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(514) 874-8344 |
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(514) 878-4553 |
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Le bastion de la francophonie à l'est du
Canada
Héritière d'une tradition universitaire qui remonte en
1864, l'Université de Moncton est la plus grande
université canadienne, entièrement de langue
française, à l'extérieur du Québec.
Elle est constituée de trois campus : Moncton, Edmundston et
Shippagan, des villes situées dans des régions du
Nouveau-Brunswick à prédominance ou forte proportion
francophone.
L'Université de Moncton offre plus de 160 programmes dont 25
au niveau de la maîtrise et un doctorat en Études
françaises. De plus, elle compte une trentaine de centres de
recherche, instituts et chaires d'étude.
L'Université de Moncton s'avère un milieu
diversifié et cosmopolite, sa population étudiante
provient de presque toute la francophonie internationale. Cette
année, 39 étudiants et étudiantes sont du Maroc,
15 viennent de la France, d'autres encore sont originaires du
Sénégal, du Gabon, de la Côte d'Ivoire, de la
République Démocratique du Congo, d'Autriche, du
Cambodge, des Îles Seychelles, etc.
De nombreux programmes d'échanges et ententes
institutionnelles soutiennent d'ailleurs cette mobilité
étudiante à l'échelle internationale.
Force est de constater que la plus grande richesse de
l'Université de Moncton réside dans un enseignement
personnalisé et de qualité que seule une
université d'une telle taille peut se permettre d'offrir
à ses étudiants et étudiantes. Ce rapport
privilégié entre les étudiants et le corps
professoral améliore non seulement les échanges,
l'apprentissage et le rendement, mais favorise également un
dynamisme vibrant au sein de la communauté universitaire.
Le savoir et la pratique à
l'honneur
École de
droit
L'Université de Moncton a été la première
au monde à offrir un programme menant à un
diplôme en common law en français. Malgré sa
jeune fondation, l'École de droit de l'Université de
Moncton fait désormais partie des meilleures écoles de
droit au Canada.
Grâce à son Centre international de la common law en
français(CICLEF), l'École de droit décerne
chaque année aux juristes d'expression française des
pays d'Europe, d'Afrique, d'Asie et des Antilles une formation de
base en common law en français.

Administration MBA : alternance
études / travail
La maîtrise en administration des affaires (MBA) de
l'Université de Moncton attire un nombre impressionnant
d'étudiants puisqu'elle est offerte, entre autres, selon une
méthode de formation fondée sur l'alternance de
sessions d'études et des stages rémunérés
en entreprise. À cet égard, il est à noter que
l'Université de Moncton est pratiquement la seule
université francophone au Canada qui propose aux
étudiants étrangers un programme
d'études-travail au niveau de la maîtrise.
À l'aube du nouveau millénaire, les
technologies de l'information connaissent un essor
considérable, ce qui en fait l'un des rares domaines où
l'offre d'emplois est plus élevée que la demande.
L'Université de Moncton se démarque en étant
l'une des premières à offrir en français un
Certificat de 2ième cycle ainsi qu'un Diplôme
d'études supérieures en technologies de l'information.
Toutes les composantes des nouvelles technologies de pointe y sont
intégrées, y compris les langages de programmation
avancés, la conception et le développement de
logiciels, les systèmes et réseaux de communication,
les bases de données, le multimédia et les technologies
de l'inforoute.
Le Salon de l'éducation en marge du
VIIIe Sommet de la Francophonie
L'Université de Moncton, le réseau des Collèges
communautaires du Nouveau-Brunswick et
TéléÉducation N.-B., en collaboration avec
l'Association des universités et collèges du Canada
(AUCC) et l'Association des collèges communautaires du Canada
(ACCC) organisent un Salon de l'éducation qui se tiendra au
campus de Moncton du 21 au 30 août 1999.
