Magazine Transatlantique - juillet 1999 - 1

 

Sommaire

Page principale du site

 

 

 Magazine Transatlantique

 

Le développement, la francophonie, le monde et nous

 

1253 McGill College, suite 232

Montréal, Québec, Canada, H3B 2Y5

Tél.:

(514) 874-8344

Télécopie:

(514) 878-4553

E-mail:

mtransatlant@sftext.com

RÉDACTION

 

ÉDITEUR ET RÉDACTEUR EN CHEF

Kanyurhi T. Tchika


CONSEILLÈRE À LA RÉDACTION

Mercédès Durosel

ONT CONTRIBUÉ À CE NUMÉRO

Alinga Mboka, Monique Charbonneau, Andrée Dubois, Mercédès Durosel, Moïse Mougnan, Gilles Leclerc

 

INFOGRAPHIE

 

Serge Fortin (SF TEXT)

Tél.: (514) 284-6050

Fax: (514) 284-1760)

E-mail: sftext@sftext.com

Internet: http://www.sftext.com/

 

REPRÉSENTATION

 

Afrique

Richard Oyourou
Immeuble Amiral, rue du Commerce
16 B.P. 1521 Abidjan 16 Côte d'Ivoire
Tél.: (225) 32 20 88

Europe

Caya Makhele
Me Hamuli Rety, Paris, France
Mya Carson, Paris, France


ADMINISTRATION

 

PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL

Kanyurhi T. Tchika

DIRECTRICE ADMINISTRATRIF

Andrée Dubois

DIRECTEUR DES RELATIONS PUBLIQUES

Moïse Mougnan

 

Dépôt légal: ISBN387802
Bibliothèque Nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada

 

Page couverture

 

 

Sommaire

Éditorial

La recherche et la technologie nord-américaines en français

Canada - France - Francophonie: Recherches et technologies

Coopération scientifique Canada - France

Développement international:
Les 40 ans du Centre canadien d'étude et de la coopération internationale (CECI)

Environnement:
M. Clément Patenaude, Président de Reso Innovac: "Nous avons une importante expertise en gestion de l'environnement"

Espace:
Projets canadiens dans le domaine spatial: Julie Payette, astronaute

Nouvelles technologies et multimédia:
Carrefour des technologies de l'information et du multimédia à Québec

Recherches médicales:
Conseil de recherche médicale du Canada: Position du Canada dans l'espace francophone et matière de recherche en santé

Recherches universitaires:
Université de Moncton

Transport:
M. Timothée Aguene, ministre des Transports de la République Centrafricaine: "La RCA démocratisée et pacifiée aimerait profiter de la technologie canadienne"

Vers le Sommet de la Francophonie de Moncton

Forum francophone des Affaires à Bathurst

Forum des gens d'affaires francophones

Le Village de la Francophonie à Dieppe


En bref

Index de publicité et messages:

ACDI (26)
Africa Boutike (25)
CECI (8)
CRMC (34)
Dieppe (29)
EDIC (25)
Menaibuc (5)
Ministre de la Francophonie (31)
Université de Moncton (21)

 

Editorial

 

La recherche et la technologie nord-américaines en français

 

M. Kanyurhi T. Tchika à Paris

 

Par Kanyurhi T. Tchika

En mars dernier, j'étais au Salon du livre de Paris dont le Québec était l'invité d'honneur. De passage à notre stand, plusieurs Français nous faisaient comprendre leur ignorance vis-à-vis de la modernité du Québec et de la Francophonie canadienne d'autant plus que quelques jours auparavant, un ancien ministre du Général De Gaulle avait osé affirmer, à la télévision, devant le Premier ministre québécois, Lucien Bouchard que le général avait voulu "décréoliser" le Québec. Pareille situation nous a poussés à préparer un numéro sur la recherche et la technologie dans la Francophonie canadienne qui dans plusieurs domaines dépassent la France qui peut s'en inspirer. Nous traiterons de la coopération scientifique Canada-France où la France s'intéresse surtout à l'avance du Canada dans les nouvelles technologies de l'information, au système canadien en matière de fonds de capital de risque, aux liens entre les universités et le secteur privé et aux mécanismes de transfert et de diffusion de la technologie.

Nous évoquerons l'expérience québécoise et canadienne en nouvelles technologies en traitant de la récente création du Carrefour des technologies de l'information et du multimédia à Québec qui s'ajoute à la Cité du multimédia à Montréal, ville qui a vu naître le logiciel de Softimage à la base de l'animation de grands succès cinématographiques américains qui sont le "Parc Jurassique", "Titanic" et "La Guerre des étoiles". M. Daniel Langlois, créateur de ce logiciel vient de mettre au point un complexe multimédia à Montréal; «Ex-centris», qu'il a financé de sa poche au coût de 35 millions de dollars.

