Magazine Transatlantique - mars 1999 - 1

 

Sommaire

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 Magazine Transatlantique

 

Le développement, la francophonie, le monde et nous

 

1253 McGill College, suite 232

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(514) 874-8344

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RÉDACTION

 

ÉDITEUR ET RÉDACTEUR EN CHEF

Kanyurhi T. Tchika

 

CONSEILLÈRE À LA RÉDACTION

Mercédès Durosel

 

ONT CONTRIBUÉ À CE NUMÉRO

Alinga Mboka, Pierre Buist, Andrée Dubois, Mercédès Durosel, Moïse Mougnan et Sylvie Vallières

INFOGRAPHIE

 

Serge Fortin (SF TEXT)

Tél.: (514) 284-6050

Fax: (514) 284-1760

E-mail: sftext@sftext.com

Internet: http://www.sftext.com/

 

REPRÉSENTATION

Afrique

Richard Oyourou
Immeuble Amiral, rue du Commerce
16 B.P. 1521 Abidjan 16 Côte d'Ivoire
Tél.: (225) 32 20 88

Europe

Me Hamuli Rety, Paris, France

Mya Carson, Paris, France

 

ADMINISTRATION

PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL

Kanyurhi T. Tchika

DIRECTRICE ADMINISTRATIVE

Andrée Dubois

DIRECTEUR DES RELATIONS PUBLIQUES

Moïse Mougnan

 

Dépôt légal: ISBN387802
Bibliothèque Nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada

 

SOMMAIRE

Page couverture

 

Le Printemps du Québec en France

 

I- Éditorial

II- FRANCE - QUÉBEC

A- Relations institutionnelles

1- La relation Québec-France en chiffres: faits saillants

2- Visite des premiers ministres

B- Institutions et organismes québécois dans la Francophonie

1- La Bibliothèque nationale du Québec

2- La Centrale de l'Enseignement du Québec (CEQ) et le Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF)

3- L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et l'infirmière virtuelle

III- FRANCE - CANADA

A- Relations institutionnelles

1- Extrait du programme d'action France-Canada

B- Institutions et organismes canadiens dans la Francophonie

1- Chambre de commerce France-Canada

2- Centre international des Droits de la personne: Conférence à Montréal sur la paix au Congo-Zaïre

IV- Index de publicité et messages:

CIDMF (28), CSFEF-CEQ (12), Gouvernement du Québec (2), Ministre canadienne de la Francophonie (18), OIIQ (14), Office des Affaires francophones de l'Ontario (25), Université de Moncton (23) et Université d'Ottawa (26).

 

ÉDITORIAL

Vers un véritable partenariat

Par Kanyurhi T. Tchika

 

Officiellement, on considère que Jacques Cartier fut en 1534 le premier Européen à fouler le sol de l'actuel Canada dont il prie possession plus tard au nom du Roi de France.

Après la défaite des Plaines d'Abraham, par le Traité de Paris de 1763, la France céda sa possession à l'Angleterre.

Cette dernière promit de respecter la spécificité des Canadiens-français, représentée par leur langue, leur religion catholique et par une certaine organisation du droit qui adopta, après 1804, le Code Napoléon. Mais elle ne put oublier l'orgueil qu'elle tira de sa victoire.

La grande concentration des Canadiens-français était au Bas-Canada, qu'on appelle aujourd'hui le Québec. Pour sauver leur culture, les Québécois d'alors se replièrent sur eux-mêmes, sous la houlette de l'Église catholique, pendant que les Anglais savouraient les résultats de la Révolution industrielle. N'a-t-on pas vu des livres où l'Église prêchait que la spéculation financière était un péché? Ces idées poussèrent les Canadiens-français à laisser le domaine des finances aux Anglais, pendant qu'ils occupaient, eux, les petits boulots et que leur élite n'était composée que de prêtres, d'avocats, de médecins et de notaires. Il semble même que, dans le gouvernement d'alors, le portefeuille des finances était souvent tenu par un Anglais. Ainsi, s'élabora la théorie de l'incapacité des francophones à réussir dans les grandes affaires. Vers les années 50, des intellectuels commencèrent à s'élever contre cet état de choses. Pierre Elliot Trudeau (qui dirigera le Canada, pendant 16 ans, dans les années 70 et 80) et René Lévesque, fondateur du Parti québécois en 1968 et leur groupe Cité Libre furent du nombre. Ces idées finirent par culminer en 1960, par 1'élection du Parti Libéral, dirigé alors par Jean Lesage. Il forma un gouvernement surnommé L'Équipe du tonnerre, qui mit au point les mécanismes qui créèrent le Québec moderne.