Le Salon de l'éducation se veut une vitrine virtuelle sur la
formation universitaire, mettant en vedette les universités
francophones canadiennes qui participeront au Forum Initiatives 99,
une activité de l'Agence universitaire de la Francophonie, qui
se déroulera, quant à elle, au campus d'Edmundston de
l'Université de Moncton du 26 au 30 août 1999.
À l'aide de CD-ROM, de base de données interactives et
par le biais de bien d'autres moyens technologiques, les
universités canadiennes qui prendront part aux
activités du Forum Initiatives 99 auront une occasion unique
de se faire connaître auprès des nombreux journalistes
et délégations de toute la francophonie internationale
qui séjourneront à Moncton dans le cadre du Sommet de
la Francophonie.
Parallèlement à la vitrine mettant l'accent sur la
formation universitaire, le Collège communautaire de Dieppe
présentera également une exposition
s'intéressant, particulièrement, aux axes
d'intervention en matière de coopération internationale
relativement à la formation professionnelle et technique au
Canada.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Louis
Doucet du Service des communications au (506) 858-4129, ou visiter le
site Web du Salon de l'éducation : W3.umoncton.ca/sommet/salon.html

Monsieur Timothée Aguene, ministre des
Transports et de l'Aviation civile de la République
Centrafricaine était de passage à Montréal pour
participer à une réunion au siège de
l'Organisation de l'aviation civile internationale (AOCI).
Il a profité pour parler au Magazine Transatlantique du
renforcement de la démocratie et de la sécurité
dans son pays et du souhait d'intensifier ses relations avec le
Canada, un pays dont il admire la technologie et où des
ressortissants de son pays font leurs études universitaires,
dont des filles du chef de l'État. Il est à noter que
des militaires canadiens, spécialement des techniciens,
participent à une mission de paix en République
Centrafricaine dans le cadre des Nations-Unies.
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M. T.: |
Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous présenter brièvement votre pays, la République Centrafricaine? |
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M. Aguene: |
Merci de m'accorder l'occasion de parler de mon pays, la République Centrafricaine (RCA) à vos lecteurs du Canada et d'ailleurs. Comme beaucoup de gens le disent, la République Centrafricaine est un grand pays: avec ses 623,000 km2, elle est située au coeur de l'Afrique. Elle n'est malheureusement que de 3 millions d'habitants. Indépendantes depuis 1960, comme la plupart des pays du continent, la RCA a d'abord eu un régime civil dirigé par le Président David Dacko, puis un régime militaire de M. Bokassa qui s'était même proclamé empereur en 1976. Renversé en 1979, il a été remplacé par l'ancien président Dacko qui fut renversé plus tard par un coup d'état militaire du général Koligba. À l'indépendance, le pays n'avait presque pas de cadres. Pendant les régimes militaires, certains Centrafricains avaient le souci du développement économique et démocratique de leur pays. C'est le cas de l'actuel président M. Ange Patassé qui a milité d'abord comme ministre et après comme Premier ministre avant de se retrouver en exil. En 1981, il y a eu des élections remportées par l'actuel président, mais il y avait eu un détournement de vote au profit de David Dacko qui fut plus tard renversé par les militaires. En 1992, au retour à la démocratie, M. Patassé, rentré d'exil, remporta les élections avec son parti toujours très actif à l'intérieur du pays, le Mouvement de libération du Peuple centrafricain (MLPC). Ces élections furent annulées par le régime en place. Après des pressions internes et internationales, les élections furent reprises en 1993. C'est ainsi que M. Ange Patassé, l'actuel président, fut élu sans équivoque. Aussitôt, le Président a formé un gouvernement majoritaire avec quelques partis amis et s'est mis au travail. |

