Magazine Transatlantique - juillet 1999 - 2

 

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Magazine Transatlantique

 

Le développement, la francophonie, le monde et nous

 

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EN RECHERCHES MÉDICALES

Conseil de recherche médicale du Canada: Position du Canada dans l'espace francophone et matière de recherche en santé

Le CRMRC

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RECHERCHES UNIVERSITAIRES

L'Université de Moncton

 

Le bastion de la francophonie à l'est du Canada

Héritière d'une tradition universitaire qui remonte en 1864, l'Université de Moncton est la plus grande université canadienne, entièrement de langue française, à l'extérieur du Québec.

Elle est constituée de trois campus : Moncton, Edmundston et Shippagan, des villes situées dans des régions du Nouveau-Brunswick à prédominance ou forte proportion francophone.

L'Université de Moncton offre plus de 160 programmes dont 25 au niveau de la maîtrise et un doctorat en Études françaises. De plus, elle compte une trentaine de centres de recherche, instituts et chaires d'étude.

L'Université de Moncton s'avère un milieu diversifié et cosmopolite, sa population étudiante provient de presque toute la francophonie internationale. Cette année, 39 étudiants et étudiantes sont du Maroc, 15 viennent de la France, d'autres encore sont originaires du Sénégal, du Gabon, de la Côte d'Ivoire, de la République Démocratique du Congo, d'Autriche, du Cambodge, des Îles Seychelles, etc.

De nombreux programmes d'échanges et ententes institutionnelles soutiennent d'ailleurs cette mobilité étudiante à l'échelle internationale.

Force est de constater que la plus grande richesse de l'Université de Moncton réside dans un enseignement personnalisé et de qualité que seule une université d'une telle taille peut se permettre d'offrir à ses étudiants et étudiantes. Ce rapport privilégié entre les étudiants et le corps professoral améliore non seulement les échanges, l'apprentissage et le rendement, mais favorise également un dynamisme vibrant au sein de la communauté universitaire.

Le savoir et la pratique à l'honneur

École de droit

L'Université de Moncton a été la première au monde à offrir un programme menant à un diplôme en common law en français. Malgré sa jeune fondation, l'École de droit de l'Université de Moncton fait désormais partie des meilleures écoles de droit au Canada.

Grâce à son Centre international de la common law en français(CICLEF), l'École de droit décerne chaque année aux juristes d'expression française des pays d'Europe, d'Afrique, d'Asie et des Antilles une formation de base en common law en français.

Bâtiment de l'Université de Moncton

 

Administration MBA : alternance études / travail

La maîtrise en administration des affaires (MBA) de l'Université de Moncton attire un nombre impressionnant d'étudiants puisqu'elle est offerte, entre autres, selon une méthode de formation fondée sur l'alternance de sessions d'études et des stages rémunérés en entreprise. À cet égard, il est à noter que l'Université de Moncton est pratiquement la seule université francophone au Canada qui propose aux étudiants étrangers un programme d'études-travail au niveau de la maîtrise.

À l'aube du nouveau millénaire, les technologies de l'information connaissent un essor considérable, ce qui en fait l'un des rares domaines où l'offre d'emplois est plus élevée que la demande.

L'Université de Moncton se démarque en étant l'une des premières à offrir en français un Certificat de 2ième cycle ainsi qu'un Diplôme d'études supérieures en technologies de l'information. Toutes les composantes des nouvelles technologies de pointe y sont intégrées, y compris les langages de programmation avancés, la conception et le développement de logiciels, les systèmes et réseaux de communication, les bases de données, le multimédia et les technologies de l'inforoute.

Le Salon de l'éducation en marge du VIIIe Sommet de la Francophonie

L'Université de Moncton, le réseau des Collèges communautaires du Nouveau-Brunswick et TéléÉducation N.-B., en collaboration avec l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et l'Association des collèges communautaires du Canada (ACCC) organisent un Salon de l'éducation qui se tiendra au campus de Moncton du 21 au 30 août 1999.