En 1965, tenant compte du chambardement politique et économique du Québec, le gouvernement du Canada accepta de signer l'Accord cadre Canada-France autorisant des relations spécifiques entre le Québec et la France qui déboucha sur la création de la Délégation générale du Québec à Paris.

Au début de ses relations privilégiées, le Québec voulait surtout compter sur la France pour affirmer sa spécificité au Canada et, dans le monde, alors la France voyait dans le Québec un marché intéressant pour sa culture et son commerce.

Au fur des années, le Québec a commencé à exporter vers la France son savoir-faire dans différents domaines au point qu'il faut aujourd'hui le considérer comme un véritable partenaire qui peut transmettre à la France son esprit nord-américain.

Après avoir conquis les États-Unis, Céline Dion s'est imposée en France en battant des records de vente de disque.

Luc Plamondon fait un immense succès avec la comédie musicale Notre-Dame de Paris.

Dans le domaine des technologies de l'information, le Québec dispose d'une expertise qui dépasse celle de la France. Il suffit juste de penser au logiciel en trois dimensions de Softimage dont on se servit dans le film le Parc Jurassique.

Même dans le domaine social, le Québec fait montre de beaucoup d'orgininalité. Lors de son voyage en décembre dernier au Québec, le Premier ministre français Lionel Jospin se dit impressionné par le syndicalisme et la concertation à la Québécoise qu'il pense que la France peut imiter.

Des organismes et institutions québécois prennent des initiatives importantes dans la Francophonie internationale. C'est le cas de la Centrale de l'enseignement du Québec et de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec dirigés tous par des femmes dynamiques.

En ce qui concerne les relations entre le Canada et la France, elles vont de plus en plus vers une grande concertation sur les dossiers internationaux et vers le renforcement des relations bilatérales, des rapports avec l'Europe et aussi vers l'implication dans la Francophonie internationale. On se souviendra que c'est la concertation entre le Canada et la France pour la défense de la diversité qui a fait échouer l'Accord multilatéral sur les investissements (AMI).

Le Canada renforce ses liens bilatéraux avec la France en matière de recherche, de nouvelles technologies. En ce qui concerne l'Union européenne, le Canada, 3e pays au monde après les États-Unis et l'ex-Union soviétique à avoir lancé son satellite, Alouette, en 1962, premier pays a exploité depuis 1972, un satellite de communication et ayant envoyé le premier francophone dans l'espace Marc Garneau, veut renforcer de relation avec l'Agence spatiale européenne. En matière de francophonie, le Canada organisera bientôt les deux événements les plus importants dans le monde francophone: le Sommet des chefs d'État et de gouvernement à Moncton en 1999 en septembre prochain et les Jeux de la Francophonie en l'an 2001 à Hull-Ottawa. Lors de son séjour au Canada, le Premier ministre Jospin, nous a assuré qu'il a parlé avec son homologue français de la situation dramatique au Congo-Zaïre, deuxième pays francophone du monde livré à des bandes armées. Une détermination du Canada et de la France peut amener les États-Unis à s'engager sérieusement pour la paix dans ce pays d'autant plus qu'il y a eu à Montréal en fin janvier, une réunion pour la paix du Congo-Zaîre.

Dans ce numéro, nous traiterons des relations institutionnelles entre le Canada, le Québec et la France et des activités de certains organismes et institutions canadiens et québécois dans le Francophonie internationale au côté de la France.

 

FRANCE - QUÉBEC

Relations institutionnelles

Les relations Québec-France en chiffres: Faits saillants

 

La coopération franco-québécoise repose bien sûr sur un héritage culturel et linguistique commun, mais également, de plus en plus sur la création de partenariats dans différents domaines profitables aux deux parties.

1. Les relations économiques

Commerce : La France est le 3e client en importance pour le Québec. En 1997, les exportations de marchandises en provenance du Québec se sont élevées à 897 millions de dollars et représentaient 53 % de toutes les exportations de marchandises canadiennes vers la France.

