Magazine Transatlantique - juillet 1998

 

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 Magazine Transatlantique

 

Le développement, la francophonie, le monde et nous

 

1253 McGill College, suite 232

Montréal, Québec, Canada, H3B 2Y5

Tél.:

(514) 874-8344

Télécopie:

(514) 878-4553

E-mail:

mtransatlant@sftext.com

RÉDACTION

 

ÉDITEUR ET RÉDACTEUR EN CHEF

Kanyurhi T. Tchika


CONSEILLÈRE À LA RÉDACTION

Mercédès Durosel

ONT CONTRIBUÉ À CE NUMÉRO

Paris:

Mya Carson, Flore Nestar, Me Hamuli Rety, Yokole

Montréal:

Andrée Dubois, Mercédès Durosel, Louise Lanctôt, Moïse Mougnan, Serge Pelletier, Marie-Josée Poisson

 

INFOGRAPHIE

 

Serge Fortin (SF TEXT)

Tél.: (514) 284-6050

Fax: (514) 284-1760)

E-mail: sftext@sftext.com

Internet: http://www.sftext.com/

 

REPRÉSENTATION

 

Afrique

Richard Oyourou
Immeuble Amiral, rue du Commerce
16 B.P. 1521 Abidjan 16 Côte d'Ivoire
Tél.: (225) 32 20 88

Europe

Me Hamuli Rety, Paris, France

Tél.: 40-12-59-37

Mya Carson, Paris, France

 

ADMINISTRATION

 

PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL

Kanyurhi T. Tchika

DIRECTRICE ADMINISTRATRIF

Andrée Dubois

DIRECTEUR DES RELATIONS PUBLIQUES

Moïse Mougnan

 

Dépôt légal: ISBN387802
Bibliothèque Nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada

 

Sommaire

Page couverture

(cliquez sur l'image pour la voir)

 

I- Éditorial: Des institutions à éclaircir

II- INSTITUTIONS FRANCOPHONES

A- Sommet de la Francophonie

1- Sommet des chefs d'État

2- Conférence ministérielle

3- Conseil permanent de la Francophonie

B- Secrétariat général de la Francophonie: M. Boutros Boutros Ghali: «Je suis pour une Francophonie plurielle»

1- Agence de la Francophonie

2- Agence francophone pour l'Enseignement supérieur

3- Association des maires (AIMF)

4- Jeux de la Francophonie

a) M. Dach

b) Arts et sports

5- TV5

6- Assemblée des parlementaires

III- COOPÉRATION CANADIENNE

1- Association interparlementaire Canada-France

2- Collège Lasalle

3- Montréal sous le verglas

4- Vers la création d'une organisation internationale d'infirmières de langue française

5- Université de Moncton

IV- DANS LE MONDE

1- Le voyage du Président américain en Afrique

2- Comment sauver le Congo-Zaïre

 

Index de publicité

Agence de la Francophonie

AIP Canada-France

AUPELFoUREF

CIDMF

Collège Lasalle

CFC

OIIQ

TV5

UCB

Université de Moncton

 

B- Secrétariat Général de la Francophonie

 

Monsieur Boutros Boutros Ghali,

Secrétaire général de la Francophonie:

 

«Je suis pour une Francophonie plurielle»

 

Le 4 mars, j'ai eu le plaisir de rencontrer M. Boutros Boutros Ghali, Secrétaire général de la Francophonie à son bureau, situé au 13, quai André Citroën dans le 15e arrondissement à Paris où il a répondu aux questions du Magazine Transatlantique dans une atmosphère très chaleureuse.

Kanyurhi T. Tchika

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M. T.:

Monsieur le Secrétaire général, pouvez-vous nous présenter le Secrétariat général de la Francophonie?