Dans le domaine spatial, le Canada, 3e pays à avoir lancé son satellite en 1962 après les États-Unis et l'ex-Union soviétique, premier pays à exploiter commercialement un satellite de télécommunication depuis 1972, premier pays à envoyer un francophone dans l'espace, Marc Garneau et qui a dernièrement envoyé la Québécoise Julie Payette, a des projets importants avec des partenaires diversifiés.

En matière de la santé, le Canada, qui a su utiliser le savoir-faire nord-américain tout en maintenant un système de santé plus égalitaire que celui du grand voisin a beaucoup à offrir à la Francophonie internationale surtout grâce au Conseil de recherches médicales.

En recherches universitaires, le Canada a aussi beaucoup à offrir. L'expérience de la jeune université de Moncton évoluant en milieu bilingue peut être très utile aux membres de la Francophonie.

Le Canada, membre du G7, peut offrir la recherche et la technologie nord-américaines en français. Des chefs d'État et cadres africains qui envoient de plus en plus leurs enfants étudier plutôt au Canada qu'en France ont commencé à comprendre cette nouvelle donnée. Ils leur restent à renforcer leur coopération avec le savoir-faire canadien pour bien se préparer à la nouvelle économie basée sur le savoir.

 

Canada - France - Francophonie

Recherches et technologies

 

LA COOPÉRATION SCIENTIFIQUE CANADA-FRANCE

par Gilles Leclerc

Conseiller, Affaires spatiales, sciences et technologies
Ambassade du Canada en France

La France est un leader mondial dans bon nombre de secteurs d'une importance clé pour le Canada pour ne citer que les télécommunications, les biotechnologies, l'agriculture, la recherche médicale et l'espace.

Le Canada et la France partagent les mêmes priorités sectorielles et il y a déjà un volume important d'échanges et de collaborations en S-T entre nos ministères et agences, nos instituts et laboratoires et entre les chercheurs au plan individuel de part et d'autre de l'Atlantique. Ces collaborations s'étendent à des participations conjointes à des propositions pour les programmes de recherche de l'Union européenne de même que dans le programme spatial.

Jean Chrétien
Premier Ministre du Canada

 

Les relations formelles de gouvernement à gouvernement se font sous l'égide de la Commission mixte scientifique Canada-France (CMS). La CMS est issue d'un accord culturel conclu en 1965. La première session de la CMS eut lieu en 1969. Pendant la 9e session, tenue à Paris en 1996, les deux pays se sont mis d'accord pour augmenter la coopération autour de six secteurs dits "privilégiés" de coopération:

- médecine et biotechnologies
- agriculture
- pêches et océans
- forêts
- sciences humaines et sociales
- technologies de l'information et des communications

La dixième session de la commission mixte scientifique qui s'est déroulée à Ottawa le 29 septembre 1998, a permis d'établir un état de la coopération dans les secteurs privilégiés qui ont été confirmés à cette occasion. Il a été également convenu d'accorder une attention particulière aux secteurs des biotechnologies et des nouvelles technologies de l'information et la communication et de faciliter la coopération technologique entre PME. La France et le Canada ont convenu de renforcer leur partenariat dans les sciences de base, en particulier en mathématiques. Les deux pays ont convenu de renforcer les échanges de chercheurs et de faciliter l'accès aux laboratoires et aux programmes de chaque pays de manière équilibrée, tant dans les relations bilatérales que multilatérales. Sur le plan institutionnel, les deux pays confirment leur intention de continuer d'intensifier les relations entre:

* le Conseil National de Recherches du Canada (CNRC) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Cette action s'inscrit dans le cadre de l'accord CNRS-CNRC de 1971 et qui inclut le télescope France-Canada-Hawaï. Dix nouveaux projets ont été annoncés en 1998 en télécommunications, en biotechnologies, en technologie de fabrication et en sciences moléculaires.

* le conseil de Recherches Médicales (CRM) et l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM);

* la Direction générale de la recherche à Agriculture et Agro-alimentaire Canada et l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA). Une réunion bilatérale tenue en juin 1998 a permis de faire le bilan des projets en cours et explorer de nouvelles voies de coopération;

* le Ministère des Pêches et Océans (MPO) et l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER);

* l'Agence Spatiale Canadienne (ASC) et le Centre national d'études spatiales (CNES).

La France et le Canada ont aussi convenu de faciliter la coopération technologique entre PME/PMI; l'Accord signé entre l'ANVAR et le programme PARI du CNRC en octobre 1998 est un pas positif dans cette direction.