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En 1996, l'ancien régime jaloux des succès du nouveau voulut revenir au pouvoir par la force en formattant une mutinerie. La mutinerie a pris fait grâce aux institutions de l'État et au concours des forces africaines de maintien de la paix dans la capitale dans le cadre des Nations-Unies et avec l'aide technique de certains pays dont le Canada. Les élections législatives ont récemment été organisées avec une trentaine des partis. Le parti présidentiel, le MLPC, avait, en 1993, 35 députés. Cette année, il en a gagné 47. Il y a eu, donc, une nette progression du parti. Certains ont prétendu que l'opposition avait gagné les élections. Ils oublient que chaque parti était allé seul aux élections et que les alliances n'ont été conçues qu'après. Ce qui a permis au MLPC de s'adjoindre d'autres partis pour avoir une majorité confortable et former un gouvernement dans un pays pacifié. Le gouvernement centrafricain garantit la sécurité des investissements et encourage les éventuels partenaires étrangers, notamment les Canadiens, à venir faire de fructueuses affaires avec notre pays. |
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M. T.: |
Quelles sont les attributions et les priorités de votre ministère? |
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M. Aguene: |
Le ministère des Transports et de l'Aviation civile est très important en Centrafrique, un pays enclavé, sans littoral. Une politique de transport a été mise en place. Elle consiste tout d'abord à développer le transport terrestre sur tout le territoire pour permettre d'acheminer les marchandises depuis le port de Douala au Cameroun. Dans le domaine du transport aérien, la RCA est desservie par Air Afrique, dont nous sommes membres et par Air France. Air France, ayant constaté le retour à la paix dans le pays, est entrain d'envisager un deuxième vol par semaine sur Bangui en provenance de Paris. Nous souhaitons l'installation d'autres compagnies aériennes dans notre pays. Cela faciliterait le voyage pour les hommes d'affaires et pour les touristes, d'autant plus que nous avons la forêt équatoriale et des réserves fauniques déjà appréciées par certains dirigeants européens pour la chasse qu'il nous faut développer davantage. Nous développons aussi le transport fluvial sur l'Oubangi entre les deux Congos. C'est un secteur qui nous permet surtout de transporter le carburant qui nous vient de Brazzaville et pour lequel nous avons besoin de partenaires pour sa modernisation. Nous essayons donc de développer le transport terrestre, aérien et fluvial dans un monde où la concurrence est de plus en plus la règle. |
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M. T.: |
Qu'attendez-vous d'un pays comme le Canada dans sa coopération avec la RCA? |
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M. Aguene: |
À cause de l'immensité de son territoire, le Canada a développé une technologie en matière de transport que nous aimerions acquérir. Nous souhaitons une coopération bilatérale dans ce domaine avec le gouvernement canadien. Comme le domaine des transports a été libéralisé dans notre pays, nous souhaitons voir des entreprises canadiennes s'intéresser. Nous transportons le bois, le café et le coton régulièrement jusqu'au port de Doula. C'est donc un secteur très important pour nous où nous souhaitons avoir de nombreux partenaires. Notre gouvernement est prêt à faciliter la tâche aux entrepreneurs canadiens intéressés au secteur du transport. Nous voulons ainsi organiser le transport urbain qui est embryonnaire. C'est un domaine où le Canada a une très bonne réputation. En matière de chemin de fer, nous sommes aussi au courant des performances canadiennes. Même dans le transport aérien, nous sommes disposés à accorder une place de choix au Canada, pays au siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), et qui a développé, surtout dans la région de Montréal, une importante industrie aéronautique. Nous avons un projet sectoriel de transport (PSTI) financé par la Banque mondiale et d'autres bailleurs de fonds. Nous souhaitons voir le Canada s'associer à la deuxième phase de ce programme. |
Du 13 au 16 juillet, a eu lieu à Bathurst,
Nouveau-Brunswick, le 7e Forum francophone des affaires.
Après plus de 10 ans d'existence et faisant suite à la
première réunion des ministres de l'économie des
pays francophones tenue à Monaco en avril, le forum de
Bathurst devait être très marquant dans
l'évolution du monde francophone des affaires. Il y eut des
présences intéressantes et des absences très
remarquées comme celle de la délégation
française et de plusieurs pays africains membres de la
Francophonie.