Investissements : Environ 70 % des entreprises françaises qui établissent une filiale au Canada le font au Québec. Ces investissements se traduisent par environ 40 000 emplois. En contrepartie, sur les 138 entreprises canadiennes implantées en France, 96 sont d'origine québécoise, représentant quelque 17 600 emplois.

Lucien Bouchard

 

Partenariats et coopération dans l'industrie : En ce qui concerne les alliances stratégiques et la coopération industrielle, notons, parmi les plus importantes, celle de Dassault Systèmes (France) et Act Data Solutions (Québec), dans le domaine des technologies de l'information, et la participation de 16,7 % d'ITM Entreprises, classée troisième dans la distribution de produits de quincaillerie en France, dans le groupe Ro-Na Dismat. De plus, depuis une trentaine d'années, le programme de coopération ACTIM/Québec a donné lieu à la concrétisation de plus de 850 accords de coopération industrielle entre PME.

2- Les relations politiques et la coopération institutionnelle

Visites et mission ministérielles : Selon une tradition institutionnalisée en 1977 par les premiers ministres Raymond Barre et René Lévesque, les chefs de gouvernement français et québécois se rencontrent en alternance au Québec et en France.

En 1997, onze missions ministérielles ont eu lieu de part et d'autre de l'Atlantique.

- Entre 1993 et 1998, 49 missions ont été dirigées par un premier ministre ou un ministre français ou québécois.

- Entre 1964 et 1998, le Québec a signé 70 ententes internationales avec la France, dont 57 sont toujours en vigueur.

- En 1998, la Commission permanente de coopération franco-québécoise a permis de réaliser 960 missions et stages soutenus par la France et le Québec. La 57e session de la Commission aura lieu à Québec en janvier 1999.

Coopération culturelle, scientifique et technique : En janvier 1999 aura lieu à Québec la 57e session de la Commission permanente de coopération franco-québécoise. La Commission a permis, en 1998, de réaliser quelque 960 missions et stages soutenus par la France et le Québec.

Coopération interuniversitaire : La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a signé 162 ententes dans le cadre de la Convention- programme d'échanges étudiants. Sur le plan bilatéral, on a recensé, en 1997, 225 ententes entre universités françaises et québécoises.

Les échanges parlementaires France-Québec : Huit députés québécois ont participé à la XIIe session de la Commission parlementaire franco-québécoise, qui a eu lieu à Québec du 11 au 16 mai 1998. Six députés français, membres du Groupe d'amitié France-Québec, faisaient partie de la délégation française. Plus d'une centaine de députés français sont membres du Groupe d'amitié France-Québec, un des plus importants de 1'Assemblée nationale française, alors que plus de 60 députés - avant la dissolution de l'Assemblée nationale - étaient membres de la Commission interparlementaire franco-québécoise.

Pouvoirs régionaux et municipaux : Depuis le début des années 1960, une centaine de villes québécoises et françaises ont conclu des ententes de jumelage. En 1997, on retraçait l'existence de 119 ententes formelles. En outre, la région de l'Estrie a récemment reçu l'offre de la Chambre régionale du commerce et de l'industrie de Poitou-Charentes de recevoir Futurallia, en juin 2000, une foire industrielle internationale accueillant bisannuellement entre 300 et 500 entreprises.

Comité d'action politique franco-québécois : Créé en janvier 1994, ce comité regroupe l'ensemble des sections jeunesse des principales formations politiques françaises et québécoises. Depuis sa fondation, 70 jeunes ont eu l'occasion de participer à des activités visant à les sensibiliser aux réalités socio-économiques et politiques du pays visité. Plus de 79 autres jeunes ont également participé à des stages en France et au Québec.

3. Les relations culturelles

Les arts : Sur les 1 020 300 $ que le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a accordé à différents organismes culturels pour des représentations hors Québec en 1996-1997, 738 050 $ l'ont été à des tournées dans plusieurs pays incluant la France ou effectuées uniquement en France.