La France est intéressée à approfondir ses relations en S-T avec le Canada. Les Français sont particulièrement intéressés par l'expérience canadienne dans les sujets suivants:

- les fonds de capital-risque;
- notre régime fiscal incitatif;
- les liens qui existent entre les universités et le secteur privé;
- les mécanismes canadiens de transfert et de diffusion de la technologie;
- les actions en faveur de l'innovation et en particulier pour la création d'entreprises innovantes;
- les programmes de formation d'entrepreneurs au niveau universitaire;
- les technologies éducatives.

Finalement, le Canada est une destination de premier choix pour les jeunes chercheurs français qui souhaitent pratiquer des stages postdoctoraux, mais aussi pour les chercheurs français.

La présence de l'Union européenne comme soutien gouvernemental à la recherche augmente à mesure que la politique européenne en matière de recherche et d'innovation prend de la maturité. Sur la période 1990-1996, il y a eu 7 036 participations de laboratoires ou d'industries françaises dans les programmes-cadres de R-D de l'UE. En 1997, l'allocation du Programme Cadre de Recherche Développement dépassait le total des crédits incitatifs de tous les ministères français (3,38 milliards FF contre 3,35 milliards FF). La France est le second contributeur et un important bénéficiaire des budgets de R-D de l'Union européenne. Les groupes français peuvent jouer un rôle facilitateur en amenant des partenaires canadiens dans leurs équipes pour préparer des propositions dans le Programme cadre de R-D. Les Canadiens peuvent participer en vertu de l'Accord de Coopération Canada-UE en S-T.

L'Ambassade du Canada à Paris organise périodiquement des ateliers de partenariats thématiques afin de favoriser la formation d'équipes pour répondre aux appels d'offres de l'Union européenne selon les règles d'accès établies dans l'Accord Canada-UE en S-T. Les derniers ateliers ont porté sur les technologies de l'information, sur l'agro-alimentaire, les biotechnologies et la télédétection.

 

LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL

Le CECI : 40 ans au service du développement humain

Des origines à la maturité

Reconnu actuellement comme une composante majeure de la coopération canadienne tant par son expertise professionnelle que par les valeurs d'humanisme qui le portent, le Centre canadien d'étude et de coopération internationale a pourtant vu le jour dans un modeste immeuble de la rue Rachel, sous l'élan
inspiré de son fondateur, feu le Père Jean Bouchard.

Le CECI a connu, au cours de son histoire, une constante évolution. Cet article vous invite à en parcourir l'itinéraire.

Les premiers pas

Entre 1958 et 1967, le CECI fut connu sous le nom de Centre d'études missionnaires (CEM). Il offrait des cours de formation et un service de documentation. Le CEM avait pour mission d'initier les membres des ordres religieux et les laïcs proches de l'Église aux réalités culturelles et aux conditions socio-économiques qui les attendaient dans les pays dits de mission. La formation donnée durait un an ou plus. Son contenu, bien que d'inspiration évangélique, présentait des dimensions anthropologique et sociopolitique : sensibilisation aux inégalités entre le Nord et le Sud et aux besoins des peuples du tiers monde en matière de santé, d'éducation et de développement économique. La formation mettait aussi l'accent sur les qualités d'écoute et d'ouverture aux différentes cultures.

Les années charnières (1970-1980)

Incorporé en 1968, le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) entrait dans une phase importante de son évolution. Fondateur du CEM, le R.P. Jean Bouchard, S.J., est demeuré aux commandes jusqu'en 1974. D'autres Jésuites allaient assurer la relève, dont Denis Legris et Gilles Pion. Néanmoins, dans les années 1970, la Compagnie de Jésus cède graduellement la direction de l'organisme à la corporation CECI.

Grâce à une première contribution du Gouvernement fédéral, le CECI envoie ses propres coopérants volontaires en 1968. Durant les années 1970, on assiste à une laïcisation progressive des personnes recrutées pour oeuvrer à l'étranger. Vers 1975, l'organisme organise des colloques sur le développement et publie des études sur des thèmes tels le Nouvel ordre économique international (NOEI) et l'école comme moteur du développement dans le tiers monde.

Les années de croissance (1980-1990)

La phase de croissance et de maturation qui a suivi fut marquée par des changements qui allaient modifier le visage de l'organisation. Le mouvement de laïcisation s'est accéléré avec la nomination d'un premier directeur général laïque et la naissance d'un réseau de partenaires comprenant des services gouvernementaux, des organisations issues de la base, des ONG locales et des organisations internationales. Néanmoins, des liens importants furent maintenus avec des ordres religieux missionnaires.

Le CECI est l'une des premières organisations canadiennes à but non lucratif à collaborer en 1982 avec les programmes de coopération bilatérale "autrement dit de pays à pays" de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).

En 1984, le CECI ouvre ses premiers bureaux dans des pays du tiers monde, ce qui lui permet de se rapprocher des attentes du terrain. L'envoi de coopérants est, dès lors, encore plus adapté aux besoins des partenaires. Les bureaux décentralisés disposent de la latitude voulue pour développer des programmes d'intervention dans le respect de la mission et des objectifs de l'organisation.