Absence française et de plusieurs
pays africains
En prévision du Sommet de la francophonie de Moncton, Canada
3000, a inauguré en juin un vol hebdomadaire entre Paris et
Moncton. Il semble malgré tout qu'un problème technique
a empêché la délégation française
d'être présente. L'argument n'a pas semblé
convaincre beaucoup de monde. D'aucuns y voient un manque
d'enthousiasme des Français vis-à-vis d'un concept
canadien et spécialement québécois qui a fait
son chemin. Quelques officiels du forum ont semblé abonder
dans le même sens. On sait que souvent la France tient tout
à contrôler dans la Francophonie au point d'en ralentir
le dynamisme avec sa conception bureaucratique de chose qui contraste
souvent avec le pragmatisme canadien.
Le milieu français vient quand même de donner au Forum
francophone une publication intitulé "Économies
francophones".
S'il y a eu officiellement plus de 400 participants au Forum à
Bathurst, il en reste pas moins vrai que près de la
moitié des pays membres de la Francophonie n'étaient
pas représentés. Du côté africain, comme
d'habitude, le Sénégal était
surreprésenté: son gouvernement sait comment profiter
des avantages des organisations internationales. Le Cameroun avait
aussi une importante délégation dans laquelle il y
avait même un secrétaire d'état.
Le Forum francophone des affaires devra encore sensibiliser plusieurs
pays francophones à son importance et se rapprocher de leurs
besoins pour les pousser à s'intéresser à ses
activités. Au Canada même, le Forum francophone des
affaires doit se faire connaître davantage. Il est tout
à fait étonnant et regrettable qu'avant le Forum
francophone, il y a eu au même endroit à Bathurst, le
Forum des gens d'affaires francophones du Canada et qu'aucun contact
n'a été organisé entre ces deux organismes qui
ont beaucoup de choses en commun surtout si l'on veut promouvoir le
savoir-faire canadien sur le plan international.
L'ISIAM, un institut
maroco-canadien
Au forum de Bathurst, nous avons eu l'occasion de rencontrer mme
Bouslikhane, directrice administrative de l'Institut supérieur
d'informatique appliquée et de management d'Agadir au
Maroc.

Créé en 1989, en collaboration avec
l'UQAR - Canada et financé par l'Agence canadienne de
développement international (ACDI), l'ISIAM dispense un
programme d'enseignement supérieur nord-américain
adapté à l'environnement économique et
permettant de former des cadres de haut niveau aptes à
intégrer la vie professionnelle.
L'esprit d'entreprise, le sens des responsabilités,
l'ouverture sur le monde, le sens de l'éthique sont autant de
valeurs que l'ISIAM cherche à transmettre à ses
étudiants. L'ISIAM est fréquenté par des
étudiants de plus de 18 nationalités. Il permet
à des étudiants africains d'accéder à
l'enseignement universitaire nord-américain à des
coûts abordables et sans devoir quitter le continent et
facilite l'intégration dans des universités
nord-américaines ou dans certaines universités
françaises partenaires.
En partenariat avec l'ISIAM, l'Université de Moncton
délocalise pour la première fois au Maroc son programme
de Master en Administration des affaires, MBA. Le programme est
assuré par des professeurs de l'université de Moncton
qui délivre aussi le diplôme MBA et par des enseignants
des universités canadiennes partenaires.
Les fondateurs de l'ISIAM ont vécu au Canada, dont ils ont
assimilé le savoir-faire, et l'offrent à leurs pays et
à toute la Francophonie.
D'aucuns souhaitent voir aussi se réaliser la promotion des
produits du Sud dans les pays du Nord.
Promotion des produits africains au Canada
Mme Foning est une femme d'affaires très connue au Cameroun.