M. Ghali:

Le Secrétariat général de la Francophonie associe quatre opérateurs dont l'Agence de la Francophonie, anciennement l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), l'Agence francophone pour l'enseignement supérieur et la recherche, l'Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones (AIMF) et TV 5. Avant, la Francophonie avait deux dimensions: une dimension culturelle et une dimension technique et économique. Depuis le Sommet de Hanoi, il y a la dimension politique. Dès mon élection à Hanoi comme Secrétaire général de la Francophonie, j'ai été chargé par les chefs d'États et des gouvernements, d'une part, de créer et d'affirmer une synergie entre les différents opérateurs et, d'autre part, de donner une dimension politique à l'organisation de la Francophonie, c'est-à-dire, d'en être le porte-parole et d'engager des rapports politiques avec d'autres organisations internationales et avec les États membres de ses organisations.

M.T.:

Avez-vous déjà quelques lignes maîtresses de vos actions futures?

M. Ghali:

Je suis pour une Francophonie plurielle, une Francophonie ouverte, une Francophonie qui défend la diversité culturelle et le plurilinguisme. C'est en défendant le plurilinguisme, la multiplicité des langues, la diversité culturelle qu'on défend indirectement la langue qui nous est commune, le français, et la culture française. Une autre idée importante pour moi est que la Francophonie doit collaborer avec des organisations régionales comme l'Organisation de l'Unité Africaine, la Ligue arabe, l'Organisation des États-Américains, avec des institutions spécialisées comme la Banque mondiale, l'UNESCO, et avec les Nations Unies.

J'estime aussi que la Francophonie doit s'intéresser aussi aux non francophones. D'abord, aux peuples non francophones dans des pays francophones, ensuite, aux pays non francophones: le message de la Francophonie est universel. Il s'adresse à la multiplicité des cultures, au plurilinguisme, et par delà le plurilinguisme et la multiplicité des cultures veut établir une démocratisation des relations internationales.

M.T.:

Vous avez été à la tête d'une grande organisation internatio-nale, où, selon les spécialistes, le français perd de plus en plus sa place. Comment, selon vous, peut-on renforcer l'usage du français dans les organisations internationales?

M. Ghali:

Je pense que tout dépend des États membres. Il y a une trentaine d'États qui ont le français comme langue de travail. S'ils insistent pour utiliser le français dans les forums internationaux, ils défendent la Francophonie sur le plan international. Par contre s'ils abandonnent le français comme langue de travail, la Francophonie ne peut pas grand-chose. C'est donc une question de volonté politique des États qui ont en partage la langue française.

M. T.:

En ce qui concerne l'aspect politique de la Francophonie, vous savez qu'il y a des problèmes politiques, et même des guerres dans des pays francophones africains. Que pouvez-vous faire dans ces situations?

M. Ghali:

En ma qualité de Secrétaire général, je suis à la disposition des différents protagonistes aux différents conflits. Je suis prêt à ouvrir de bons offices si l'on fait appel à moi. Je suis prêt à servir d'intermédiaire auprès d'autres organisations internationales, auprès d'autres États, d'autres acteurs pour aider à trouver des solutions à des conflits ou à des problèmes politiques qui menacent l'équilibre intérieur de certains pays.

M. T.

Vous avez travaillé dans deux métropoles, New York et Paris. Pouvez-vous comparer les deux villes?

M. Ghali:

Entre New-York et Paris, je vous répondrai que je préfère le Caire, qui est ma ville natale, où j'ai grandi, et à laquelle, je suis sentimentalement très attaché. Chaque fois que j'en ai l'occasion, je vais au Caire retrouver mes racines. Ceci dit, je pense que chaque capitale, chaque métropole a sa spécificité. Il faut savoir servir dans différentes grandes villes dans la mesure où elles sont des centres de rayonnement. Il faut en profiter pour faire rayonner certaines idées relatives à la démocratie et à la paix.

 

P.S.: Ce magazine est la propriété exclusive du Magazine Transatlantique et son utilisation, malgré qu'elle soit sur internet, nécessite une autorisation de l'éditeur qui est Kanyurhi T. Tchika. Les utilisateurs qui feraient une utilisation abusive de ce magazine pourrait être poursuivie en justice. Merci de votre compréhension.

 

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