L'engagement personnel demeure un critère important de sélection de candidats volontaires. Cependant, le CECI hausse ses exigences de formation universitaire et d'expérience professionnelle. Mieux qualifiés et plus expérimentés, les volontaires reçoivent une formation spécifique à la coopération internationale axée sur les aspects techniques et méthodologiques des projets auxquels ils vont être affectés.

Les années de maturité (1990-...)

Après avoir investi l'essentiel de ses ressources dans le développement de ses activités de coopération, le CECI affirme sa présence au Québec et plus largement. Il développe de nouveaux programmes s'adressant à des groupes d'ici. Les programmes jeunesse du CECI initient des jeunes du Québec et des autres provinces du Canada à la coopération internationale à travers des stages auprès de partenaires dans les pays du Sud. Par ses activités de sensibilisation du public, par ses services de documentation et ses cours du soir à Québec et à Montréal, par ses publications à large clientèle et par des séries diffusées à la télé comme à la radio, le CECI contribue à ce que soit mieux compris par le public canadien le bien-fondé de la coopération internationale.

Entre-temps, le CECI diversifie ses sources de financement au Canada et à l'étranger, tout en conservant la confiance de l'ACDI, son principal partenaire financier. En 1991, il met en place sa propre collecte de fonds. Sa gestion financière demeure bien cotée par une firme de vérification externe.

CECI

 

Les défis du 3e millénaire

Lors des célébrations du 40e anniversaire en 1998, Yves Pétillon, alors directeur général du CECI, a déclaré ce qui suit : « À mon sens, le CECI peut encore appuyer efficacement ses partenaires en mouvement. Cela tient à sa nature. Entité à but non lucratif, le CECI puise son élan dans des valeurs telles la compassion, la générosité et la dignité de la personne ; il milite pour l'équité et la justice. Les structures d'État, avec leurs contraintes politiques, et les firmes privées, perpétuellement en quête de profit, n'ont pas la même liberté de manoeuvre que les organismes à but non lucratif. »

Présent sur place, le CECI est capable, avec les gens du pays, d'identifier et de mettre en oeuvre des actions de développement conformes à leurs attentes, que ce soit en eau potable, en santé, en éducation de base ou en développement de la petite entreprise. Il s'intéresse aussi aux droits de la personne, au développement démocratique et à la prévention des conflits, trois domaines que l'on ne saurait négliger tellement ils sont à la racine de tout développement durable.

Parmi les atouts dont l'organisme dispose pour affronter les défis à venir, il y a son «scepticisme créatif». Le CECI se méfie des modes et des idéologies. Il privilégie la recherche, l'esprit critique, le pragmatisme et la systématisation des méthodologies. Un autre atout est son esprit d'entreprise et d'innovation. Il fut l'une des toutes premières organisations canadiennes à proposer à l'ACDI un programme d'appui aux droits de la personne.

Le CECI continuera d'être une organisation de coopération directe, présente dans le Sud et permettant à des Québécois et à d'autres Canadiens d'offrir généreusement leurs compétences comme volontaires. Néanmoins, de plus en plus, le CECI misera sur des professionnels nationaux oeuvrant dans leur propre pays ou dans d'autres pays du Sud. Il se pourrait que l'organisme ait à mettre sur pied un réseau international constitué de CECI nationaux autonomes s'échangeant des compétences en vue de mieux répondre à l'évolution des besoins dans leurs milieux respectifs.

Déjà, le CECI s'est outillé pour aller au secours des victimes de désastres naturels ou autres, comme au Kosovo. Hélas, des populations continueront de souffrir dans diverses régions du monde. Le CECI devra aussi se doter de nouvelles expertises en environnement, autre enjeu majeur, et en communications pour le développement, incluant les nouvelles technologies.

La baisse des aides publiques au développement international et la croissance des investissements privés dans le Sud poussent d'ores et déjà des organisations telles que le CECI vers des collaborations porteuses de développement local avec des investisseurs privés opérant dans le secteur minier ou dans celui des ressources naturelles.

Enfin, nous assisterons à l'appauvrissement d'une fraction de plus en plus importante de nos propres concitoyens. Certains approches mises au point dans les pays en développement seraient avantageusement applicables ici même. Le CECI étudie très sérieusement la possibilité de s'engager dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion dans son propre milieu.