Elle est présidente du comité des femmes et du
comité Afrique du Forum francophone des affaires. Travaillant
dans plusieurs domaines, mme Foning s'apprête à lancer
une entreprise de transport à Doula dont tous les chauffeurs
seront des femmes. Elle souhaite que pour un véritable
partenariat, on ne se limite plus à transférer
l'expertise des pays du Nord au pays du Sud, mais qu'on permettent
aussi aux Africains de vendre leurs produits et de montrer leur
savoir-faire à des pays développés comme le
Canada.


La 3e édition du Forum des gens d'affaires
francophones du Canada a eu lieu à Bathurst au nord-est de la
province du Nouveau-Brunswick du 10 au 12 juin dernier. Ce forum
s'est déroulé sous l'égide du principal
porte-parole de la communauté d'affaires francophone de cette
province canadienne depuis 20 ans: le Conseil économique du
Nouveau-Brunswick (CÉNB). Saint-Georges de Beauce au
Québec en 1996 et Winnipeg au Manitoba en 1998 avaient
accueilli les deux premières éditions de cet
événement national qui permet aux entrepreneurs
francophones de tout le pays de tisser des liens.
Le Forum de Bathurst a regroupé près de 350
participants des diverses régions du Canada, dont une
soixantaine inscrite à une activité parallèle:
le Forum Jeunesse. Chaque province, de même que les territoires
du Yukon et du Nunavut, étaient en effet
représentés par des francophones de secteurs
économiques variés, notamment l'agroalimentaire, la
foresterie, le tourisme, les communications et l'informatique.
Un lieu pour favoriser les
échanges
Le but principal de cet événement était de
permettre le «maillage» entre les entrepreneurs,
c'est-à-dire la conclusion d'ententes et
l'établissement de liens d'affaires potentiellement
profitables.
À cet égard, le Forum offrait non seulement aux
participants les services d'un «centre de
réseautage», mais aussi des ateliers, des
conférences et des kiosques afin de favoriser les
rencontres.
En ce qui a trait au «centre de réseautage»,
aménagé dans l'enceinte où se déroulait
l'événement, il permettait aux participants de prendre
contact avec des partenaires éventuels. Les organisateurs
avaient pris soin de remettre à chaque participant au
début du Forum la liste des personnes inscrites en indiquant
leur principal secteur d'activité.
Concernant les ateliers, les suivants ont été
proposés: «L'exportation: un choix
stratégique», «Intégration des technologies
de l'information et communication dans la PME»,
«Développement coopératif: la prochaine
génération», «Développement de la PME
en milieu rural» et «Entrepreneuriat et possibilités
pour les jeunes en milieu rural».
Tout en permettant aux participants d'en connaître davantage
sur ces thèmes, ces ateliers leur ont permis de faire plus
ample connaissance notamment lorsque des entrepreneurs ont eu la
chance de partager leur réussite d'affaires.
Madame Monique Polloni de Pacific Rim Access, courtier en
alimentation de la Colombie-Britannique, participante de l'atelier
sur l'exportation, dit avoir particulièrement
apprécié l'histoire de ces réussites d'affaires.
Ces entrepreneurs, même s'ils réussissent bien
aujourd'hui, ont connu leur part de malchances et
d'impondérables: incendie, chute des prix, voir crise
économique dans leur secteur d'activité. Madame Polloni
retient notamment de cet atelier qu'il faut savoir...
«...s'adapter et être ingénieux... Il ne faut pas
mettre tous ces oeufs dans le même panier».
En ce qui concerne les conférences, on souligne la
participation de monsieur Gérard Mercher, directeur de
l'Agence de développement de Saint-Pierre et Miquelon. Sa
conférence s'intitulait: «Les marchés
internationaux: La plus value francophone».
La proximité de cet archipel français et son potentiel
en tant que «tremplin» vers les marchés
européens ne manquaient pas d'intérêt pour
certains exportateurs francophones canadiens présents au
Forum.