Les industries culturelles : En ce qui a trait au domaine de l'édition, la France et le Québec s'échangent annuellement pour 100 millions de dollars de biens. Selon Livres hebdo, 60 % des livres vendus au Québec sont d'origine française. À Paris, la Librairie du Québec offre 18 000 livres publiés par des maisons d'édition québécoises ou canadiennes françaises. Le livre québécois sera d'ailleurs au coeur de la promotion des produits culturels québécois à l'occasion du Printemps du Québec lors, notamment, du prestigieux Salon du livre de Paris de 1999.

En 1997, 51 films français ont été projetés sur les écrans québécois, ce qui représente 15,2 % de tous les films présentés au Québec, selon Médiafilm. Les coproductions France-Québec ont représenté, en 1996-1997, un montant de 20,6 millions de dollars pour le cinéma tandis qu'elles ont atteint un montant de 76 millions de dollars pour la coproduction télévisuelle. Au cours des cinq dernières années, la production cinématographique avec la France a atteint 100 millions de dollars et ce montant a doublé pour la production télévisuelle.

4. Les relations personnelles

Tourisme : Plus de 3 Français sur 4 qui visitent le Canada choisissent le Québec comme destination. Cette clientèle est parmi celles qui séjournent le plus longtemps au Québec, soit une moyenne de 10 nuitées. L'Institut canadien de recherche en tourisme (ICRT) prévoit une hausse de 1,9 % du nombre de
touristes français au Québec pour 1998 et une augmentation de leurs dépenses touristiques de 3,2 %. En 1997, les touristes français ont dépensé 355 millions de dollars au Québec tandis que les Québécois ont effectué des dépenses de 204,7 millions de dollars en territoire français.

Jeunesse : Depuis la création de l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) en 1968, plus de 80 000 jeunes ont pu profiter des programmes d'échanges. En 1997, le ministère de l'Éducation du Québec (MEQ) a recensé 3 064 étudiants français dans les universités québécoises. On estime qu'entre 500 et 600 étudiants québécois poursuivent une partie de leurs études en France à chaque année.

Associations France-Québec et Québec-France : L'Association France-Québec compte 5 000 membres répartis à travers ses 63 associations régionales tandis que sa contrepartie québécoise compte 3 500 membres, regroupés dans 24 associations régionales.

Pour renseignements :

Pierre Buist

Direction des communications
Ministère des Relations internationales

 

Les visites alternées de premiers ministres

1974 - 1998

1974:

Visite officielle du premier ministre du Québec, Monsieur Robert Bourassa en France. - Signature des Accords Bourassa-Chirac.

1977:

Première visite officielle en France du premier ministre du Québec, Monsieur René Lévesque. - Les premiers ministres retiennent le principe des rencontres annuelles alternées.

1979:

Visite officielle au Québec du premier ministre de la République française, Monsieur Raymond Barre. Développement de la coopération en matière de télévision. Entente en matière de sécurité sociale.

1980:

Visite officielle en France du premier ministre du Québec, Monsieur René Lévesque. Mise en oeuvre de nouveaux programmes de coopération en matière de recherche industrielle et d'innovation technologique.

1982:

Visite officielle au Québec du premier ministre de la République française, Monsieur Pierre Mauroy. Signature d'Accords en matière de biotechnologies, d'informatique, de télématique et de normalisation du contrôle et de la qualité des produits industriels.

1983:

Visite officielle en France du premier ministre du Québec, Monsieur René Lévesque. La France précise sa position quant à la participation du Québec à un éventuel Sommet francophone. Entente sur l'implantation de Péchiney à Bécancour. Ouverture du Centre de coopération interuniversitaire franco-québécoise.

1984:

Visite officielle au Québec du premier ministre de la République française, Monsieur Laurent Fabius. Priorité aux biotechnologies et à la coopération industrielle.

1987:

Visite officielle au Québec du premier ministre de la République française, Monsieur Jacques Chirac dans le cadre du Sommet de Québec. Signature d'une entente fiscale.

1989:

Visite officielle en France du premier ministre du Québec, Monsieur Robert Bourassa. Secteurs prioritaires retenus: économie, recherche industrielle, scientifique et technologique, environnement, échanges d'étudiants et de jeunes travailleurs, audiovisuel.

1991:

Visite en France du premier ministre du Québec, Monsieur Robert Bourassa dans le cadre du Sommet de Paris. Quatre secteurs d'intervention stratégiques sont retenus: l'environnement, l'audiovisuel, l'aérospatial et les technologies de l'information.