Le Salon de l'éducation se veut une vitrine virtuelle sur la formation universitaire, mettant en vedette les universités francophones canadiennes qui participeront au Forum Initiatives 99, une activité de l'Agence universitaire de la Francophonie, qui se déroulera, quant à elle, au campus d'Edmundston de l'Université de Moncton du 26 au 30 août 1999.

À l'aide de CD-ROM, de base de données interactives et par le biais de bien d'autres moyens technologiques, les universités canadiennes qui prendront part aux activités du Forum Initiatives 99 auront une occasion unique de se faire connaître auprès des nombreux journalistes et délégations de toute la francophonie internationale qui séjourneront à Moncton dans le cadre du Sommet de la Francophonie.

Parallèlement à la vitrine mettant l'accent sur la formation universitaire, le Collège communautaire de Dieppe présentera également une exposition s'intéressant, particulièrement, aux axes d'intervention en matière de coopération internationale relativement à la formation professionnelle et technique au Canada.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Louis Doucet du Service des communications au (506) 858-4129, ou visiter le site Web du Salon de l'éducation :
W3.umoncton.ca/sommet/salon.html

Groupe d'étudiants à l'Université de Moncton

 

TRANSPORT

M. Timothée Aguene,
ministre des Transports et de l'Aviation civile de la République Centrafricaine


«La République Centrafricaine démocratisée et pacifiée aimerait profiter de la technologie canadienne»

Monsieur Timothée Aguene, ministre des Transports et de l'Aviation civile de la République Centrafricaine était de passage à Montréal pour participer à une réunion au siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale (AOCI).

Il a profité pour parler au Magazine Transatlantique du renforcement de la démocratie et de la sécurité dans son pays et du souhait d'intensifier ses relations avec le Canada, un pays dont il admire la technologie et où des ressortissants de son pays font leurs études universitaires, dont des filles du chef de l'État. Il est à noter que des militaires canadiens, spécialement des techniciens, participent à une mission de paix en République Centrafricaine dans le cadre des Nations-Unies.

M. T.:

Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous présenter brièvement votre pays, la République Centrafricaine?

M. Aguene:

Merci de m'accorder l'occasion de parler de mon pays, la République Centrafricaine (RCA) à vos lecteurs du Canada et d'ailleurs.

Comme beaucoup de gens le disent, la République Centrafricaine est un grand pays: avec ses 623,000 km2, elle est située au coeur de l'Afrique. Elle n'est malheureusement que de 3 millions d'habitants.

Indépendantes depuis 1960, comme la plupart des pays du continent, la RCA a d'abord eu un régime civil dirigé par le Président David Dacko, puis un régime militaire de M. Bokassa qui s'était même proclamé empereur en 1976. Renversé en 1979, il a été remplacé par l'ancien président Dacko qui fut renversé plus tard par un coup d'état militaire du général Koligba. À l'indépendance, le pays n'avait presque pas de cadres. Pendant les régimes militaires, certains Centrafricains avaient le souci du développement économique et démocratique de leur pays. C'est le cas de l'actuel président M. Ange Patassé qui a milité d'abord comme ministre et après comme Premier ministre avant de se retrouver en exil.

En 1981, il y a eu des élections remportées par l'actuel président, mais il y avait eu un détournement de vote au profit de David Dacko qui fut plus tard renversé par les militaires.

En 1992, au retour à la démocratie, M. Patassé, rentré d'exil, remporta les élections avec son parti toujours très actif à l'intérieur du pays, le Mouvement de libération du Peuple centrafricain (MLPC). Ces élections furent annulées par le régime en place. Après des pressions internes et internationales, les élections furent reprises en 1993. C'est ainsi que M. Ange Patassé, l'actuel président, fut élu sans équivoque. Aussitôt, le Président a formé un gouvernement majoritaire avec quelques partis amis et s'est mis au travail.