Robert Hazel

CECI

 

ENVIRONNEMENT

Monsieur Clément Patenaude, Président de Reso Innovac

«Nous avons une importante expertise en gestion de l'environnement»

 

 

Ancien conseiller spécial du Premier ministre du Québec, M. Bourassa, M. Clément Patenaude s'intéresse beaucoup à l'Afrique et au monde francophone en développement

M. T.: Pouvez-vous nous présenter votre entreprise?

C. P.: Le Reso Innovac est un groupe de consultants. Nous nous spécialisons de plus en plus dans le développement des entreprises. Nous aidons des entreprises à s'installer au Canada ou dans le monde. Nous offrons surtout notre expertise pour le développement de petites et moyennes entreprises. Le Reso Innovac travaille aussi dans la consultation en administration des entreprises ou des gouvernements. Avec l'appui de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) ou de la Banque mondiale, nous avons aidé certains états à réorganiser leurs services publics. Notre groupe s'occupe aussi de la gestion des ressources humaines et de la formation au Canada et dans le monde. Nous nous intéressons de plus en plus aussi à la gestion de l'environnement. Il s'agit surtout d'aider certains gouvernements à établir des politiques environnementales. Le Canada dispose d'une importante expertise en matière d'environnement. Il faut se souvenir que le siège social de la Commission environnementale de l'Accord du Libre-échange nord-Américain (ALENA) se trouve à Montréal.

M. T.: Quels sont vos projets actuels ou avenir en matière d'environnement?

C. P.: Nous avons eu plusieurs sortes de projet en communication environnementale. Par exemple au El Salvador, nous avons eu le mandat d'aider le gouvernement à établir des politiques environnementales. Nous avons aussi conseillé le gouvernement du Costa Rica dans sa résolution des problèmes environnementaux.

Nous avons eu en Égypte un projet de gestion des déchets. Nous nous sommes occupés de la partie gestion et des politiques gouvernementales pendant que les ingénieurs étaient responsables de la partie technique. Nous avons aussi des projets à l'étude dans plusieurs pays d'Afrique francophone.

Au Canada, nous aidons les compagnies étrangères qui veulent s'installer au pays à se familiariser avec les exigences canadiennes en matière d'environnement. Nous les aidons par exemple à préparer le dossier pour une audience au BAPE (Bureau d'Audience Publique en Environnement).

Nous facilitons donc l'obtention de certains permis. Dans notre équipe, nous avons un ancien commissaire au BAPE. Nous pouvons agir comme intermédiaires entre les entreprises et les institutions gouvernementales chargées de la réglementation en matière d'environnement.

M. T.: Comment selon vous, peut-on transmettre l'expertise canadienne à d'autres pays francophones?

C. P.: Dans la plupart des mandats que nous avons eus à l'étranger, il s'agissait de transmettre le savoir-faire déjà développé au Canada et de l'adapter au milieu.

En matière d'environnement, le Canada est très avancé et la conscience collective y est de plus en plus sensible. Par exemple, en France, il est tout à fait normal de geter un mégot de cigarette sur un trottoir alors qu'au Canada c'est devenu une chose inadmissible. L'éducation en environnement fait qu'aujourd'hui les gens sont de plus en plus conscients de son importance pour notre avenir.

M. T.: Pouvez-vous nous parler du Forum des gens d'affaires francophones du Canada auquel vous venez de participer?

C. P.: Je vous remercie de me poser la question sur ce forum très important pour nous.

Nous avons reçu un mandat du gouvernement fédéral d'aider des petites et moyennes entreprises à se développer hors Québec et à avoir des perspectives internationales.

J'étais invité comme participant et comme conférencier au 3e forum des gens d'affaires francophones du Canada. Nous y avons rencontré des gens d'affaires et des responsables du développement économique soucieux de développer des liens avec des entreprises canadiennes. On estimait en 1993 à plus de 160 milliards de dollars l'importance du marché interprovincial. À l'heure de la mondialisation, il importe de se concerter pour affronter les marchés internationaux.

 

La mission du cabinet-conseil RESO INNOVAC est de contribuer à l'essor des organisations en agissant comme partenaire dans la recherche et la mise en oeuvre de stratégies organisationnelles innovatrices et de solutions concrètes.

CHAMPS D'EXPERTISES

RÉFORMES ADMINISTRATIVES
GESTION DU CHANGEMENT
GESTION DE PROJET
GESTION DE L'ENVIRONNEMENT
FORMATION

2000, Mansfield, Bureau 1020,
Montréal (Québec), Canada H3A 2Z7
Tél.: (514) 285-4433
Fax: (514) 285-5550
Courriel:
reso_innovac@ibm.net

 

ESPACE

Projets canadiens dans le domaine de l'espace

Dans le domaine spatial, le Canada, 3e pays à avoir lancé son satellite en 1962 après les États-Unis et l'ex-Union soviétique, premier pays à exploiter commercialement un satellite de télécommunication depuis 1972, premier pays à avoir envoyé un francophone dans l'espace, Marc Garneau et qui y a dernièrement délégué la Québécoise Julie Payette, a des projets importants avec des partenaires diversifiés dont sa participation à la station spatiale internationale.