1994:

Visite officielle en France du premier ministre du Québec, Monsieur Daniel Johnson. Renforcement des partenariats entre PME/PMI, constitution de réseaux de recherche, développement de la coopération en matière d'industries culturelles et d'autoroutes de l'information.

1995:

Visite officielle en France du premier ministre du Québec, Monsieur Jacques Parizeau. Reprise des visites alternées de premiers ministres. Axes de développement: jeunesse, autoroutes de l'information, développement régional et décentralisation, culture.

1996:

Visite officielle au Québec du premier ministre de la République française, Monsieur Alain Juppé. Concertation franco-québécoise sur les stratégies de création d'emploi, l'assainissement des finances publiques, le contrôle des coûts de la santé et la réforme du système éducatif. Déclaration d'orientation relative aux autoroutes de l'information et aux technologies connexes.

1997:

Visite officielle en France du premier ministre du Québec, Monsieur Lucien Bouchard. Création d'un mécanisme de concertation de haut niveau. Signature d'une entente en matière d'entraide judiciaire. Organisation de rencontres technologiques. Réforme de la coopération.

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Institutions et organismes québécois dans la Francophonie

La bibliothèque nationale du Québec

 

La Bibliothèque nationale du Québec joue le rôle de bibliothèque-ressource auprès de l'ensemble des bibliothèques et des centres de documentation, particulièrement pour ce qui est de l'exploitation et de la mise en valeur de la documentation québécoise, des recherches bibliographiques et du prêt entre bibliothèques. Ce rôle s'est accru avec l'accès via Internet au site Web de la bibliothèque et au catalogue multimédia.

La Bibliothèque maintient, par sa cotisation institutionnelle et la participation de son personnel à diverses activités, des liens continus avec l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED), mais aussi avec des associations plus spécialisées, comme l'Association des cartothèques et archives cartographiques du Canada, l'Association canadienne des bibliothèques musicales, la Société québécoise de recherche en musique, l'Institut international pour la conservation (Section canadienne) et la Société bibliographique du Canada.

Depuis sa création, la Bibliothèque nationale du Québec est membre de la Fédération internationale des associations de bibliothèques et de bibliothécaires (IFLA) et participe à ses assises annuelles.

L'arrivée de «La Capricieuse» à Québec, en 1855, représente pour plusieurs les premières retrouvailles de la France et du Canada. C'est pourquoi on retrouve cette image sur la page d'accueil du site Web des relations franco-quebécoises.

 

Relations avec les bibliothèques nationales à l'étranger

Dans le cadre de l'entente avec la Bibliothèque nationale d'Algérie, le président et directeur général a été invité, par cette bibliothèque, dans le but de préciser les modes de coopération avec la Bibliothèque nationale du Québec et de participer à un colloque au cours duquel il a dirigé un atelier et présenté un exposé sur une politique de conservation des documents.

La coopération entre la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque nationale du Québec s'est manifestée cette année par la poursuite d'un projet portant sur l'«Inventaire bibliographique des relations France-Québec de 1760 à nos jours». C'est ainsi qu'en mai, deux représentants de la Bibliothèque nationale de France ont effectué une mission à la Bibliothèque nationale du Québec pour discuter de l'état de l'avancement des travaux. La partie québécoise a participé, en janvier, à la Bibliothèque nationale de France, à des sessions de travail technique. La base bibliographique conjointe est maintenant disponible sur le site Web de la Bibliothèque nationale du Québec.

La Bibliothèque nationale et la francophonie

La Bibliothèque nationale a publié la deuxième édition du répertoire Les Bibliothèques nationales de la francophonie, en coédition avec la Bibliothèque nationale de France.

 

Dans un souci d'échanges d'informations avec les autres bibliothèques de la francophonie, la Bibliothèque nationale du Québec fait parvenir gracieusement à toutes les bibliothèques nationales de la francophonie ou aux institutions y tenant lieu son rapport annuel ainsi que le catalogue annuel de ses publications.

Au dossier de la francophonie, on pourra associer la coopération entre la Bibliothèque nationale de France, la Bibliothèque nationale du Québec et la Bibliothèque nationale du Canada pour la traduction, en français, de la Dewey Decimal Classification, système de classification des documents largement utilisé dans les bibliothèques et les centres de documentation. Ce répertoire d'importance devrait être publié au milieu de l'année 1998.