Carte de la République Centrafricaine

 

En 1996, l'ancien régime jaloux des succès du nouveau voulut revenir au pouvoir par la force en formattant une mutinerie. La mutinerie a pris fait grâce aux institutions de l'État et au concours des forces africaines de maintien de la paix dans la capitale dans le cadre des Nations-Unies et avec l'aide technique de certains pays dont le Canada.

Les élections législatives ont récemment été organisées avec une trentaine des partis. Le parti présidentiel, le MLPC, avait, en 1993, 35 députés. Cette année, il en a gagné 47. Il y a eu, donc, une nette progression du parti. Certains ont prétendu que l'opposition avait gagné les élections. Ils oublient que chaque parti était allé seul aux élections et que les alliances n'ont été conçues qu'après. Ce qui a permis au MLPC de s'adjoindre d'autres partis pour avoir une majorité confortable et former un gouvernement dans un pays pacifié.

Le gouvernement centrafricain garantit la sécurité des investissements et encourage les éventuels partenaires étrangers, notamment les Canadiens, à venir faire de fructueuses affaires avec notre pays.

M. T.:

Quelles sont les attributions et les priorités de votre ministère?

M. Aguene:

Le ministère des Transports et de l'Aviation civile est très important en Centrafrique, un pays enclavé, sans littoral. Une politique de transport a été mise en place. Elle consiste tout d'abord à développer le transport terrestre sur tout le territoire pour permettre d'acheminer les marchandises depuis le port de Douala au Cameroun.

Dans le domaine du transport aérien, la RCA est desservie par Air Afrique, dont nous sommes membres et par Air France. Air France, ayant constaté le retour à la paix dans le pays, est entrain d'envisager un deuxième vol par semaine sur Bangui en provenance de Paris.

Nous souhaitons l'installation d'autres compagnies aériennes dans notre pays. Cela faciliterait le voyage pour les hommes d'affaires et pour les touristes, d'autant plus que nous avons la forêt équatoriale et des réserves fauniques déjà appréciées par certains dirigeants européens pour la chasse qu'il nous faut développer davantage.

Nous développons aussi le transport fluvial sur l'Oubangi entre les deux Congos. C'est un secteur qui nous permet surtout de transporter le carburant qui nous vient de Brazzaville et pour lequel nous avons besoin de partenaires pour sa modernisation.

Nous essayons donc de développer le transport terrestre, aérien et fluvial dans un monde où la concurrence est de plus en plus la règle.

M. T.:

Qu'attendez-vous d'un pays comme le Canada dans sa coopération avec la RCA?

M. Aguene:

À cause de l'immensité de son territoire, le Canada a développé une technologie en matière de transport que nous aimerions acquérir. Nous souhaitons une coopération bilatérale dans ce domaine avec le gouvernement canadien.

Comme le domaine des transports a été libéralisé dans notre pays, nous souhaitons voir des entreprises canadiennes s'intéresser. Nous transportons le bois, le café et le coton régulièrement jusqu'au port de Doula. C'est donc un secteur très important pour nous où nous souhaitons avoir de nombreux partenaires.

Notre gouvernement est prêt à faciliter la tâche aux entrepreneurs canadiens intéressés au secteur du transport. Nous voulons ainsi organiser le transport urbain qui est embryonnaire. C'est un domaine où le Canada a une très bonne réputation. En matière de chemin de fer, nous sommes aussi au courant des performances canadiennes. Même dans le transport aérien, nous sommes disposés à accorder une place de choix au Canada, pays au siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), et qui a développé, surtout dans la région de Montréal, une importante industrie aéronautique.

Nous avons un projet sectoriel de transport (PSTI) financé par la Banque mondiale et d'autres bailleurs de fonds. Nous souhaitons voir le Canada s'associer à la deuxième phase de ce programme.

Vers le Sommet de la Francophonie de Moncton

7e Forum francophone des affaires à Bathurst

 

Du 13 au 16 juillet, a eu lieu à Bathurst, Nouveau-Brunswick, le 7e Forum francophone des affaires.

