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I- Éditorial: Des institutions à éclaircir
II- INSTITUTIONS FRANCOPHONES
A- Sommet de la Francophonie
1- Sommet des chefs d'État
2- Conférence ministérielle
3- Conseil permanent de la Francophonie
1- Agence de la Francophonie
2- Agence francophone pour l'Enseignement supérieur
3- Association des maires (AIMF)
4- Jeux de la Francophonie
a) M. Dach
b) Arts et sports
5- TV5
6- Assemblée des parlementaires
III- COOPÉRATION CANADIENNE
1- Association interparlementaire Canada-France
2- Collège Lasalle
3- Montréal sous le verglas
4- Vers la création d'une organisation internationale d'infirmières de langue française
5- Université de Moncton
IV- DANS LE MONDE
1- Le voyage du Président américain en Afrique
2- Comment sauver le Congo-Zaïre
Index de publicité
Agence de la Francophonie
AIP Canada-France
AUPELFoUREF
CIDMF
Collège Lasalle
CFC
OIIQ
TV5
UCB
Université de Moncton
B- Secrétariat Général de la Francophonie
Le 4 mars, j'ai eu le plaisir de rencontrer M. Boutros Boutros Ghali, Secrétaire général de la Francophonie à son bureau, situé au 13, quai André Citroën dans le 15e arrondissement à Paris où il a répondu aux questions du Magazine Transatlantique dans une atmosphère très chaleureuse.
Kanyurhi T. Tchika

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M. T.: |
Monsieur le Secrétaire général, pouvez-vous nous présenter le Secrétariat général de la Francophonie? |
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M. Ghali: |
Le Secrétariat général de la Francophonie associe quatre opérateurs dont l'Agence de la Francophonie, anciennement l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), l'Agence francophone pour l'enseignement supérieur et la recherche, l'Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones (AIMF) et TV 5. Avant, la Francophonie avait deux dimensions: une dimension culturelle et une dimension technique et économique. Depuis le Sommet de Hanoi, il y a la dimension politique. Dès mon élection à Hanoi comme Secrétaire général de la Francophonie, j'ai été chargé par les chefs d'États et des gouvernements, d'une part, de créer et d'affirmer une synergie entre les différents opérateurs et, d'autre part, de donner une dimension politique à l'organisation de la Francophonie, c'est-à-dire, d'en être le porte-parole et d'engager des rapports politiques avec d'autres organisations internationales et avec les États membres de ses organisations. |
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M.T.: |
Avez-vous déjà quelques lignes maîtresses de vos actions futures? |
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M. Ghali: |
Je suis pour une Francophonie plurielle, une Francophonie ouverte, une Francophonie qui défend la diversité culturelle et le plurilinguisme. C'est en défendant le plurilinguisme, la multiplicité des langues, la diversité culturelle qu'on défend indirectement la langue qui nous est commune, le français, et la culture française. Une autre idée importante pour moi est que la Francophonie doit collaborer avec des organisations régionales comme l'Organisation de l'Unité Africaine, la Ligue arabe, l'Organisation des États-Américains, avec des institutions spécialisées comme la Banque mondiale, l'UNESCO, et avec les Nations Unies. J'estime aussi que la Francophonie doit s'intéresser aussi aux non francophones. D'abord, aux peuples non francophones dans des pays francophones, ensuite, aux pays non francophones: le message de la Francophonie est universel. Il s'adresse à la multiplicité des cultures, au plurilinguisme, et par delà le plurilinguisme et la multiplicité des cultures veut établir une démocratisation des relations internationales. |
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M.T.: |
Vous avez été à la tête d'une grande organisation internatio-nale, où, selon les spécialistes, le français perd de plus en plus sa place. Comment, selon vous, peut-on renforcer l'usage du français dans les organisations internationales? |
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M. Ghali: |
Je pense que tout dépend des États membres. Il y a une trentaine d'États qui ont le français comme langue de travail. S'ils insistent pour utiliser le français dans les forums internationaux, ils défendent la Francophonie sur le plan international. Par contre s'ils abandonnent le français comme langue de travail, la Francophonie ne peut pas grand-chose. C'est donc une question de volonté politique des États qui ont en partage la langue française. |
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M. T.: |
En ce qui concerne l'aspect politique de la Francophonie, vous savez qu'il y a des problèmes politiques, et même des guerres dans des pays francophones africains. Que pouvez-vous faire dans ces situations? |
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M. Ghali: |
En ma qualité de Secrétaire général, je suis à la disposition des différents protagonistes aux différents conflits. Je suis prêt à ouvrir de bons offices si l'on fait appel à moi. Je suis prêt à servir d'intermédiaire auprès d'autres organisations internationales, auprès d'autres États, d'autres acteurs pour aider à trouver des solutions à des conflits ou à des problèmes politiques qui menacent l'équilibre intérieur de certains pays. |
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M. T. |
Vous avez travaillé dans deux métropoles, New York et Paris. Pouvez-vous comparer les deux villes? |
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M. Ghali: |
Entre New-York et Paris, je vous répondrai que je préfère le Caire, qui est ma ville natale, où j'ai grandi, et à laquelle, je suis sentimentalement très attaché. Chaque fois que j'en ai l'occasion, je vais au Caire retrouver mes racines. Ceci dit, je pense que chaque capitale, chaque métropole a sa spécificité. Il faut savoir servir dans différentes grandes villes dans la mesure où elles sont des centres de rayonnement. Il faut en profiter pour faire rayonner certaines idées relatives à la démocratie et à la paix. |
P.S.: Ce magazine est la propriété exclusive du Magazine Transatlantique et son utilisation, malgré qu'elle soit sur internet, nécessite une autorisation de l'éditeur qui est Kanyurhi T. Tchika. Les utilisateurs qui feraient une utilisation abusive de ce magazine pourrait être poursuivie en justice. Merci de votre compréhension.
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