Des kiosques étaient mis également à la
disposition des entrepreneurs et des intervenants composant chaque
délégation provinciale et territoriale. Cela leur a
permis de faire la promotion de leurs biens et services.
Le kiosque de l'Ontario s'est particulièrement fait remarquer
avec un aménagement qui permettait non seulement aux
entrepreneurs ontariens de faire valoir leur expertise, mais qui
procurait également un environnement physique
particulièrement adéquat pour les échanges.
Des résultats
concrets
Comme lors de ses précédentes éditions, des
ententes entre gens d'affaires ont vu le jour:
Pour des raisons de confidentialité, un certain nombre
d'ententes n'ont pas été communiquées au public,
mais près d'une quarantaine ont été
dévoilées. En voici quelques-unes:
€ Monsieur Francis Thériault de Technologies CIFTA de
l'Île-du-Prince-Édouard a conclu une entente avec une
entreprise du Manitoba, tous deux dans le domaine informatique.
€ Monsieur Marc S. Tremblay d'Insight Research & Consulting
Corporation, entreprise spécialisée en marketing et en
études de marché située dans la province de
l'Alberta, a conclu une entente de collaboration avec une entreprise
manufacturière néo-brunswickoise.
€ Monsieur Neil Levac de Neil A. Levac Engineering de l'Ontario,
s'est notamment entendu avec des intervenants manitobains et
ontariens pour offrir ses services.
€ Monsieur Clément Patenaude de l'entreprise
québécoise Réso-Innovac, consultant en
développement des échanges interprovinciaux, a conclu
diverses ententes de partenariat avec des entreprises et des
institutions de l'Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba.
La culture au rendez-vous
Si les participants au Forum ont vécu trois journées
bien remplies, ils ont également pu découvrir un peu de
la culture acadienne. En effet, les organisateurs avaient
veillé à ce que chaque soirée soit l'occasion de
découvrir différents artistes acadiens. Ces spectacles
ont remporté un franc succès auprès de ce public
avide de culture francophone.
La province du Nouveau-Brunswick, qui sera d'ailleurs l'hôte du
VIIIe Sommet de la Francophonie en septembre prochain, et le
CÉNB peuvent être fiers du succès du 3e
Forum.
Monsieur Éloi Duguay, président du CÉNB:
«La francophonie canadienne offre d'énormes
possibilités. Il faut les saisir pour favoriser l'essor
économique de nos communautés francophones à
travers le pays. De là l'importance d'un forum comme celui de
Bathurst qui constitue un pas de plus vers la consolidation de
l'espace économique francophone pan-canadien».


Le Village de la Francophonie est un lieu de rencontre populaire et communautaire mettant en avant-scène les couleurs de la Francophonie. Cet endroit particulier permettra, en tout temps, à la population locale et aux visiteurs de se rencontrer, se connaître, se reconnaître et de s'apprivoiser.

Cette activité spéciale se tiendra
en marge du VIIIe Sommet de la Francophonie à Moncton en
Acadie, c'est-à-dire, du mercredi 1er septembre au dimanche 5
septembre 1999. Le lieu déterminé du Village est le
terrain en avant du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick
à Dieppe.
Le Village de la Francophonie regroupe, entre autres, un
défilé composé de musiciens, d'artistes, de
groupe d'animations et de chars allégoriques, une collection
de chapiteaux et de tentes où l'on trouvera divers groupes
d'animations, une série de kiosques représentant la
francophonie tant locale, nationale, qu'internationale et enfin, un
grand nombre de spectacles offrant un mélange de la culture
francophone de différents points du globe.
Le but ultime de cet événement est de rassembler sous
un même ciel la splendeur de la francophonie. Le Village de la
Francophonie s'oriente vers la population générale. La
communauté entière est invitée à la
fête. C'est donc une activité accessible pour tous les
membres de la famille.
Programmation
Sous le nom du réveil des couleurs, le Village se
réveillera à 6 h le matin avec Bonjour Atlantique
à la barre. Pour leur part, les kiosques des
différentes associations et provinces ouvriront leurs portes
dès 8 h durant les cinq jours de festivités.