Après plus de 10 ans d'existence et faisant suite à la première réunion des ministres de l'économie des pays francophones tenue à Monaco en avril, le forum de Bathurst devait être très marquant dans l'évolution du monde francophone des affaires. Il y eut des présences intéressantes et des absences très remarquées comme celle de la délégation française et de plusieurs pays africains membres de la Francophonie.

Absence française et de plusieurs pays africains

En prévision du Sommet de la francophonie de Moncton, Canada 3000, a inauguré en juin un vol hebdomadaire entre Paris et Moncton. Il semble malgré tout qu'un problème technique a empêché la délégation française d'être présente. L'argument n'a pas semblé convaincre beaucoup de monde. D'aucuns y voient un manque d'enthousiasme des Français vis-à-vis d'un concept canadien et spécialement québécois qui a fait son chemin. Quelques officiels du forum ont semblé abonder dans le même sens. On sait que souvent la France tient tout à contrôler dans la Francophonie au point d'en ralentir le dynamisme avec sa conception bureaucratique de chose qui contraste souvent avec le pragmatisme canadien.

Le milieu français vient quand même de donner au Forum francophone une publication intitulé "Économies francophones".

S'il y a eu officiellement plus de 400 participants au Forum à Bathurst, il en reste pas moins vrai que près de la moitié des pays membres de la Francophonie n'étaient pas représentés. Du côté africain, comme d'habitude, le Sénégal était surreprésenté: son gouvernement sait comment profiter des avantages des organisations internationales. Le Cameroun avait aussi une importante délégation dans laquelle il y avait même un secrétaire d'état.

Le Forum francophone des affaires devra encore sensibiliser plusieurs pays francophones à son importance et se rapprocher de leurs besoins pour les pousser à s'intéresser à ses activités. Au Canada même, le Forum francophone des affaires doit se faire connaître davantage. Il est tout à fait étonnant et regrettable qu'avant le Forum francophone, il y a eu au même endroit à Bathurst, le Forum des gens d'affaires francophones du Canada et qu'aucun contact n'a été organisé entre ces deux organismes qui ont beaucoup de choses en commun surtout si l'on veut promouvoir le savoir-faire canadien sur le plan international.

L'ISIAM, un institut maroco-canadien

Au forum de Bathurst, nous avons eu l'occasion de rencontrer mme Bouslikhane, directrice administrative de l'Institut supérieur d'informatique appliquée et de management d'Agadir au Maroc.

Mme Bouslikhane, directrice administratif de l'ISIAM

 

Créé en 1989, en collaboration avec l'UQAR - Canada et financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI), l'ISIAM dispense un programme d'enseignement supérieur nord-américain adapté à l'environnement économique et permettant de former des cadres de haut niveau aptes à intégrer la vie professionnelle.

L'esprit d'entreprise, le sens des responsabilités, l'ouverture sur le monde, le sens de l'éthique sont autant de valeurs que l'ISIAM cherche à transmettre à ses étudiants. L'ISIAM est fréquenté par des étudiants de plus de 18 nationalités. Il permet à des étudiants africains d'accéder à l'enseignement universitaire nord-américain à des coûts abordables et sans devoir quitter le continent et facilite l'intégration dans des universités nord-américaines ou dans certaines universités françaises partenaires.

En partenariat avec l'ISIAM, l'Université de Moncton délocalise pour la première fois au Maroc son programme de Master en Administration des affaires, MBA. Le programme est assuré par des professeurs de l'université de Moncton qui délivre aussi le diplôme MBA et par des enseignants des universités canadiennes partenaires.

Les fondateurs de l'ISIAM ont vécu au Canada, dont ils ont assimilé le savoir-faire, et l'offrent à leurs pays et à toute la Francophonie.

D'aucuns souhaitent voir aussi se réaliser la promotion des produits du Sud dans les pays du Nord.

