SNC-Lavalin a annoncé un projet de 600 millions de dollars pour l'Algérie. Il serait grand temps que cette entreprise participe au redressement de l'image de l'Algérie au Canada et en Amérique du Nord.

Des Canadiens d'origine algérienne essaient de diversifier les relations entre le Canada et l'Algérie en y ajoutant les nouvelles technologies.

 

L'Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, est dirigée par une femme

 

Avec ses plus de 200 millions à 90 % musulmans, l'Indonésie est le plus grand pays musulman du monde. L'Indonésie est dirigée depuis 2001 par Mme Megawati Sukarmoputri, fille de Sukarno, le père de l'Indépendance du pays en 1945 qui organisa en 1955, la Conférence de Bandoung réunissant tous le pays nouvellement indépendants et les mouvements de libération nationale et qui allait jeter les bases du mouvement des Non-alignés se méfiant des deux blocs idéologiques de l'époque à savoir l'Est et l'Ouest.

En 1966, Sukarno fut renversé par le général Suharto qui institua une dictature militaire soutenue par les États-Unis. Mme Sukarnoputri fut souvent arrêtée par le régime de Suharto. Sous la pression populaire, en 1999, M. Suharto, malade dut démissionner. Son vice-président lui succéda et organisa les premières élections libres du pays. Le parti de Mme Sukarnoputri gagna avec une majorité de plus de 35 % les élections législatives, mais une alliance entre le parti de Suharto et des petits partis lui barra la route de la présidence qu'elle n'a pu obtenir quand 2001 après la destitution d'un président dont l'incompétence était notoire. L'Indonésie est en proie à des mouvements séparatistes et à des conflits entre Chrétiens et Musulmans dans certaines parties du pays. Mme Sukonoputri fait de l'Indonésie le 3e pays musulmans dirigé par une femme après le Bengladesh et le Pakistan.

 

Les États-Unis ont libéré le Koweit de l'Irak et pas les Koweitiennes

 

En 1991, les États-Unis ont conduit la guerre du Golfe pour libérer le Koweit de l'occupation irakienne. Il est très étonnant de remarquer qu'en rétablissant la famille régnante, les États-Unis n'aient pas demandé des droits pour les femmes qui au Koweit comme en Arabie Saoudite n'ont toujours pas le droit de vote, un droit dont dispose les femmes en Irak. Il est grand temps que les États-Unis exigent de l'Arabie Saoudite et du Koweit, des pays qu'ils protègent, d'accorder des droits aux femmes comme ils viennent de le faire pour l'Afghanistan qui a maintenant même une vice-présidente.

 

La dynamique diaspora marocaine du Canada

 

Estimée à plus de 40,000 personnes musulmanes ou juives, la diaspora marocaine du Canada est très active sur le plan politique et économique.

Mme Fatima Houda-Pépin est la première femme musulmane élue députée au Canada en 1995. Elle est actuellement députée de Lapinière à l'Assemblée nationale du Québec où elle est critique de l'Opposition officielle pour les questions de Francophonie et de l'Autoroute de l'information, un domaine où le Québec a beaucoup à apporter au Maroc et à la Francophonie internationale.

 

Une autre marocaine d'origine, Mme Afifa Maaninou, est commissaire scolaire à la Commission scolaire de Montréal et présidente du Conseil scolaire de l'Île de Montréal.

Plusieurs entrepreneurs d'origine marocaine ont fait leur marque au Canada pendant que d'autres de leurs congénères ont percé dans la fonction publique fédérale ou provinciale, dans l'enseignement et dans les professions libérales.

La diaspora marocaine et le millier d'étudiants marocains inscrits chaque année dans des universités du Canada renforcent les relations entre les deux pays.