Textes et photos extraits du rapport annuel de 1997-1998 de la Bibliothèque nationale du Québec

 

La centrale de l'Enseignement du Québec (CEQ) et Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF)

 

1. Origine

Le Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF) regroupe les organisations syndicales et professionnelles de l'enseignement de quelque 25 pays de la Francophonie. Sa création remonte à 1987. Elle est le fruit d'une décision collective prise par les personnes déléguées de 32 organisations de 22 pays de la francophonie, et ce, dans le cadre d'une première rencontre de ces organisations à Québec, à la veille du deuxième Sommet des chefs d'État et de gouvernement de la francophonie.

2. Liens avec l'Internationale de l'Éducation (IE)

Créée en janvier 1991, l'Internationale de l'Éducation (IE) rassemble 284 organisations nationales représentant 23 millions d'enseignantes et enseignants en plus d'autres employées et employés de l'Éducation dans 149 pays ou territoires. Le CSFEF a conclu, cette année, avec l'IE un protocole d'accord concernant l'Inclusion du CSFEF dans l'IE, par lequel les deux organisations s'engagent à coordonner les travaux qu'ils entreprennent et poursuivent dans les pays francophones sur les questions relevant de la Francophonie institutionnelle.

Par ce protocole, le CSFEF agit comme porte-parole des organisations francophones membres de l'IE représentant 1 032 000 enseignantes et enseignants et autre personnel de l'éducation auprès des organismes de la Francophonie.

3. Objectifs poursuivis

Le Comité est régi par une charte qui a été adoptée par quelque 40 organisations syndicales et professionnelles à la réunion du réseau, à Ottawa, en septembre 1993. Les principaux éléments de cette charte peuvent se résumer comme suit: assurer une prise en compte de l'éducation comme élément prioritaire et viser à infléchir les politiques dans ce sens;

s'affirmer comme une force syndicale et professionnelle représentative, reconnue et active, partout où l'éducation, la formation ont besoin de se développer;

fonder l'engagement syndical et professionnel pour la francophonie sur le respect de la diversité, le souci de la solidarité et la poursuite de la justice sociale et de la démocratie;

concevoir la Francophonie comme un réseau privilégié de solidarité;

affirmer, dans les faits, l'engagement de lutter pour les droits de l'homme contre toutes les inégalités et pour une meilleure qualité de la formation et de l'éducation pour tous;

agir auprès des instances de la Francophonie.

4. Fonctionnement

Le CSFEF est constitué d'un réseau qui regroupe les syndicats de l'enseignement de la Francophonie et d'un Bureau fondé sur une représentation régionale qui coordonne son fonctionnement.

Le réseau se réunit tous les deux ans (Québec 1987, Dakar 1989, Paris 1991, Ottawa 1993, Tunis 1996, Montréal 1997). C'est le forum d'échange et de solidarité du CSFEF. Il fonctionne par consensus.

Lorraine Pagé, Présidente de la CEQ

 

Le Bureau est composé de huit personnes qui assurent une représentation régionale.

Afrique

Monsieur Birahim Thiam, Syndicat national de l'enseignement élémentaire (SNEEL), Sénégal

Madame Christiane Bitougat, Syndicat des enseignants de l'éducation nationale (SEENA), Gabon

Monsieur Dhaker Taher, Syndicat général de l'enseignement de base (SGEB), Tunisie

Amérique du Nord

Monsieur Guy Matte, Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (FCE), Canada

Madame Lorraine Pagé, Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), Québec & Canada

Europe

Monsieur Hubert Duchscher, Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs d'école et pegc (SNUIPP-FSU), France

Madame Agnès Breda, Fédération de l'éducation nationale (FEN), France

Madame Josianne Thévoz, Société pédagogique romande (SPR), Suisse

Le président du CSFEF est Roger Ferrari (SNES-FSU / France, le secrétaire général, Jean St-Denis (CEQ / Québec-Canada) et Birahim Thiam (SNEEL / Sénégal) agit à titre de délégué général.