Promotion des produits africains au Canada

Mme Foning est une femme d'affaires très connue au Cameroun. Elle est présidente du comité des femmes et du comité Afrique du Forum francophone des affaires. Travaillant dans plusieurs domaines, mme Foning s'apprête à lancer une entreprise de transport à Doula dont tous les chauffeurs seront des femmes. Elle souhaite que pour un véritable partenariat, on ne se limite plus à transférer l'expertise des pays du Nord au pays du Sud, mais qu'on permettent aussi aux Africains de vendre leurs produits et de montrer leur savoir-faire à des pays développés comme le Canada.

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Les Francophones des Maritimes

 

L'espace économique francophone pan-canadien:

3e FORUM DES GENS D'AFFAIRES FRANCOPHONES DU CANADA

 

La 3e édition du Forum des gens d'affaires francophones du Canada a eu lieu à Bathurst au nord-est de la province du Nouveau-Brunswick du 10 au 12 juin dernier. Ce forum s'est déroulé sous l'égide du principal porte-parole de la communauté d'affaires francophone de cette province canadienne depuis 20 ans: le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB). Saint-Georges de Beauce au Québec en 1996 et Winnipeg au Manitoba en 1998 avaient accueilli les deux premières éditions de cet événement national qui permet aux entrepreneurs francophones de tout le pays de tisser des liens.

Le Forum de Bathurst a regroupé près de 350 participants des diverses régions du Canada, dont une soixantaine inscrite à une activité parallèle: le Forum Jeunesse. Chaque province, de même que les territoires du Yukon et du Nunavut, étaient en effet représentés par des francophones de secteurs économiques variés, notamment l'agroalimentaire, la foresterie, le tourisme, les communications et l'informatique.

Un lieu pour favoriser les échanges

Le but principal de cet événement était de permettre le «maillage» entre les entrepreneurs, c'est-à-dire la conclusion d'ententes et l'établissement de liens d'affaires potentiellement profitables.

À cet égard, le Forum offrait non seulement aux participants les services d'un «centre de réseautage», mais aussi des ateliers, des conférences et des kiosques afin de favoriser les rencontres.

En ce qui a trait au «centre de réseautage», aménagé dans l'enceinte où se déroulait l'événement, il permettait aux participants de prendre contact avec des partenaires éventuels. Les organisateurs avaient pris soin de remettre à chaque participant au début du Forum la liste des personnes inscrites en indiquant leur principal secteur d'activité.

Concernant les ateliers, les suivants ont été proposés: «L'exportation: un choix stratégique», «Intégration des technologies de l'information et communication dans la PME», «Développement coopératif: la prochaine génération», «Développement de la PME en milieu rural» et «Entrepreneuriat et possibilités pour les jeunes en milieu rural».

Tout en permettant aux participants d'en connaître davantage sur ces thèmes, ces ateliers leur ont permis de faire plus ample connaissance notamment lorsque des entrepreneurs ont eu la chance de partager leur réussite d'affaires.

Madame Monique Polloni de Pacific Rim Access, courtier en alimentation de la Colombie-Britannique, participante de l'atelier sur l'exportation, dit avoir particulièrement apprécié l'histoire de ces réussites d'affaires. Ces entrepreneurs, même s'ils réussissent bien aujourd'hui, ont connu leur part de malchances et d'impondérables: incendie, chute des prix, voir crise économique dans leur secteur d'activité. Madame Polloni retient notamment de cet atelier qu'il faut savoir... «...s'adapter et être ingénieux... Il ne faut pas mettre tous ces oeufs dans le même panier».

En ce qui concerne les conférences, on souligne la participation de monsieur Gérard Mercher, directeur de l'Agence de développement de Saint-Pierre et Miquelon. Sa conférence s'intitulait: «Les marchés internationaux: La plus value francophone».

La proximité de cet archipel français et son potentiel en tant que «tremplin» vers les marchés européens ne manquaient pas d'intérêt pour certains exportateurs francophones canadiens présents au Forum.