 

La Charia au Nord du Nigeria

 

Avec ses 120 millions d'habitants le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique. Sa population est en moitié musulmane au Nord et chrétienne et animiste au Sud. Comme partout en Afrique noire, l'Islam nigérian avait toujours été tolérant comme au Sénégal ou au Mali. Depuis quelques années, il est devenu très militant en demandant l'instauration de la Charia, la loi islamique au Nord du pays en jouant sur la structure fédérale du pays qui laisse comme aux États-Unis et contrairement au Canada des larges pouvoirs même pour le droit criminel aux états fédérés.

D'aucuns pensent que l'application de la Charia au Nord du Nigeria est une manoeuvre politique permettant aux élites du Nord du pays qui avaient souvent dirigé le gouvernement fédéral grâce à des coups d'État militaire de créer des ennuis à l'actuel président du Nigeria, M. Obasanjo, un chrétien sudiste issue de l'ethnie Yoruba la 2e du pays après les Haoussas, originaires du Nord.

 

Le Président Bourguiba a accordé beaucoup de droits aux femmes tunisiennes

 

La Tunisie est devenue indépendante en 1956. Le combat pour la libération du pays fut conduit par M. Habib Bourguiba qui devint le premier président du pays. M. Bourquiba décida de moderniser son pays sur le plan économique et social. Sur le plan économique, il a posé les bases d'une économie qui est aujourd'hui l'une des plus prospères d'Afrique et du monde arabe en dépit de la pauvreté du pays en matières premières.

Sur le plan social, le président Bourguiba a accordé, la Tunisiennes droits rares dans le monde arabe ou musulman dont le divorce et le contraception. C'est la preuve que la volonté d'un leader éclairé peut changer le quotidienne de ses semblables hommes ou femmes.

 

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Elections Canada

 

Une mine de renseignements sur les élections

 

(Appuie sur l'image pour mieux la voir)

 

http://www.elections.ca

 

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Secrétariat du Conseil du Trésor

du Canada

Treasury Board of Canada

Secretariat

 

Message de l'honorable Lucienne Robillard, présidente du Conseil du Trésor

 

(Appuie sur l'image pour mieux la voir)

 

Aux lecteurs et lectrices,

En tant que présidente du Conseil du Trésor du Canada, employeur de la fonction publique, j'aimerais profiter de cette occasion pour vous exprimer mon opinion sur une question qui, à mon avis, est de la plus haute importance pour l'avenir de la fonction publique du Canada. Nous devons maintenir l'espoir, la liberté, la démocratie et l'égalité. Les femmes et les hommes de la fonction publique du Canada, qui sont au service de notre grand pays multiculturel, doivent absolument demeurer le reflet de ces idéaux.

Nous n'avons qu'à regarder autour de nous pour nous rendre compte de la grande diversité du Canada. Nous voulons que la fonction publique du XXIe siècle soit novatrice, dynamique et à l'image de cette diversité canadienne.

La fonction publique du Canada est reconnue à l'échelle internationale comme l'une des meilleures au monde et représente l'une des plus précieuses ressources de notre pays. Le défi qui se dresse devant nous consiste à se doter davantage d'effectifs composés de personnes de divers milieux ethniques, linguistiques et culturels, et de formation scolaire variée. Nous pourrons ainsi être beaucoup mieux préparés à offrir au public le service exceptionnel qu'il exige et auquel il a droit.

La tragédie du 11 septembre a suscité une plus grande sensibilité et diverses émotions en milieu de travail, telles que la peur, la sympathie, l'hostilité, la méfiance envers les différences et les inquiétudes de représailles. Un des fondements de l'efficacité de notre fonction publique consiste à conserver une atmosphère de travail positive pour tous les fonctionnaires. Nous devons donc continuer à promouvoir les valeurs de justice et d'égalité en faisant preuve de respect et de compréhension envers tous nos collègues.

En terminant, je voudrais réitérer qu'il faut, en cette période difficile que nous traversons actuellement, défendre avec vigueur la diversité et le droit d'être différents et égaux.

Veuillez agréer l'expression de mes sentiments distingués.

 

 

Lucienne Robillard

 

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Magazine Transatlantique - janvier 2002 - 2