Le Bureau est responsable du fonctionnement de ce réseau de syndicats d'enseignantes et enseignants des pays ayant en commun l'usage de la langue française. Il repose sur les organisations participantes tant sur le plan financier que sur le plan de la réalisation de ses activités.

5. Activités du CSFEF

Projet 1: VIe Rencontre et Planèt'ERE

objectifs:

- renforcer la cohésion du Réseau CSFEF
- clarifier notre position dans les rapports avec l'IE
- promouvoir l'éducation relative à l'environnement dans une perspective de développement durable

activités:

- VIe Rencontre tenue à Montréal, du 4 au 6 novembre 1997
- Forum Planèt'ERE, du 7 au 11 novembre 1997
- établissement d'un réseau télématique pour Planèt'ERE et le CSFEF

coordination:

- secrétariat général

Projet 2: Rapport avec la francophonie

objectifs:

- représenter les enseignantes et enseignants auprès des instances de la francophonie
- participer aux renforcements des OING de la francophonie

activités:

- rencontre avec le secrétaire général de la francophonie
- rencontre avec l'administration générale de l'ACCT
- rencontre avec le directeur général de l'AUPELF-UREF
- participation à la Conférence des OING

coordination:

- collaboration avec le Regroupement francophone de la CISL
- secrétariat général en collaboration avec le président

Projet 3: Éducation aux droits de la personne

objectifs:

- renforcement des organisations syndicales enseignantes dans leur rôle d'agents de défense et de promotion des droits de la personne
- formation d'enseignantes et d'enseignants à l'éducation et à la promotion des droits de la personne

activités:

- organiser des séminaires nationaux (dans la suite) avec les syndicats d'enseignantes et d'enseignants (5 jours, 50 personnes) dans 5 ou 6 pays différents selon les budgets disponibles

coordination:

- secrétariat général

Projet 4: Du coeur à l'ouvrage (bibliothèque scolaire et de quartier)

objectifs:

- équiper des bibliothèques scolaires ou de quartiers dans des pays en voie de développement

activités:

- cueillette de livres dans les pays du Nord
- établissement des partenariats avec des villes du Sud
- transport et installation des livres dans une infrastructure viable

coordination:

- délégué général Birahim Thiam en collaboration avec le président

Projet 5: Francophonie syndicale

objectifs:

- diffuser l'information pertinente de la francophonie
- développer la solidarité par la diffusion de l'information concernant les organisations participantes au réseau

activités:

- publication trimestrielle

coordination:

- le président, Roger Ferrari

Projet 6: Formation des personnes assumant la fonction de direction d'école

objectifs:

- améliorer la formation des personnes assumant la fonction de direction d'école en développant le volet animation du milieu scolaire

activités:

- organiser des séminaires nationaux avec la participation de formateurs du Nord (selon les budgets)

coordination:

- secrétariat général en collaboration avec le président

 

CEQ

 

CSFEF

 

 

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec(OIIQ) et l'infirmière virtuelle

 

Le 25 mai 1998, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a franchi un pas dans le cyberespace par le lancement de L'infirmière virtuelle en téléconsultation - www.infïrmiere.net. Comme premier volet de ce site francophone d'enseignement sur les soins infirmiers, l'Ordre a choisi les chirurgies d'un jour ou de court séjour en attendant de développer d'autres champs cliniques. « L'infirmière virtuelle cherche à reproduire la relation infirmière - patient. Elle sécurise, soutient et prévoit les questions qu'il est susceptible de se poser sur, par exemple, la préparation à effectuer en vue d'une chirurgie d'un jour, les soins à se donner au retour à la maison, les signes de complications et les ressources à consulter. Elle offre à la population, un accès nouveau et complémentaire à des soins infirmiers, grâce à l'inforoute, » a affirmé Gyslaine Desrosiers, présidente de l'OIIQ.

De gauche à droite, Hélène Rajotte et Gyslaine Desrosiers, de l'OIIQ, Jean-François Négri, Hugues Dechilly et Catherine Duboys-Fresney, de l'ANFIIDE. (Une association française)

 

Prenez votre santé en main grâce à L'infirmière virtuelle !