Des kiosques étaient mis également à la disposition des entrepreneurs et des intervenants composant chaque délégation provinciale et territoriale. Cela leur a permis de faire la promotion de leurs biens et services.

Le kiosque de l'Ontario s'est particulièrement fait remarquer avec un aménagement qui permettait non seulement aux entrepreneurs ontariens de faire valoir leur expertise, mais qui procurait également un environnement physique particulièrement adéquat pour les échanges.


Des résultats concrets

Comme lors de ses précédentes éditions, des ententes entre gens d'affaires ont vu le jour:

Pour des raisons de confidentialité, un certain nombre d'ententes n'ont pas été communiquées au public, mais près d'une quarantaine ont été dévoilées. En voici quelques-unes:

€ Monsieur Francis Thériault de Technologies CIFTA de l'Île-du-Prince-Édouard a conclu une entente avec une entreprise du Manitoba, tous deux dans le domaine informatique.

€ Monsieur Marc S. Tremblay d'Insight Research & Consulting Corporation, entreprise spécialisée en marketing et en études de marché située dans la province de l'Alberta, a conclu une entente de collaboration avec une entreprise manufacturière néo-brunswickoise.

€ Monsieur Neil Levac de Neil A. Levac Engineering de l'Ontario, s'est notamment entendu avec des intervenants manitobains et ontariens pour offrir ses services.

€ Monsieur Clément Patenaude de l'entreprise québécoise Réso-Innovac, consultant en développement des échanges interprovinciaux, a conclu diverses ententes de partenariat avec des entreprises et des institutions de l'Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba.

La culture au rendez-vous

Si les participants au Forum ont vécu trois journées bien remplies, ils ont également pu découvrir un peu de la culture acadienne. En effet, les organisateurs avaient veillé à ce que chaque soirée soit l'occasion de découvrir différents artistes acadiens. Ces spectacles ont remporté un franc succès auprès de ce public avide de culture francophone.

La province du Nouveau-Brunswick, qui sera d'ailleurs l'hôte du VIIIe Sommet de la Francophonie en septembre prochain, et le CÉNB peuvent être fiers du succès du 3e Forum.

Monsieur Éloi Duguay, président du CÉNB: «La francophonie canadienne offre d'énormes possibilités. Il faut les saisir pour favoriser l'essor économique de nos communautés francophones à travers le pays. De là l'importance d'un forum comme celui de Bathurst qui constitue un pas de plus vers la consolidation de l'espace économique francophone pan-canadien».

M. Gilbert Finn, Président d' honneur du 3e Forum des gens d'affaires francophones du Canada et M. Eloi Duguay, Président du Conseil economique du Nouveau-Brunswick inc.

 

Village de la Francophonie du 1 au 5 septembre 1999

Dieppe - N.B.

 

Le Village de la Francophonie est un lieu de rencontre populaire et communautaire mettant en avant-scène les couleurs de la Francophonie. Cet endroit particulier permettra, en tout temps, à la population locale et aux visiteurs de se rencontrer, se connaître, se reconnaître et de s'apprivoiser.

Plan du Village de la Francophonie

 

Cette activité spéciale se tiendra en marge du VIIIe Sommet de la Francophonie à Moncton en Acadie, c'est-à-dire, du mercredi 1er septembre au dimanche 5 septembre 1999. Le lieu déterminé du Village est le terrain en avant du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick à Dieppe.

Le Village de la Francophonie regroupe, entre autres, un défilé composé de musiciens, d'artistes, de groupe d'animations et de chars allégoriques, une collection de chapiteaux et de tentes où l'on trouvera divers groupes d'animations, une série de kiosques représentant la francophonie tant locale, nationale, qu'internationale et enfin, un grand nombre de spectacles offrant un mélange de la culture francophone de différents points du globe.

Le but ultime de cet événement est de rassembler sous un même ciel la splendeur de la francophonie. Le Village de la Francophonie s'oriente vers la population générale. La communauté entière est invitée à la fête. C'est donc une activité accessible pour tous les membres de la famille.