Julie Payette

Station spatiale internationale

Le Canada participe avec les États-Unis, l'Union Européenne, le Japon et la Russie à la construction et à l'équipement de la Station spatiale internationale. Il a fourni à la station le "Bras canadien" qui permet de déplacer des objets dans l'espace et d'assembler la station spatiale. C'est dans le cadre de sa participation à la Station spatiale internationale que le Canada a récemment envoyé en mai dernier l'astronaute Julie Payette qui devient la première Québécoise à séjourner dans l'espace et la deuxième femme canadienne après Roberta Bondar.

Née le 20 octobre 1963 à Montréal, Québec, Julie Payette a fait une maîtrise en Sciences à l'Université de Toronto en 1990 après un baccalauréat en ingénierie à l'Université McGill en 1986 commencé après un baccalauréat international à l'école United World International College of the Atlantic en 1982.

Julie Payette parle plusieurs langues dont le français, l'anglais, l'espagnol, l'italien, l'allemand et le russe. Comme loisir, elle pratique le triathlon, le ski, les sports de raquette, la plongée sousmarine, le piano et le chant.

Fascinée par les images télévisées d'Appolo lorsqu'elle était petite, Julie caresse le rêve de devenir astronaute depuis l'âge de 10 ans. C'est en lisant une annonce de recrutement de l'Agence spatiale canadienne (ASC) qu'elle décide de tenter sa chance. Grâce à sa personnalité, ses études et sa motivation à devenir astronaute, elle est, en 1992, sélectionnée par l'ASC. Depuis ce temps, elle s'entraîne et étudie très fort pour réaliser son rêve. Le 20 mai 1999 marque sa première mission dans l'espace.

D'autres projets du Canada dans le domaine de l'espace sont très remarquables. C'est la cas de COSPAS-SARSAT.

COSPAS-SARSAT

Le COSPAS-SARSAT est un système international de recherche et sauvetage par satellite démarré en 1979 suite à un accord entre le Canada, la France, les États-Unis et l'Union soviétique. Ce système a déjà sauvé au-delà de 7,500 vies humaines. Le Canada, la France et les États-Unis ont signé récemment un nouvel accord définissant comment les parties géreront leur contribution, soit le système SARSAT. Le Canada collabore à d'autres projets dont le système français SPOT.

Le système français SPOT

Le système français SPOT pour l'observation de la terre dispose de deux stations canadiennes de réception des données, l'une à Prince-Albert et l'autre à Gatineau permettant de couvrir l'ensemble du territoire de l'Amérique du nord. Un contrat signé en 1990 par la société française SPOT Image et la société canadienne Radarsat International Inc. confie à cette dernière la distribution des images SPOT sur le territoire canadien. Par ailleurs, les deux entreprises ont conclu en avril 1996 une entente prévoyant la distribution par SPOT Image des images RADARSAT en France. Le Centre canadien de télédétection, qui opère les deux stations de réception sus-mentionnées, a signé en 1994 un protocole de coopération avec le CNES prévoyant un soutien du CCT pour la poursuite des lancements de satellites français en orbite basse.

D'autres missions scientifiques

Le Canada participe à certaines autres missions scientifiques, comme WINDII, un interféromètre de haute précision destiné à la mesure de la vitesse des vents et des températures atmosphériques lancé en 1991; un instrument nommé Ultraviolet Auroral Imager sur la mission INTERBALL, impliquant aussi la Russie, avec un lancement en 1994; et ODIN, impliquant aussi la Suède, connu son lancement en 1998. Les scientifiques du Canada et de la France ont aussi collaboré (avec leurs collègues de la NASA, de l'ESA et du Japon) aux premier et deuxième Laboratoires internationaux en microgravité (IML-1 et 2).

Le Canada et la France coopèrent, dans le cadre de l'Agence spatiale européenne (ESA), aux programmes suivants: (i) observation de la terre: Programme européen de satellite de télédétection (ERS-2), Programme préparatoire d'observation de la terre (EOPP extension) et Envisat-1; (ii) télécommunications: Programme de systèmes et de technologies de pointe (ASTP-4), Programme de recherche de pointe sur les systèmes de télécommunications (ARTES-5); Programme de mission de technologie et de relais de données (DRTM); et (iii) Programme général de technologie de soutien (GSTP). L'ESA est aussi le partenaire du Canada dans le programme de la Station spatiale internationale. La France est le contributeur le plus important aux programmes de l'ESA, et est un intervenant très important dans le cadre de la participation européenne à la Station spatiale internationale.

Le Canada participe à ces programmes de l'ESA principalement afin de permettre aux entreprises canadiennes de coopérer avec leurs homologues européens dans le développement de technologies spatiales avancées, de développer des alliances stratégiques dans la conquête des marchés internationaux, et de fournir au Canada une perspective privilégiée sur la formulation des politiques spatiales en Europe.