Les programmes de chirurgies d'un jour présentent beaucoup d'avantages. La personne est admise à l'hôpital le matin, subit son opération et rentre chez elle dans les heures qui suivent. Cependant, ils sont synonymes de nouvelles règles du jeu : prendre en main sa santé et ses soins plutôt que d'être pris en charge par le système de santé. L'enseignement fait par l'infirmière en vue d'une chirurgie d'un jour est essentiel à la sécurité et au bien-être du patient et est complémentaire à celui du médecin. Or, il n'est pas rare de voir s'écouler plusieurs mois avant que la date de l'opération soit fixée. L'enseignement est loin derrière le moment venu et certains hôpitaux ne sont pas en mesure d'offrir de visite préopératoire à leur clientèle. L'infirmière virtuelle est un complément aux ressources du milieu de la santé. Elle renseigne et rassure la population sur plus d'une soixantaine de chirurgies d'un jour dans les domaines suivants: gynécologie, chirurgie plastique et esthétique, chirurgie buccale, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie, orthopédie, urologie et chirurgie générale.

L'infirmière virtuelle répond à toutes vos questions... ou presque !

La partie Enseignement préopératoire du site se concentre sur l'enseignement général pour une chirurgie d'un jour. Qu'est-ce que la chirurgie d'un jour ? explique le programme de chirurgie d'un jour, l'organisation des services dispensés et les personnes admissibles à ce type de chirurgie. Où, quand, comment... les étapes de la chirurgie d'un jour et Tout ce que j'ai toujours voulu savoir sur la chirurgie d'un jour, explique comment se préparer et les étapes à franchir. L'infirmière virtuelle donne des explications sur les rencontres préopératoires, la journée de l'opération et le retour à la maison. Elle accompagne la personne dans une visite virtuelle de la salle d'opération. La préparation pour le retour à la maison débute par des conseils sur l'organisation du domicile, les mesures de sécurité minimales à prendre et les personnes à consulter en cas de besoin.

Dans la partie Ma chirurgie, L'infirmière virtuelle fait l'enseignement spécifique à chaque chirurgie à partir de la prémisse que la personne a déjà consultée son chirurgien, qui a établi son diagnostic médical. Chaque fiche d'enseignement donne des explications sur le problème de santé, les soins postopératoires et la réadaptation. L'infirmière virtuelle explique les complications possibles selon la chirurgie. Pour la population québécoise, elle offre les moyens d'y remédier, c'est-à-dire quand consulter, qui et où.

À vos marques, prêts, naviguez !

Complément à l'enseignement de l'infirmière de la clinique préopératoire, L'infirmière virtuelle poursuivra son travail puisqu'une trentaine d'autres chirurgies sont en préparation. « Ce site ouvre la porte à un échange du savoir infirmier à travers le monde. Il sera mis à jour régulièrement afin de demeurer une référence fiable dans la francophonie, » a conclu Gyslaine Desrosiers.

Pour réaliser son projet, l'OIIQ a bénéficié d'une subvention du Secrétariat de l'autoroute de l'information du ministère de la Culture et des Communications.

Sylvie Vallières

www.infirwww.infirmiere.net

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Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

 

VERS UNE ORGANISATION INTERNATIONALE D'INFIRMIÈRES DE LANGUE FRANÇAISE

 

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec se fait le promoteur d'un secrétariat international parce qu'il souhaite structurer les échanges entre les infirmières québécoises et celles des autres pays afin d'assurer des retombées sociales et politiques concrètes du leadership de la profession. Qu'il s'agisse de suggérer des normes de pratiques en soins infirmiers, de créer des fonds pour soutenir la recherche, la formation ou des projets pilotes dans différents pays, la mise sur pied d'un secrétariat international laisse entrevoir le développement d'une pratique infirmière contemporaine qui s'ouvre sur la mondialisation des échanges.

L'infirmière virtuelle en téléconsultation, une première mondiale!

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec lance le premier site Internet francophone grand public en enseignement sur les chirurgies de court séjour.

www.infirmiere.net

Depuis le 25 mai 1998

 

Pour information :

 

Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Bureau de la présidente,
Madame Louise Lanctôt,

4200, boul. Dorchester Ouest, Montréal, Québec, H3Z 1V4.
Tél. (514) 935-2505, poste 267. Télécopieur : (514) 935-1572.
Courrier électronique :
llanctot@oiiq.org.

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Le Monde selon Serge

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Magazine Transatlantique - mars 1999 - 1