Programmation

Sous le nom du réveil des couleurs, le Village se réveillera à 6 h le matin avec Bonjour Atlantique à la barre. Pour leur part, les kiosques des différentes associations et provinces ouvriront leurs portes dès 8 h durant les cinq jours de festivités. Au-delà de 100 organismes canadiens, seront présents dans ces kiosques. Ils nous présenteront leur culture et ils nous permettront de découvrir les différents accents de la francophonie.

De 9 h à 17 h, chaque jour, l'animation sera continue au Village. Sur douze sites différents, éparpillés partout dans le Village, jeunes et moins jeunes pourront avant, après et pendant la visite des kiosques, se divertir, s'amuser et surtout passer toute la journée sur le site. Le premier de ces sites est les Rigolades Enfantines. Cette section de la programmation est dédiée à la jeunesse ainsi qu'à la famille. Des spectacles et des ateliers hauts en couleurs d'ici et d'ailleurs agrémenteront de chansons et de rires les festivités durant toute la journée. Par la suite, nous trouverons la Pergola. La Pergola représente la tente de la communauté. À l'intérieur, nous y retrouverons des artistes de la région et d'ailleurs. Chaque jour, un thème différent sera présenté dans la Pergola. Sous le thème de Conte Raconte, des conteurs de l'Atlantique et d'ailleurs dévoileront leur imaginaire fantastique. Les Contes Racontes se dérouleront sur les espaces verts du Village. Certains spectacles seront présentés à l'extérieur du site, soit à l'École Mathieu-Martin et l'intérieur du Collège communautaire. Parmi ces spectacles, nous retrouverons: Les Acadiens à Philadelphie de Pascal Poirier, monté par les étudiants de l'École Mathieu-Martin, connu sous le nom de la Ronde Théâtrale.

Parmi la programmation, on trouvera aussi les Rires Errants, des artistes performants à différents lieux sur le site. La Place du Village, où un sculpteur créera une oeuvre à partir des bois de la francophonie. La Muraille de la Francophonie, où les enfants seront les artistes en herbe et le Carrefour des Arts où des artisans partageront avec le public les secrets de leur art. De plus, le Mur Franco-Fou sera créé en collaboration avec le Grand Train de la Francophonie. Ce mur géant exposera des cartes postales crées par des enfants canadiens. Parmi les autres sites du Village, on trouvera la Mosaïque Francophone, cette création du CEGEP de Chicoutimi est une fresque circulaire représentant les cinq continents et les cinq couleurs de la francophonie. Les Accents Francophones pour sa part sont des moments propices aux lancements à des événements spéciaux par les propriétaires des kiosques. Enfin, la Première Nation Malécite du Madawaska créera un Pow wow entremêlé de danses et de traditions Amérindiennes.

Le défilé proposé sera un des éléments sensationnels du Village. Connue sous le nom de la Parade des Couleurs, cette activité reprendra les éléments du tintamarre acadien traditionnel et les arts carnavalesques de Carnaval Sans Frontières. Ce défilé spectaculaire aura lieu le dimanche 5 septembre et clôturera cinq jours de fête au Village de la Francophonie. Une première au Canada, ce défilé sera composé de chars allégoriques, de groupes d'animation, de danseurs, de musiciens, de comédiens, etc. Le tout mettra en avant-scène les couleurs de la francophonie, soit le jaune, le vert, le violet, le rouge et le bleu. Le Village de la Francophonie invite toute la population à se joindre à la fête. La parade parcourra un trajet d'environ trois kilomètres pour se terminer sur le site du Village, au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick à Dieppe. Aucune connaissance ou habileté n'est nécessaire pour participer puisqu'une formation sera offerte aux gens intéressés à la préparation et la participation à la Parade des Couleurs.