Photo de groupe des astronautes canadiens

 

Agence spatiale canadienne

6767, Route de l'Aéroport
Saint-Hubert, Québec, Canada
Téléphone: (450) 926-4800
Télécopieur: (450) 926-4878

 

NOUVELLES TECHNOLOGIES ET MULTIMÉDIA:

Le Carrefour des technologies de l'information et du multimédia;

l'humain au coeur des réseaux technologiques!

 

par Monique Charbonneau

présidente du CEFRIO

À l'aube de l'an 2000, les gouvernements et les entreprises reconnaissent d'emblée que la valeur économique des savoirs et des connaissances constitue la clé de voûte de la nouvelle économie. Dans la région de Québec, nous ne faisons pas exception. En tant que PDG du CEFRIO, j'ai eu le privilège de participer aux réflexions qui ont mené à la première politique gouvernementale traitant spécifiquement de Québec, la Capitale.

Québec, technorégion

Parmi les secteurs reconnus comme prioritaires dans notre région, la haute technologie occupe, et occupera de plus en plus une place de choix, avec la culture et le tourisme. Québec technorégion n'est donc plus une vue de l'esprit, c'est une réalité!

À l'heure où les décisions se prennent à un rythme accéléré dû à l'instantanéité de l'information, à l'heure où les réseaux technologiques, mais surtout humains sont une condition sine qua non de réussite, que manquait-il à notre région pour prendre sa place dans cette nouvelle économie du savoir? Nous avons déjà un Parc technologique reconnu, un Centre de développement des technologies de l'information (CDTI) bien implanté, une Société Innovatech et des sociétés de capital de risque très dynamiques, et, depuis peu, un Centre national des nouvelles technologies de Québec, annoncé lors du récent discours du budget.

Notre région regroupe, à elle seule, plus de 300 entreprises et centres d'expertise qui emploient plus de 10 000 personnes dans le domaine des technologies de l'information et du multimédia. Ces entreprises, pour la plupart des PME, doivent à la fois recruter les personnes les plus qualifiées, augmenter leurs efforts de RD, innover dans leurs façons de faire, acquérir de nouvelles technologies afin de pénétrer de nouveaux marchés et de demeurer compétitives.

Le Carrefour des technologies de l'information et du multimédia

Le CARTIM répond donc aux besoins exprimés par les entreprises de la région qui souhaitent prendre le devant du peloton, comme dirait Louis Garneau en facilitant la démarche des entrepreneurs à la recherche d'information et de services stratégiques. En regroupant sous une même bannière l'ensemble des expertises montréalaises et québécoises de soutien, de recherche, de développement et de promotion, le CARTIM apporte à la région de Québec, un réseau unique, un réseau de réseaux que j'ai le plaisir présenter ce matin ainsi que leurs représentants (par ordre alphabétique).

Les partenaires du CARTIM

Monsieur Gilbert Ouellette, dirige les destinées de l'Association des producteurs de multimédia au Québec (APMQ), dont la mission principale est de regrouper et de représenter les producteurs de contenus multimédias du Québec et de défendre et promouvoir leurs intérêts en vue de favoriser le développement de cette industrie. Active auprès des gouvernements, des organismes de financement, des centres de recherche et des autres regroupements de l'industrie du multimédia, l'APMQ vise à doter les producteurs en multimédia de tous les moyens requis pour que la production multimédia au Québec devienne une industrie reconnue sur le marché intérieur comme sur les marchés internationaux.

Le Consortium multimédia CESAM, représenté par sa présidente-directrice générale, Louise A. Perras, regroupe 27 experts et chefs de file des domaines des technologies de l'information, des télécommunications, de l'éducation, des arts et des médias. Sa mission est de faciliter l'émergence et la croissance d'entreprises québécoises de calibre international dans le domaine des nouveaux médias.

Le Centre de développement de la géomatique (CDG), présidé par Michel Mellinger, dont le CEFRIO est l'un des membres fondateurs avec le Cégep de Limoilou et l'Université Laval, a pignon sur rue à Québec depuis 1995. Sa mission: contribuer à la promotion et à la compétitivité de l'industrie québécoise de la géomatique tant au Québec que sur la scène internationale. Actuellement, le CDG, qui regroupe la majorité des industriels et intervenants oeuvrant en géomatique au Québec, s'est vu confier lors du dernier Sommet sur l'économie et l'emploi, la Stratégie d'exportation de la géomatique.