Au-delà de 100 organismes canadiens, seront présents
dans ces kiosques. Ils nous présenteront leur culture et ils
nous permettront de découvrir les différents accents de
la francophonie.
De 9 h à 17 h, chaque jour, l'animation sera continue au
Village. Sur douze sites différents, éparpillés
partout dans le Village, jeunes et moins jeunes pourront avant,
après et pendant la visite des kiosques, se divertir, s'amuser
et surtout passer toute la journée sur le site. Le premier de
ces sites est les Rigolades Enfantines. Cette section de la
programmation est dédiée à la jeunesse ainsi
qu'à la famille. Des spectacles et des ateliers hauts en
couleurs d'ici et d'ailleurs agrémenteront de chansons et de
rires les festivités durant toute la journée. Par la
suite, nous trouverons la Pergola. La Pergola représente la
tente de la communauté. À l'intérieur, nous y
retrouverons des artistes de la région et d'ailleurs. Chaque
jour, un thème différent sera présenté
dans la Pergola. Sous le thème de Conte Raconte, des conteurs
de l'Atlantique et d'ailleurs dévoileront leur imaginaire
fantastique. Les Contes Racontes se dérouleront sur les
espaces verts du Village. Certains spectacles seront
présentés à l'extérieur du site, soit
à l'École Mathieu-Martin et l'intérieur du
Collège communautaire. Parmi ces spectacles, nous
retrouverons: Les Acadiens à Philadelphie de Pascal Poirier,
monté par les étudiants de l'École
Mathieu-Martin, connu sous le nom de la Ronde
Théâtrale.
Parmi la programmation, on trouvera aussi les Rires Errants, des
artistes performants à différents lieux sur le site. La
Place du Village, où un sculpteur créera une oeuvre
à partir des bois de la francophonie. La Muraille de la
Francophonie, où les enfants seront les artistes en herbe et
le Carrefour des Arts où des artisans partageront avec le
public les secrets de leur art. De plus, le Mur Franco-Fou sera
créé en collaboration avec le Grand Train de la
Francophonie. Ce mur géant exposera des cartes postales
crées par des enfants canadiens. Parmi les autres sites du
Village, on trouvera la Mosaïque Francophone, cette
création du CEGEP de Chicoutimi est une fresque circulaire
représentant les cinq continents et les cinq couleurs de la
francophonie. Les Accents Francophones pour sa part sont des moments
propices aux lancements à des événements
spéciaux par les propriétaires des kiosques. Enfin, la
Première Nation Malécite du Madawaska créera un
Pow wow entremêlé de danses et de traditions
Amérindiennes.
Le défilé proposé sera un des
éléments sensationnels du Village. Connue sous le nom
de la Parade des Couleurs, cette activité reprendra les
éléments du tintamarre acadien traditionnel et les arts
carnavalesques de Carnaval Sans Frontières. Ce
défilé spectaculaire aura lieu le dimanche 5 septembre
et clôturera cinq jours de fête au Village de la
Francophonie. Une première au Canada, ce défilé
sera composé de chars allégoriques, de groupes
d'animation, de danseurs, de musiciens, de comédiens, etc. Le
tout mettra en avant-scène les couleurs de la francophonie,
soit le jaune, le vert, le violet, le rouge et le bleu. Le Village de
la Francophonie invite toute la population à se joindre
à la fête. La parade parcourra un trajet d'environ trois
kilomètres pour se terminer sur le site du Village, au
Collège communautaire du Nouveau-Brunswick à Dieppe.
Aucune connaissance ou habileté n'est nécessaire pour
participer puisqu'une formation sera offerte aux gens
intéressés à la préparation et la
participation à la Parade des Couleurs.