Chaque soir, un spectacle saura vous charmer. Ces spectacles refléteront les différents accents provinciaux, nationaux et internationaux. Chacune des soirées aura une thématique différente. Le spectacle d'ouverture s'intitule Brouhaha. C'est un spectacle percutant composé de tam-tam, tambour, djembé, congas, pangola, cloches, etc. Enfin, ce sera une atmosphère sauvage et langoureuse, nerveuse et enjouée. Violissimo sera le spectacle du jeudi soir. C'est un voyage autour du monde, à la découverte de différentes cultures. Comme guide, un instrument de musique extraordinaire: le violon. Bien sûr, le violon entraîne sur son chemin mandoline, accordéon et guitare. Par la suite, le vendredi soir aura toute la fougue et l'énergie de la jeunesse, sous le nom de Soubresauts. Le samedi soir sera une tornade musicale déployant toute une gamme de styles musicaux, de la tendresse au foudroiement, c'est le spectacle Sonorités. Enfin, le spectacle de clôture, Multicolore, sera l'arc-en-ciel au grand complet regroupant les moments magiques de la semaine.

 

 

La ville de Dieppe vous souhaite la bienvenue

Étoile de l'Acadie au sud-est du Nouveau-Brunswick, la ville de Dieppe accueille ses visiteurs dans la chaleur de son amitié.

 

Message de Diane Marleau

 

EN BREF

L'Assemblée parlementaire de la Francophonie à Ottawa

L'Assemblée parlementaire de la Francophonie se réunira du 6 au 8 juillet à Ottawa, capitale du Canada. Le thème de la réunion est la promotion et le renforcement de la démocratie. On espère que des membres de l'Assemblée profiteront de l'occasion pour se renseigner sur le fonctionnement de la démocratie canadienne qui peut servir de modèle à d'autres pays de la Francophonie et exigeront la fin de la guerre entre le Rwanda et le Congo-Zaïre, les deux pays francophones qui n'ont organisé aucune élection depuis le début de la décennie.

20e anniversaire de l'AIMF à Québec

Créée le 1er mai 1979 à Québec par M. Jean Pelletier, alors maire de Québec, aujourd'hui directeur du cabinet du Premier ministre Jean Chrétien et par M. Jacques Chirac, alors maire de Paris, l'Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophone (AIMF) fêtera son 20e anniversaire cette année à Québec.

Un Premier ministre de 33 ans pour le Nouveau-Brunswick

M. Bernard Lord

 

Soucieux de se donner une assise populaire avant le Sommet de la Francophonie de Moncton de septembre prochain, Camille Thériault, alors Premier ministre du Nouveau-Brunswick a organisé des élections qu'il a perdues aux mains d'un jeune avocat de 33 ans Bernard Lord.

Né d'un père anglophone et d'une mère francophone, originaire du Québec, M. Bernard Lord est l'incarnation même de la seule province officiellement bilingue au Canada. Il a gardé pour lui-même le portefeuille des affaires intergouvernementales et de la Francophonie. Les jeunes auront donc en lui un allié de taille, surtout si l'on se souvient que la jeunesse sera l'un des principaux sujets du prochain sommet de la Francophonie.

Premier congrès international des infirmières et infirmiers francophones à Montréal en novembre 2000

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et l'Association nationale française et des infirmiers diplômés et étudiants organiseront du 19 au 23 novembre 2000 le premier congrès international des infirmières et infirmiers de la Francophonie sous le thème «Vers un savoir infirmier sans frontières»
Symposium de l'OPCC à Montréal

À la fin du mois de mai, l'organisation des Professionnels du Congo au Canada (OPCC) a organisé à Montréal un symposium sur la situation dramatique de leur mère-patrie, le deuxième pays francophone du monde.

Dirigée par le Dr Likongo, l'OPCC regroupe une bonne partie des professionnel originaires du Congo-Zaïre résident au Canada et dont certains se sont distingués dans plusieurs domaines, notamment dans la recherche et la technologie et pourront être utile quand leur pays d'origine aura retrouvé une existence normale pour préparer son développement économique et démocratique.

 

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Le Monde selon Serge

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Magazine Transatlantique - juillet 1999 - 2