Le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), que j'ai le plaisir de diriger depuis 6 ans, rejoint maintenant 110 membres industriels, gouvernementaux et universitaires et se veut un agent de changement auprès des entreprises québécoises dans le but d'améliorer leur performance à tous les niveaux, et ce, par l'appropriation plus intense et plus rapide des technologies de l'information et de communication. Ses principaux projets

portent sur le télétravail, l'informatisation des PME, la téléformation et la télémédecine, ainsi que les services publics et les inforoutes. Dans la région de Québec, le CEFRIO a coordonné le Pôle multimédia et a mis en place un service de veille stratégique (SISTECH) qui diffuse maintenant à plus de 2000 abonnés au Québec et dans l'ensemble des pays de la Francophonie grâce à une collaboration avec l'Agence de la francophonie.

Conseil d'administration du CEFRIO

 

Le Centre de promotion du logiciel québécois (CPLQ), présidé par Claude Pineault, représenté par Nicole Martel, directrice des projets et développement associatif, regroupe à lui seul 400 membres oeuvrant dans le domaine du logiciel. Sa mission: offrir une expertise de calibre mondial en commercialisation, promotion et exportation dans l'univers des sociétés de technologies de l'information. Le CPLQ contribue activement au développement des marchés et anime un réseau de maillage tant local qu'international pour les entreprises de logiciels, de services électroniques et de multimédia.

Le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), présidé par Yves Sanssouci, idéateur de la Maison des hautes technologies de Montréal, et représenté par son vice-président scientifique, Denis Poussart, de l'Université Laval, participe au développement socio-économique et industriel de la société dans les secteurs de pointe des technologies de l'information et des applications de l'informatique. Fondé à Montréal en 1985, le CRIM agit auprès de ses membres et de la communauté québécoise en offrant des services de RD, de formation, de tests, de transferts et d'accompagnements technologiques.

Enfin, le Conseil national de recherches Canada (CNRC), représenté par le directeur régional adjoint, Claude Attendu ainsi qu'Alain Michard, spécialiste en technologies de l'information, basé au CEFRIO, dispose au Québec d'un réseau de conseillers qui desservent une clientèle d'environ 2000 entreprises manufacturières dont de nombreuses oeuvrent dans les domaines de la haute technologie. Par son Programme d'aide à la recherche industrielle, le CNRC a pour mission d'aider les entreprises à mettre cette expertise technologique à l'oeuvre, afin de stimuler la productivité, la rentabilité et la compétitivité internationale des PME canadiennes. Au cours des trois dernières années, le Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI) a contribué à financer 40 projets dans la région de Québec touchant à divers degrés les technologies de l'information et totalisant des contributions de l'ordre de 3 500 000 $.

Le CARTIM, Un réseau de réseaux

Le CARTIM s'inscrit dans la foulée de la Maison des hautes technologies inaugurée, en novembre dernier, par le vice-premier ministre Bernard Landry. Les partenaires du CARTIM reconnaissent en effet la nécessité de regrouper leurs forces complémentaires pour offrir une offre intégrée de services aux entreprises.

À eux seuls, les sept organismes que je viens de vous présenter regroupent 700 entreprises et organismes producteurs et utilisateurs de technologies de l'information et de communication, dont près du tiers ont des bureaux dans notre région. Avec la Maison des hautes technologies de Montréal, à laquelle s'ajouteront bientôt d'autres régions, me dit-on, c'est le plus vaste réseau de réseaux au Québec, et je dirais même au Canada.

Le CARTIM, c'est donc une nouvelle fenêtre qui s'ouvre pour les entreprises de la région de Québec, et du Québec dans son ensemble. C'est le résultat d'une vision partagée par le gouvernement, par des organismes qu'il supporte et par le secteur privé. C'est un modèle original de partenariat privé - public fort prometteur.

Toutes les organisations réunies aujourd'hui ont en commun d'être innovatrices, d'être préoccupées par le développement et l'appropriation des nouvelles technologies, de participer, chez nous, à la croissance de la nouvelle économie et de travailler en réseau.

Mais comme nous le savons tous, malgré la puissance et le déploiement accéléré des réseaux technologiques, il n'en demeure pas moins que l'HUMAIN est au coeur de tous ces réseaux, et certainement la clé du succès du CARTIM.

Je me fais le porte-parole des partenaires du CARTIM et des entreprises de notre région pour vous remercier, Monsieur le vice-Premier Ministre, pour cette contribution financière qui vient à point et qui nous permettra, nous le souhaitons vivement, de contribuer au progrès économique et social du Québec.

Allocution prononcée à Québec, le 6 mai 1999, à l'occasion de l'inauguration du Carrefour des technologies de l'information et du multimédia, par le vice-premier ministre du Québec et ministre d'État à l'Économie et aux Finances, monsieur Bernard Landry.

Retour au début de la page

 

Société

Histoires - Contes

Cartes du monde

Le Monde selon Serge

http://www.sftext.com/societe/

http://www.sftext.com/

Magazine Transatlantique - juillet 1999 - 1