Chaque soir, un spectacle saura vous charmer. Ces spectacles
refléteront les différents accents provinciaux,
nationaux et internationaux. Chacune des soirées aura une
thématique différente. Le spectacle d'ouverture
s'intitule Brouhaha. C'est un spectacle percutant composé de
tam-tam, tambour, djembé, congas, pangola, cloches, etc.
Enfin, ce sera une atmosphère sauvage et langoureuse, nerveuse
et enjouée. Violissimo sera le spectacle du jeudi soir. C'est
un voyage autour du monde, à la découverte de
différentes cultures. Comme guide, un instrument de musique
extraordinaire: le violon. Bien sûr, le violon entraîne
sur son chemin mandoline, accordéon et guitare. Par la suite,
le vendredi soir aura toute la fougue et l'énergie de la
jeunesse, sous le nom de Soubresauts. Le samedi soir sera une tornade
musicale déployant toute une gamme de styles musicaux, de la
tendresse au foudroiement, c'est le spectacle Sonorités.
Enfin, le spectacle de clôture, Multicolore, sera l'arc-en-ciel
au grand complet regroupant les moments magiques de la
semaine.
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L'Assemblée parlementaire de la
Francophonie à Ottawa
L'Assemblée parlementaire de la Francophonie se réunira
du 6 au 8 juillet à Ottawa, capitale du Canada. Le
thème de la réunion est la promotion et le renforcement
de la démocratie. On espère que des membres de
l'Assemblée profiteront de l'occasion pour se renseigner sur
le fonctionnement de la démocratie canadienne qui peut servir
de modèle à d'autres pays de la Francophonie et
exigeront la fin de la guerre entre le Rwanda et le Congo-Zaïre,
les deux pays francophones qui n'ont organisé aucune
élection depuis le début de la décennie.
20e anniversaire de l'AIMF
à Québec
Créée le 1er mai 1979 à Québec par M.
Jean Pelletier, alors maire de Québec, aujourd'hui directeur
du cabinet du Premier ministre Jean Chrétien et par M. Jacques
Chirac, alors maire de Paris, l'Association internationale des maires
et responsables des capitales et métropoles partiellement ou
entièrement francophone (AIMF) fêtera son 20e
anniversaire cette année à Québec.
Un Premier ministre de 33 ans pour le
Nouveau-Brunswick

Soucieux de se donner une assise populaire avant
le Sommet de la Francophonie de Moncton de septembre prochain,
Camille Thériault, alors Premier ministre du Nouveau-Brunswick
a organisé des élections qu'il a perdues aux mains d'un
jeune avocat de 33 ans Bernard Lord.
Né d'un père anglophone et d'une mère
francophone, originaire du Québec, M. Bernard Lord est
l'incarnation même de la seule province officiellement bilingue
au Canada. Il a gardé pour lui-même le portefeuille des
affaires intergouvernementales et de la Francophonie. Les jeunes
auront donc en lui un allié de taille, surtout si l'on se
souvient que la jeunesse sera l'un des principaux sujets du prochain
sommet de la Francophonie.
Premier congrès international des infirmières et
infirmiers francophones à Montréal en novembre 2000
L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et
l'Association nationale française et des infirmiers
diplômés et étudiants organiseront du 19 au 23
novembre 2000 le premier congrès international des
infirmières et infirmiers de la Francophonie sous le
thème «Vers un savoir infirmier sans
frontières»
Symposium de l'OPCC à
Montréal
À la fin du mois de mai, l'organisation des Professionnels du
Congo au Canada (OPCC) a organisé à Montréal un
symposium sur la situation dramatique de leur mère-patrie, le
deuxième pays francophone du monde.
Dirigée par le Dr Likongo, l'OPCC regroupe une bonne partie
des professionnel originaires du Congo-Zaïre résident au
Canada et dont certains se sont distingués dans plusieurs
domaines, notamment dans la recherche et la technologie et pourront
être utile quand leur pays d'origine aura retrouvé une
existence normale pour préparer son développement
économique et démocratique.
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